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June 26, 2007

Tout est faux, tout est vain,...

Tout est faux, tout est vain, mais rien n'est inutile et personne n'est rien. Tout se vaut, tout se vend, se vendre est inutile mais se donner est vain. Rien n'est vide, tout est plein, un verre de soif avide, un délié, un plein. S'évader est utile si la fenêtre est liée, au pilier inutile qui ne soutient plus rien ? N'en croyez pas vos yeux, n'écoutez pas le vent, la lumière est livide, et la pierre se plaint...

[Chris] - 28/03/2006

All is false, all is useless, but nothing is useless and nobody is nothing. All is worth, all is sold, to be sold is useless but to be given is useless. Nothing is empty, all is full, untied avid glass of thirst, one, full. Is to escape useful if the window is dependent, for the useless pillar which does not support anything any more? Do not believe your eyes, do not listen to the wind, the light is livid, and the stone complains...

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June 26, 2007

Malus

... alors le rouge épais de nos "entre mélées" s'agite et se défait comme un noir délié. La pénombre asservie, liberté retrouvée, se marie à la vie par le sang allié. Il est tard, la lumière presque dissimulée, se retire en rampant devant le Maître inné. Soumise à sa loi, avec force avec foi, elle se courbe et rend grâce éludant le pancrace. Un seul peut être roi et la belle aux abois, admet avec ferveur adorer la noirceur...

[Chris] - 29/03/2006

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June 27, 2007

Moon disguise

La chandelle a brûlé toute la nuit d'hier, cherchant à imiter la sélène lumière, au vent elle s'agitait pour mimer les marées, de droite ou de gauche, une flamme valsée. La grenouille et le boeuf version revisitée, quelques mots maladroits, quelques maux pas si neufs. La si frêle chaleur du pauvre lumignon voulant concurrencer l'astre en années-millions. Quelle dérision en somme que de vouloir paraître, nous n'avons d'autre choix que ceux acquis par "Naître". "Vivre" est incontournable avec ce que l'on est; quand "Mourir" a sonné, il est l’heure du "Partir"...

[Chris] - 30/09/2006

The candle burned all the night of yesterday, seeking to imitate the selene light, with the wind it was agitated for being like the tides, to the right or to the left, a dancing flame. The awkward frog and ox revisited version, some bad words, some old evils. The so frail heat of the poor candle end wanting to compete with the star to the million years old. Which derision it is to want to appear, we have of another choice only those acquired by "Being born". "To live" is impossible to circumvent with what we are ; when "To die" sounded, it is the hour of "Leaving"...

Very approximative translation, sorry...

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June 27, 2007

Un p'tit coin d'paradis

Pas de rêve pas de trêve, à l’autre bout du monde l’âme est tout aussi torve. Le temps file plus vite que le creux de mes rides et j’aime à les emplir de pensées et de vide. J’ai froid et je m’endors, malgré moi et à tort. La main tremble à frémir la plume agitée et les mots se mélangent à même le papier.

Les yeux mi-clos je délie les nœuds spirituels, je délace pléthore de maux et de « vaut rien » ; le corset, le carcan s’échappe de mes mains. Adieu clos virtuel, tu ne manqueras pas, je me défais des tiens, reprend mon quant à soi. Mon esprit gémissant est bien trop fatigué pour te laisser emprisonner les voeux rêvés.

[Chris]-02/04/2006

Translation welcomed...

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June 27, 2007

Sensualité perlée...

Il est curieux parfois quand résistance est vaine de se voir à tel point, à telles idiotes peines. Un corps froid, sans amour, se nourrit sans y croire de vile littérature érotique de gare. Puis par jeu, par défi, quand ça ne suffit pas, volontairement chez d’aucun il crée l’émoi.

Ces cibles sont si faciles et à disposition, mais quand est pris le ton, la saveur agueusique des papilles du ventre retournent dans leur antre. Il est aisé de ne pas faire le second pas, même si l’on veut savoir et qu’on larmoie d’émoi ; mais la chimie est là pour étaler tout ça quand la proie, trop timide, s’efface et ne vient pas.

Alors on s’endort dans les bras, pâles appâts, d’un Morphée comprimé pour oublier tout bas. Lorsque le sommeil n’a duré que quelques heures, on se réveille au noir, capturer la couleur.

La nuit bientôt morte nous enveloppe un peu, au jour qui lèvera, ça ira un peu mieux…

[Chris] – 04/04/2006

English translation welcomed...

