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November 5, 2007

LaDoRé...

Lorsque ses doigts graciles sur les touches nacrées
Se posaient doucement, telle une onde chétive
Sa bouche fredonnait, sa voix accaparait
La symphonie naissant de son âme évasive...

Aux notes du piano, musique de ses mots,
Elle ajoutait le sel qui manquait à sa vie,
Empli l'espace vide de ce monde nouveau
Où son esprit de larmes montrait face ravie...

Les gammes s'envolaient, de sol en fa mêlées !
On aurait dit que l'air, d'ut et de do fut fait !
Lorsque le noir tombait, de par la nuit happé
C'était dans le regret que portées s'essoufflaient...

Nul ne la connaissait, personne ne savait
Que dans son antre nue aux murs immaculés
C'était des notes nées de ses mains enjouées
Que l'astre de lumière tous les jours se levait...

Un soir, usée, lassée des gammes en solitude,
Que sa musique ne soit qu'une aube de prélude
Elle s'endormit là, à même le bois, fourbue
Et le soleil jamais, ne se releva plus....

 

[Chris]

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November 10, 2007

Ephémère...

Elle avait dans les yeux la mélodie naissante
Des printemps d'or poudré, en floraisons clinquantes.
Dans ses gestes gracieux on pouvait découvrir
Les bonheurs de l'attente en prémices avenir...

Sous ses doigts délicats toute chose devenait
Un trésor bucolique de fleurs étaminées.
Des bouquets rouges et blancs, aux jaunes éclatants,
La nature chantait là, symphonie du vivant...

Par un matin vert tendre, elle croisa sur sa route
Un gnome repoussant, coeur de haine et de doutes,
Un être déformé, faciès dur et cruel
Dont même le regard, sur tout, dardait son fiel...

Il lui lança, acide, sortilège mauvais,
Ne pouvant supporter de voir tant de beauté.
Mais la douce angélique, sans besoin de parade,
Par un simple sourire, évita l'estocade...

Elle lui tendit la main, déplia les phalanges,
Sur le visage hideux, offrit caresses d'anges
Lui murmura son nom : " je m'appelle Ephémère...
De ma bonté je peux, guérir ton coeur amer... "

Il asservit son bras, et par un coup de griffe
Lacéra la peau blanche sans qu'elle se rebiffe
Il la déchiqueta, avala les morceaux
Et en grognant lécha, ses pattes de bourreau...

Ses yeux soudain brillèrent, une vague impromptue
Montait depuis son ventre, jusqu'à son nez crochu
Il sentait brusquement une vive métamorphose
De sa peau, de son coeur, de son âme morose...

Ses griffes disparurent, ses crocs s'égalisèrent,
Sous le cuir de sa peau coulait un sang nouveau
L'esprit s'illumina tel un brillant joyau
Et sa voix murmura : " je m'appelle Ephémère... "

Elle avait dans les yeux la mélodie naissante
Des printemps d'or poudré...

 

[Chris]

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November 28, 2007

Cadavre exquis… ?

Un "cadavre exquis" est un texte dans lequel chaque participant ajoute une phrase à la suite de celle du participant précédent.


Appliqué à la poésie, cela se transforme en :

  • j’écris un vers
  • n’importe qui écrit le vers suivant
  • puis encore un vers d’un lecteur de passage
  • etc…


jusqu’à aboutir, soit à un texte totalement surréaliste, soit à une merveille inattendue mais collective

Le post de Losilue m’en ayant redonné l’envie hier, je testerai bien cela avec vous… Qui osera prendre la suite ?



« Par delà les Abymes aux profondeurs ultimes

[...]»

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