February 2008
  Sun Mon Tue Wed Thu Fri Sat  
            1 2  
  3 4 5 6 7 8 9  
  10 11 12 13 14 15 16  
  17 18 19 20 21 22 23  
  24 25 26 27 28 29    

Archives

September 2009 (1)
August 2009 (1)
July 2009 (5)
June 2009 (1)
May 2009 (1)
April 2009 (5)
March 2009 (4)
January 2009 (3)
December 2008 (1)
November 2008 (1)
July 2008 (4)
June 2008 (2)
May 2008 (4)
April 2008 (5)
February 2008 (4)
January 2008 (4)
December 2007 (2)
November 2007 (14)

February 13, 2008

Silence

Poème déjà paru sur le 360°

 

Tout s’ouvre sous la voix

Une perle de boue, un oiseau éventré

Rien que de la mie

Et du vent mal famé

Personne n’entre en ce couloir

Aux murs acérés

Qui vous déshabillent la peau

Et vous laissent

Vêtus d’infamie

A chaque repas du Verbe, alors que la plupart des convives décoraient encore leurs cous de diverses pâtes orange, -vous reprendrez bien un peu de fange aux yeux glacés? Délicieux, ces piments incarnats, est-ce du verre pilé ? - , on pouvait voir entrer un nuage rouge sang, aux formes indécises mais toujours dérisoires et obscènes. Cela faisait son chic, et tous l’applaudissaient. Divers gloussements s’égaraient entre les jambes, écorchant le marbre de leur humanité.

Tout était retenu : la table, le ton, la vie

Et pourtant tout s’étalait : la joie, le cri, l’équarrissage

Derrière la nuque d’une jeune femme, la seule qui par distraction gardait encore aux lèvres une ombre de beauté, mais qui bientôt, l’âge venant –quelques secondes tout au plus- allait s’évanouir, le nuage, effaçant ses plis par un imperceptible effort d’allongement, prenait hauteur et nuit.

Que deviens-tu, sous ce buisson,

Ma sœur aux vives alluvions ?

Où es-tu partie ?

Je t’ai cherché sous les roches hagardes des ruines ensoleillées

J’ai percé le ventre des glaciers pour en extraire la gemme

Il n’y a plus de toi ni souffle ni sarcasme

Quel évanouissement infini a-t-il pu t’emporter ?

Quelle est cette source qui pleure sous l’épaule des arbres ?

Irais-je un jour te rejoindre

Parmi l’écume et la chair brulée ?

Lentement, alors que chacun devait faire d’insolites efforts pour s’emparer des plats, avaler une écorce, tenir des propos insalubres, le silence –car c’était lui- couvrait d’opacité les murs, bientôt les corps, emportant sous son haleine musquée tout ce qui jusqu’alors, se croyait formes et lumière.

Il n’y avait plus d’yeux

Ni de rides

Ni…

Published at 11:04 / 18 comments / 363 visits
This post is public

February 18, 2008

Je suivais....

 Déjà sur le 360°

 

Je suivais une rivière quand vint l'arche de feu

 

J’y rentrai et fus aveugle

Tout autour de moi:

Nuit de glaces,

Bruits éclatés

Rugissements de murs

Et pleurs inexpliqués

 

Puis vint le Sommeil

Et son rire de couteau

Aiguisé sur la peau tendue de la peur

De rêves, plus

Rien que rumeur

Dont je ne savais

Si c’était l’unique survivance de châteaux incendiés

Ou le délire ultime d’une âme noyée

 

Published at 14:18 / 9 comments / 378 visits
This post is public

February 18, 2008

Dégage!

Tel en cette glace bleutée se noue le fors intérieur

Regards sur le désert qu'usent

Mille tableaux de chair et de vent

Il oserait nier le monde

Et ce mépris hautain l'accommoderait

S'il n'en devinait le chiffre

Ces buissons et ces corps que son regard éventre

Il les reconnaît

Ses entrailles, sa voix, ses sens qui s'amusent et se moquent

S'en allant pourrir suavement sous l'angle des rues

Feuillage trouble pour topologie

Bancs brisés pour élans

Passants non plus figures

Mais décor renversé caillots de rêve

L'univers étalement de sa nuit

Exhibitionnisme niais de celui qui se croyait être

Et n'a plus qu'un miroir à hanter

Etrange vertige à même le sol, couché, et que sa raison dénie

Mais qui courbe son sang et déchire ses reins

Pourquoi laisser indignement des traces de qui réclame le néant?

La corde qui le retient au verbe, sèche et froide, tenace

Et le rire, impitoyable complice, ne s'en laisse pas tromper

Qui sème sous ses pas trop raides les accidents rétifs et vains

Comme si l'impasse seule donnait sens à la marche

Quelle suprême insulte au silence, ce trop fier statuaire,

Que d'énoncer le rien

Ce bel imparfait aux courbes dionysiaques

Passant, il n'est personne ici

Le sable qui se soulève sous la caresse du vent seul

A droit de frôler l'évanescence

Published at 14:38 / 6 comments / 342 visits
This post is public

February 18, 2008

Fabliaux

 

 

Oui, je sais, il est d’autres déconvenues

Mais jugez :

Le pâtre avait laissé sur son épaule nue

La marque rougissante d’un rêve inachevé

Il hantait les marais de sa langue poreuse

Jamais ne se lassant de compter les vierges évanouies

Or voici qu’un jour Il ôta son épaule

Et la vit se noyer.

 

***

 

Or donc en ce temps-là

Avait les mains froides

Car jamais Or ne dormait

Sait-on ce que c’est qu’être Or ?

Il n’est de temps ni d’usure

Et Or se morfondait

Or donc fit venir l’épingle

Et s’amusa de ses assauts

 

***

 

Par douzaines les ogres convergeaient

Vers les palais endormis

On vit des murailles écartelées

Et des membres violés

Sait-on ce que l’aube fit ?

 

***

 

On susurrait que l’angle avait fauté

Jetant sa nuque sur le côté

- « Cela fait bel apôtre » disait-il -

Il s’en était allé troubler

Pointe et cime ses cousines

Pour avec elles s’en aller glisser

Nus et tremblants dans une ronde

Published at 14:39 / 5 comments / 325 visits
This post is public

( 4 posts )

 

Català | Čeština nové | 中文 | Deutsch | English | Español | Esperanto | Ελληνικά | Français | Galego | Italiano | Nederlands | Português | More...