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June 28, 2007

Esquisse marine

La mer est un miracle, un autel tabernacle recevant les offrandes des nuits marées galantes. Sous le méridien bleu, à l’ombre de mes nuits, j’arpente la baie noire de ce pays d’ivoire.

Ivoire… un bien grand mot, plus de grands animaux, des oiseaux, oui, encore et touristes en pléthore. Petite côte jolie, tu es souillée, Saly, les hôtels de basse fosse, faune et flore ont fait rosses…

[Chris] – 05/04/2006

The sea is a miracle, a high altar accepting offerings from cloudy nights of gallant tides. Beneath the blue meridian, in the shadow of my nights, I survey the black bay of this ivory land.

Ivory, a too great word, no more big animals, birds, yes, but less than the plethora of tourists. Oh beautiful little coast, you are a mess, Saly, the lowest pits hotels, flora and fauna have made you rotten…

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June 28, 2007

Paradoxe...

Suspendu à nos vices, nos tourments ou délices, de l’ange ou du démon ne subsiste qu’un ton ; de rouge maculé, de blanc démystifié sous les traits d’un enfant l’image des gisants.

Le regard vers le ciel pour nos péchés véniels, il attend le salut auquel nul ne croit plus. Quelle ironie du sort qu’une simple couleur bascule ainsi la mort vers le pur ou la peur…

[Chris] – 17/04/2006

Suspended to our defects, our torments or delights, between angel or demon remains only one tone ; mackled red, white demystified under the features of a child the image of the lying ones.

The glance towards the sky for our venial sins, he awaits the safety in which no one does not believe any more. What irony of the fate that a simple color thus rocks death towards the pure or the fear...

Very approximative translation, corrections welcomed... (with a red pen :)

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June 28, 2007

Au coeur du souvenir...

Lorsque le noir velours aura tué le blanc, lorsque seule la terre me prêtera ses bras, lorsque moi Colombine j’aurai quitté Pierrot, seras tu là ?

Lorsque le feu aura ravagé ma mémoire, lorsque je n’aurai plus ni d’amer ni de larmes, lorsque je n’aurai plus que le gout de poussière, seras tu là ?

Lorsque les roses jaunes recouvriront mes chaumes, lorsque les pissenlits puiseront dans mes veines, lorsque le bleu aura fui vers d’autres repères, seras tu là ?

Et lorsque j’écrirai en jaune sur le marbre, mes derniers vers oubliés du tout dernier Homme, lorsque tu n’auras plus qu’un souvenir de plume… seras tu toujours là… ?

Au coeur du souvenir…

[Chris] - 18/04/2006

When black velvet has killed the white, when the earth reaches out to me, when I, Colombine, will leave Pierrot, will you still be there?

When fire has cleared my memory, when I have no remembrance nor tears, when I do not know the taste of dust anymore, will you still be there?

When the Yellow roses cover my thatches, when dandelions feed from my veins, when Blue seeks for safe havens in other locations, will you still be there?

And when I write in yellow on marble, my last forgotton Poem of Mankind, when you only have a feather to remember, will you always be there?

In the middle of memories...

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June 29, 2007

Humiliation...

L’humiliation…

Qui à votre « oui » répond « non, qui vous étreint de son absence, celle qui vous ramène à l’enfance, aux bizutages si « tendances ». L’humiliation… celle qui vous rend transparente et qui avec vos mots s’évente, se gausse de vos jérémiades et fait feu de vos sérénades. L’humiliation… celle qui ne vous salue pas même, qui vous éviscère et malmène, celle qui fait fi de vos émois et se rend sourde à vos appâts.

L’humiliation…

Préférez encore la jouer, l’offrir à qui sait la manier, à coups de sang, à coups de fouet mais jamais ne vous foule aux pieds. L’humiliation… celle qui sent le cuir et les chaînes, le chanvre et le goût de la peine, la caresse gagnée de douleur et dont vous maîtrisez la peur.

Prenez bien garde à cette garce, celle qui ne laisse pas de trace, si vous donnez dans l’émotion elle tuera votre raison…

[Chris] – 20/04/2006

Very approximative translation...

Humiliation...

Which to your "yes" answer "no", which embrace you with its absence, which bring back you to childhood, with the hazings so "fashion". Humiliation... which run you transparent and which with your words ventilate itself, laugh of your moanings and make fire with your serenades. Humiliation... that which does not even greet you, which disembowel and abuse you, which despized your emotions and goes deaf to your lures.

