A l'heure de la défaite, moments des têtes basses
Ouvrir son âme enfin aux tourments qui trépassent
A ce que l'on a égaré de trop de danses
De trop de symphonies et de trop de jouissances...

Regarder cette main aux sillons trop creusés
De s'être tant perdue en caresses abusées
Et dont même l'espoir des applaudissements
N'adoucira la paume des anciens tourments...

Ces doigts gourds qui parcourent ce visage las
D'avoir trop regardé les miroirs de trépas
De s'être marqué de sourires trop factices
Jusqu'à exploser en éclats sans artifice...

La mémoire en gravas des ruines de celui
Dont la lumière pale vacille aujourd'hui
Qu'on a pas vu mourir de nos vertus enfuies
En cris de rage éteints, en silences éconduits...

Alors par delà le reflet du tain maudit
Murmurer sa tristesse, chuchoter les mots qui
Reculeraient le crépuscule des hasards
Avant qu'il ne s'effondre et qu'il ne soit trop tard...

 

[Chris]