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August 15, 2009

On va s'marais ?

Dernière escapade dans la nature pour ma part avant de reprendre le chemin des bricoles o;)

Direction Saint Omer, ses ruines, ses ruelles, sa cathédrale et ses anglais (lol) !

Peu de monde, Saint Omer sortant pourtant de la Semaine Fédérale du Cyclotourisme. Le décor de la ville marque encore l'évènement. Des vélos dans quasi toutes les vitrines de la ville, suspendus aux façades, ou encore accrochés par n'importe quelle possibilité. Même un vélo au fond de l'Aa..

Petite pause restau à midi, que je vous conseille fortement d'ailleurs : "Le Ptit Montmartre".

Situé Place bonhomme, juste à côté de la Place Foch (qui elle, est la place principale), un site internet (http://www.leptitmontmartre.com/), je ne connais pas les gérants, mais j'ai envie de leur faire un peu de pub, ils le méritent amplement.

Nous avons opté pour la formule à 16 euros (entrée, plat et dessert)

Voici l'entrée :

L'Eventail de Pamplemousse et Crevettes, Vinaigrette de Salicornes

Eventail de pamplemousse et crevettes, vinaigrette de salicorne
Eventail de pamplemousse et cr…

Voici le plat :

Dos de Saumon Braisé à la Crème, et maints accompagnements (brocolis, salsifis, deux sortes de champignons, navets, patates douces, aubergine, riz trois saveurs et carotte)

Dos de Saumon Braisé à la Crème et Champignons
Dos de Saumon Braisé à la Crèm…

Vous ne verrez pas le dessert, je me suis délectée sans même penser à vous, mea culpa o;), une bonne charlotte aux fruits rouges et son coulis.



Petit tour digestif dans la ville, puis direction le Clairmarais et ses marais audomarois que je ne connaissais pas, mais dont j'avais déjà vu des photos ici même sur Ipernity.

Houlala, si vous optez pour un endroit touristique, mais somme toute, "so expansive my dear", et bien Isnor est fait pour vous.

Activités fluviales, telles les barques à rames à 20 euros de l'heure, les barques à moteur thermiques à 25 euros de l'heure, ou les barques électriques à 35 euros de l'heure... c'est vous qui payez, euh voyez hein...

Sinon, il vous reste la formule économique, la "croisière classique" à 6,50 par adulte, départ heure fixe, guide fixe, et cul fixe... là c'est vous qui le posez...

Bref, on n'avait pas envie de ça :

attente touristique
attente touristique

On voulait découvrir le marais tranquilles, tout seuls, appareils photos à la main, et ramener quelques clichés pour vous faire découvrir l'endroit.

A l'accueil on nous explique de déposer la voiture plus loin, même pas un kilomètre, près de la Maison Nature de Romelaëre, et qu'à partir de là, y'a des circuits pédestres fléchés.

C'est ce qu'on fait. Appareils photos, bouteille de flotte (sans S à bouteille, crotte de flute) et sandalettes Décathlon pour ma part. Ben quoi, on est partis pour une toute petite marche, ça va l'faire.

On décide de parcourir le chemin fléché jaune dit "le raccourci" de 4km5.

Nous avons longé de longs terrains de cultures intensives, sous une chaleur agréable d'environ 25 degrés.

Agriculture intensive
Agriculture intensive

On a essayé de ne pas trop déranger le pêcheur concentré sur sa ligne...

el'péqueux !
el'péqueux !

On en a vu des vertes et des bien mûres...

Verdure intensive
Verdure intensive
Pris au vert
Pris au vert

On est tombé dans un cul de sac, et on a du emprunter la barge...

T'es barge ou quoi ?
T'es barge ou quoi ?

On a du demander plusieurs fois la route dès qu'on croisait un quidam ou une gentille dame...

On s'est reposé sur le rebord d'un petit pont...

Nous
Nous



Et au final, on a marché... 4 heures !



On s'est rendu compte au retour, que l'on n'avait pas pris le bon embranchement du circuit... sapristi ! Mais quel bon moment nous avons passé ensemble, loin des soucis, loin du bruit, loin de tout..

Une escapade à l'aventure, comme on aime, comme on s'aime !



Bien amoureusement vôtre !



