Après avoir acheté un affût flottant à un membre du site beneluxnaturephotos qui ne l'utilisait plus, Cath's et Dominique m'ont accompagné pour ma première sortie.
Cell-ci devait se faire sur un bras de la rivière Orb dans l’Hérault, peu profond et sablonneux, malheureusement de fortes pluies ont fait monter le niveau et rendu impraticable la rivière. Nous nous sommes rabattus sur l’étang de Vendres à proximité de Béziers. J’ai fait le choix de mettre une combinaison de chasse sous-marine de 5mm après avoir suivi les nombreux avis des pratiquants d’AF sur le forum Beneluxnaturephotos et bien m’en a pris.
Le montage de l’AF a été rapide car bien conçu, l’enfilage de la combinaison un peu plus laborieux. Je n’ai pas osé en premier abord prendre mon mk IV ni le 500mm j’ai donc fixé sur ma rotule boule le 50D avec un 100-400 dont je ne suis pas satisfait (il doit s’agir d’une mauvaise série), J’avais prévu un certain nombre de matériel supplémentaire tels un viseur d'angle qui ne m'a pas servi, un couteau de plongée attaché à ma cuisse que j'ai perdu car il s'est détaché, une paire de palmes courtes pour pouvoir revenir rapidement en palmant ou au cas ou la profondeur serait trop grande, je n’ai pas oublié une boite étanche avec pinces à linge, batterie de rechange, carte et portable dans petit sac étanche, j’avais pris aussi un torchon suspendu pour me sécher les mains. Le niveau de l’étang ayant augmenté, j’ai d’abord porté l’AF tel un chapeau jusqu’à un embarcadère pour barques de chasseurs. Ce canal donne accès d’un coté à l’étang en pleine eau et de l’autre à un étang plus petit.
Dés l’entrée dans le canal je me suis retrouvé à n’avoir pas pied et avec une grande profondeur de vase. Après un court instant de panique, je me suis aperçu que je pouvais avec les bras me soutenir à l’AF et mes pieds pouvaient effleurer la vase et ainsi avancer. J’avais à suivre à peu près 300 m de canal avant d’arriver au petit étang. Le fond était parfois peu profond et j’avançais à genou, parfois encombré par des roseaux, planches et branchages. Quand les pieds s’enfoncent dans la vase, il se dégage une forte odeur et des gaz s’échappent. Je pensais que cela serait plus désagréable que ce ne l’est en fait, c’était ma grande crainte de devoir marcher et s’enfoncer dans la vase, mais finalement avec la combinaison et les chaussons, on ne ressent pas la vase sur sa peau et l’AF a une flottaison suffisante pour me supporter en sécurité quand on s’enfonce trop.
Arrivé au petit étang, j’ai aperçu deux foulques qui ont fuis à ma vue mais sans panique, j’ai eu juste le temps de prendre une ou deux photos. Je me suis alors posté au bord contre les roseaux et j’ai attendu prés d’une demi heure que l’étang reprenne vie. C’est tout à fait l’équivalent d’un affût terrestre quand on s’installe à un poste, les oiseaux se sauvent mais reviennent petit à petit. Il faut en général entre une demi heure et une heure. A bout de deux heures je suis rentré à mon emplacement de départ pour déjeuner et raconter mes aventures aux amis qui m’attendaient. Après un excellent pique-nique, je suis reparti cette fois avec le 1D mk IV et le 500mm avec extender 1,4. Je voulais aller du côté du grand étang, mais je n’y suis resté que peu de temps car le vent s’est levé et le clapot était très gênant et risquait même de mouiller le matériel. Retour donc au petit étang plus abrité. J’avais emporté en plus un tabouret pliant qui m’a servi a être bien installé assis au fond de l’eau en bordure d’étang au lieu de devoir rester à genoux. La chance m’a souri car j’ai vu sortir un magnifique grèbe huppé qui a fait la star devant mon objectif. Retour au point de départ avec pas mal de photos de grande aigrette, foulques et grèbes.
Essai très concluant, je dois juste modifier un peu mon affût : Avancer la position des poignées de portage, mettre un rail pour pouvoir régler la position de la rotule, améliorer le camouflage de la toile en rajoutant des matériaux naturels, rajouter une ouverture verticale pour la visibilité et une ouverture au raz de l’affût pour quand on avance presque à l’horizontale.
Pour le choix de la combinaison, c'est le bon choix quand on ne connait pas le terrain oubien s'il y a une profondeur de plus de 1,20m; de plus comme l'on y passe de longues heures, c'est plus facile pour uriner, ça réchauffe même... Si on choisit des waders, il faut absolument des néoprène qui sont flotables même s'ils prennent l'eau.
J’espère que ce récit pourra être utile aux futurs candidats.
Christian