October 2007
  Sun Mon Tue Wed Thu Fri Sat  
    1 2 3 4 5 6  
  7 8 9 10 11 12 13  
  14 15 16 17 18 19 20  
  21 22 23 24 25 26 27  
  28 29 30 31        

Archives

November 2009 (1)
October 2009 (2)
September 2009 (1)
June 2009 (1)
May 2009 (3)
March 2009 (1)
August 2008 (1)
April 2008 (3)
March 2008 (1)
February 2008 (2)
January 2008 (1)
December 2007 (1)
November 2007 (3)
October 2007 (4)
September 2007 (1)
July 2007 (6)

October 11, 2007

Mots tus...

Une main qui se tend, une joue qui s'approche
Un lien né hors du temps brûlant comme une torche
Viscérale altitude, voyage en ses confins
Là où le mot "amour" se substitue à "faim"...

Accrocher son regard, essuyer une larme
Découvrir qu'en ce lieu, on est seul et sans arme
Être avide, affamé de la chair de ses bras
Et puis se réveiller dans l'étreinte des draps...

Une pensée lancinante, un souhait qui vous poursuit
Pouvoir la regarder et lui dire : "Vois... je suis..."
Voir naître en ses yeux verts, l'image de l'enfant
Trésor et puis conquête que vous vola le temps...

Mais c'est l'heure de l'éveil, le reve ominprésent
S'accroche à vos paupières malgré regards fuyants
Votre bouche surprise chuchote en larmoyant
Les mots lourds du secret..."Regarde moi... Maman..."

 

[Chris]

Published at 09:02 / 6 comments / 547 visits
This post is public

October 17, 2007

l'Auguste...

Sur les murs bleus et blancs des contreforts du temps
Le sourire pâle et rouge du bouffon du voyage
Par son baiser de larmes déposé au présent
Il rit de ne savoir encore tourner la page...

Le babillage gai des compagnons de route
Détromperait quiconque aurait le moindre doute
Un si joyeux lutin ne saurait le maussade
Un seul pleur évadé ne serait que passade...

Boire, rire et chanter ! Sinon, quel avenir ?!
Pour un clown de lignée, nulle autre destinée
Alors quand la grisaille déforme son sourire
Il rajoute du rouge, aux lèvres dessinées...

Il a pour compagnon le gentil troubadour
Un être doux et bon, un coeur puissant et lourd
Mais l'esprit torturé par la belle ecuyère
Il est devenu sourd aux cris de son compère...

Oui... le rieur est las, mais il n'est pas amer,
Il aime son ami, jamais n'en désespère
Alors il attend de, passade consumée
Pouvoir sur son épaule, encore une fois pleurer...

Et puis... qui sait ? Peut être que ce qui le ronge
Va s'effacer en un seul et unique songe
La prestidigitateur aura bien le charme
Qui séchera enfin un tel torrent de larmes...

Le plaisantin s'éclipse, il clôt le chapiteau
La pénombre troublée que par deux doux flambeaux
Sur le sable de la piste il laisse couler sa peine
Chaque goutte déposée est un présent amène...

Lorsque l'aube viendra, les faisant naître gemmes
Le cirque sera riche des larmes du clown blême...

 

[Chris]

Published at 13:59 / 3 comments / 587 visits
This post is public

October 23, 2007

Voyage immobile...

C'est un soleil de plomb apaisé par les vents
Une onde de champ calme, dansant avec le temps
Un arbre souverain au milieu d'un pré vert
Une forêt de chênes, des glands au goût amer...

C'est une plage immense aux grains serrés et denses
Un horizon palot épousant mer en transes
Une coquille vide délaissée du ressac
Une falaise escarpée, une dune, un hamac...

C'est une vallée verte, en son coeœur, un village
Des monts en pente douce aux sommets en alpages
Un berger vieillissant aux brodequins crottés
Abri de pierres en ruines, une chapelle désertée...

C'est une ville nouvelle au passé oublié
Des citadins moroses aux sourires parodiés
Un costume étriqué, des escarpins brodés
Un pont couvrant un fleuve aux berges engrisaillées...

C'est un esprit délié d'un réel monotone
Voyageant à son gré du printemps à l'automne
Libre de ses pensées, délivré des contraintes
De lieux, de temps et d'hommes pour oublier ses craintes...

 

[Chris]

Published at 22:17 / 8 comments / 2124 visits
This post is public

October 27, 2007

Vert Molières...

C'est un havre de paix blotti au fond des bois,
C'est une enclave verte sous vents de bon aloi
Un pays où la terre, seule profession de foi
Relie les hommes entre eux, bonheur en désarroi...

Lorsqu'un soleil d'été vient enchaumer les blés
Et que l'air des collines charrie les senteurs des
Sous frondaisons humides, herbes chaudes mêlées
Les fleurs des champs palissent en couleurs dégradées...

En hasard de chemins, de longs sentiers secrets
L'on peut parfois croiser quelque odorant bolet,
Une fraise Marat, un terrier frais creusé,
Une biche solitaire, un farouche sanglier...

De fête de la noix, en repas de chasseurs
Le village revit chaque saison en couleurs
Tel rire est un bonheur, telle histoire une douceur
Être ensemble suffit à égrener les heures...

Et quand la nuit recouvre la vallée de sa toile
On lève les yeux au ciel, on conte les étoiles
Aux enfants épuisés d'avoir goûté nature
Et qui en s'endormant retournent aux pâtures...

A mon père...

 

[Chris]

Published at 12:39 / 0 comments / 642 visits
This post is public

( 4 posts )

 

Català | Čeština nové | 中文 | Deutsch | English | Español | Esperanto | Ελληνικά | Français | Galego | Italiano | Nederlands | Português | More...