Qu'est ce que j'ai fait au premier de l'an???
1) j'étais à un concert le soir d'avant au BT59 (Bordeaux) voir la Réplik et L'opium du peuple, puis le mix (qui a fini avec la fameuse chanson sur les tomates).
2) Le lendeamin, crampes d'estomac mal partout, complètement aphone, j'ai du attraper un virus, impossible de me lever, je rampe jusqu'au portable et appelle au boulot, ils comprennent, limite ils ont de la peine pour moi
3) midi, je me relève et comme je vais un peu mieux, je décide d'aller quand même au 1° de l'an toulousain, Antoine et Chloé seront nos chauffeurs (moi et mon chéri).
4) La voiture est blindée de matériel de musique, ordinateur, bouffe et alcool que l'on consommera sauf Antoine, de corvée conduite. Pas grave, il fait beau et chaud, j'ai moins de crampes.
5) On arrive à Toulouse, on tourne en rond, on finit par attérir sur le lieu: Les pavillons sauvages, squatt artistique de 3 ans d'age. On aide à l'organisation, on nous offre le couvert, le café et on nous octroie une petite place au dortoir.
Jolis décors, ambiance sympa,
Le programme officiel:
14 groupes différents pour une seule soirée
entrée à prix libre, l'alcool à presque rien.
Un peintre agrafe ses oeuvres aux murs pour les faire gagner à une tombola, les autres fixent les cables au sols, d'autres préparent une salade géante délicieuse. Des gosses courent partout, les chiens aussi.
Bassfucker attaque bien, elle utilise une basse, et un générateur de son. Elle massacre son instrument avec une sorte d'arc de bois et nylon fait maison. Elle arrête quand les cordes lachent. Cette nana a une pêche d'enfer et sourit. Son son est presque dansant.
Début des concerts, en majorité de noise ou grind, le son est sympa mon portable m'agace... il est vraiment pas fait pour capturer des photos nocturnes et je n'ai pas osé prendre avec moi mon nouveau joujou, un éos 450D avec l'objectif à stabilisation. Trop fragile, trop encombrant, je n'aurais pas su quoi en faire dans les pogos.
God is gay, petit groupe bordelais balance la sauce (élétrobizarre), d'ailleurs la salle est pleine de bordealis, à croire que le milieu underground s'y est donné rendez-vous. la salle se trémousse et accroche assez vite, Antoine ( à la basse ) et Chloé (batterie) se regardent c'est dans la poche, la salle est surchaufée, ça s'agite dans les premiers rangs, Rémi se balade à 4 pattes au milieu de tout ça, on dirait qu'il fait le chien (mais je n'en suis pas bien sure)
Encore de la noise, avec un jeune homme qui maltraite ses platines
puis du punk-rock rigolo
et pis des mix
Il est 5h du mat' on file au dortoir se reposer. Le lendemain, on part en joyeuse bande boire un ptit café au bar du coin.
On se rencarde avec Antoine et Chloé, puis on se repose chez eux, on matte un vieux nanar, pui le classique Fritz the cat. La fête est bien terminée, mais elle s'achève doucement, on attérit sans douleur. Nos hotes ont envie de rester un peu en amoureux, à 13h on s'éclipse après leur avoir laissé un ptit sms de remerciement (l'équivalent de nos anciens post-its sur les frigos).
On prend le train, le trajet semble court. Arrivée à Bordeaux, l'ambiance est tendue comme d'hab: des klaxons, des policiers (Bordeaux est en pleine vague bleue), des gosses qui braillent...
Toulouse est bien loin, on se sent déja frustrés.