Humiliation...

Still prefer to play it, to offer it to which can handle it, with blows of blood, with blows of whip but never does not press you under the feet. Humiliation... that which feels leather and the chains, the hemp and the taste of the sorrow, the gained caress of pain and which you control the fear.

Take care with this bitchy, that which does not leave a trace, if you give it the emotion it will kill your reason...

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June 29, 2007

L'ombre de nos clartés...

Et s'il ne restait rien, sur le mur de nos songes, que cette trace noire de nos soleils défunts ?

Si la lumière n'était plus que l'ombre d'elle même et que le jour s'éteigne sur nos paupières vides ?

Si la pierre ne gardait plus que le souvenir de la chaleur passée au creux de ses dédales jusqu'à ce que, perdue dans les tréfonds des gouffres, rien ne subsistait plus qu'ombre de nos passés, chimère de nos clartés...

[Chris] - 26/04/2006

And if there remained nothing, on the wall of our dreams, that this black trace of our late suns ?

If the light were nothing more but the shade of it and that the day dies out on our empty eyelids ?

If the stone had nothing more but the memory of the heat passed to the hollow of its mazes until, lost in the subsoils of the pits, nothing more than shade did not remain of our passed, dream of our clearnesses...

Very approximative translation

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June 29, 2007

Main courante

C'était une autre vie, une longue blessure, de celle qui vous suit, vous perd et vous emmure. Une main secourable, des envies désirables et dans les yeux d'aucun vous découvrez quelqu'un.

Cet être curieux, aux cycles si furieux, c'est vous, mais vous en mieux. Cette image éthérée que l'amour a doré, patiné, enrichi, qui vous renaît poli. Sur les murs de vos lamentations inutiles, une parcelle éteinte dans ce regard rutile. Pierre à pierre, ongle a ongle, vous vous y accrochez pour fuir votre pénombre.

Mais l'éternel combat de vos lumières et ombres gagne encore une fois et vous revoici sombre. Vous vous sentiez vivante, mais lasse et errante, vous avez de nouveau, lâché la main courante...

[Chris] - 30/04/2006

It was another life, a long wound, of which follows you, loses you and immures you. A helping hand, desirable desires and in the eyes of oneself, you discover somebody.

This curious person, with so furious cycles, it is you, but you in better. This ethereal image that the love gilded, patinated, enriched, which rebirth you polished. On the walls of your useless lamentations, an extinct place in this glance glows. Stone by stone, nail by nail, you cling to it to flee your half-light.

But the eternal fights of your lights and shades gains another time and returns you
once again dark. You felt alive, but tired and wandering, you again, released the handrail...

Very approximative translation

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June 30, 2007

Dépeindre les murs...

Je peins chacune de mes photos comme si j’écrivais un tableau, à chaque pixel retouché j’ajoute une note colorée. Certains appellent cela de l’Art, moi je n’y vois rien que du fard, une femme qui s’est trop fardée pour mieux masquer les ans passés.

Alors à grands coups de palette je leur refais une nouvelle tête, le résultat est bien plus gai mais triche la réalité. Parce que la vie ce n’est pas ça, c’est de la tristesse à tout va, un aimé qui ne rentre pas, l’histoire qui, elle, ne triche pas. Cyclothymie ma camarade, ton baromètre est en rade, une contrariété futile, des coups de poignard en images, un lit qui ce soir sera vide, après, plus qu’à tourner la page.

Aujourd’hui c’est le 1er mai, le jour des senteurs de muguet, mais sans la main pour me l’offrir, j’ai dormi pour ne pas souffrir. Alors pour que ce soit moins dur je vous l’ai dépeint sur un mur…

[Chris] – 1er mai 2006

I paint each of my photographs as if I wrote a paint, to each retouched pixel I add a coloured note. Some call that "Art", me I do not see only make-up there, a woman too much painted for better masking the past years.

Then with great blows of pallet I remake a new head to it, the result is much merrier but cheating reality. Because the life it is not that, it is sadness with all goes, the liked which does not return, the history which, it, cheating not. Cyclothymia my friend, your barometer is in the lurch, a futile contrariety, daggers in images, a bed which this evening will be empty, afterwards, more than to turn the page.

Today it is on May 1, the day of the scents of lily of the valley, but without the hand to offer it to me, I slept not to suffer. Then so that it is less hard I have depicts it to you on a wall...

Very approximative translation...

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