Oui, je sais, il est d’autres déconvenues

Mais jugez :

Le pâtre avait laissé sur son épaule nue

La marque rougissante d’un rêve inachevé

Il hantait les marais de sa langue poreuse

Jamais ne se lassant de compter les vierges évanouies

Or voici qu’un jour Il ôta son épaule

Et la vit se noyer.

 

***

 

Or donc en ce temps-là

Avait les mains froides

Car jamais Or ne dormait

Sait-on ce que c’est qu’être Or ?

Il n’est de temps ni d’usure

Et Or se morfondait

Or donc fit venir l’épingle

Et s’amusa de ses assauts

 

***

 

Par douzaines les ogres convergeaient

Vers les palais endormis

On vit des murailles écartelées

Et des membres violés

Sait-on ce que l’aube fit ?

 

***

 

On susurrait que l’angle avait fauté

Jetant sa nuque sur le côté

- « Cela fait bel apôtre » disait-il -

Il s’en était allé troubler

Pointe et cime ses cousines

Pour avec elles s’en aller glisser

Nus et tremblants dans une ronde