Cham'



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April 4, 2009

Un samedi après-midi...

Aujourd'hui, samedi, y'a une course à pieds qui se déroule dans le quartier.


De ce fait, la circulation est très limitée pour les voitures et c'est normal.

Hier soir, j'ai été chercher mes médicaments mensuels, et c'est une stagiaire qui m'a servi. Bien gentille au demeurant, mais assez lente. Tant pis, elle est nouvelle. Cet après midi, je m'aperçois qu'elle s'est trompée dans la dose du médicament, elle m'a mis du Trucbidule 10mg à la place du Trucbidule 5mg. Je vérifie sur l'ordonnance, c'est bien du 5 que je dois prendre, mon corps étant assez compliqué, je ne risque pas de prendre du 10mg, et pars - à pieds - chez le pharmacien pour faire un échange.

Pour les personnes diabétiques, qui plus est en surpoids, elles devraient faire 30mn de marche intense 3 fois par semaine. Ben pour une fois, j'ai une bonne excuse de m'y atteler, car c'est pas la porte à côté.

Je pars donc, et ne manque pas de reluquer les fesses galbées des coureurs. Fallait pas me laisser toute seule cet après-midi. Et pis d'abord je fais ce que je veux.

Devant l'école, je croise un groupe de jeunes hommes, dont un est déguisé de façon à fêter son enterrement de vie de garçon, et un autre affublé d'un big tee shirt blanc avec des notes dessus.

Evidemment, c'était à parier, je suis accostée.

Celui qui va se marier, explique son futur mariage, et surtout le fait que son meilleur ami se trouve triste à l'avance, car lui il reste célib' encore à ce jour. Donc le groupe cherche, non pas de l'argent comme le font la plupart des fêtes d'enterrement de vie de garçon, mais des numéros de portables de filles célibataires pour que le copain célib' puisse un jour trouver une dulcinée.

Ils m'ont bien fait rire, j'ai cédé en donnant un numéro de portable, vous devinerez aisément à quelle jeune fille j'ai pensé avec un ptit rire de mère sadique, j'avoue o;))) J'aurai du aussi refiler le numéro d'une copine, mais c'était pas mon idée sur le moment donné. N'empêche on a bien discuté et rigolé, et ils sont partis en me disant "au revoir et bon week-end belle-maman !"

Bref, je continue ma route.

Je croise mon ex-beauf' en voiture, qui freine en pilant net à mon niveau : "t'as bousillé ta bagnole que t'es à pattes ? tu veux que j'te conduis kekpart ?" Mon ex-beauf est du 5-9, vous l'aurez compris o;)

J'explique que ça va, pas de soucis, que pour une fois je marche vers la pharmacie et que ça ira merci.

A la pharmacie, pas de soucis, du moins pour moi. Pour la petite stagiaire, ses jours de boulot à cet endroit sont comptés, parait qu'elle fait trop de bourdes.

Je passe faire un tour au magasin de fruits et légumes, je fais quelques emplettes et résiste devant divers bonbons et guimauves au chocolat. (Eut'façon, y'en a une tonne à la maison). Je m'arrête aussi chez le fleuriste pour dégoter le petit bouquet de roses en promo, afin de pouvoir remplir mon soliflore, et remplacer la rose qui devient poussière, plus que poussière.

Je reviens à la maison. Bien chargée quand même. C'est lourd ces conneries, les chamalows et guimauves auraient été plus légers à porter.. Bref...

Je re-rentre dans mon quartier, je ne croise pas grand monde.

Quelques mètres avant ma maison, un monsieur d'une cinquantaine d'années est assis à regarder, aussi, les fesses des coureurs. Il est avec un petit garçon.

Il me voit arriver, et il dit au petit garçon "tu vois, cette dame elle m'apporte des fleurs"

Je m'arrête à son niveau et extirpe une rose du bouquet et je lui offre.

Là, il reste bouche bée comme un con, et moi aussi, car à ce moment, je m'aperçois qu'il est assis dans un fauteuil, mais un fauteuil roulant !

Il reprend ses esprits, et moi je m'apprête à reprendre mon chemin. De là il dit "Suis heureux qu'il existe encore des gens courtois et des gens biens sur cette terre"

Ça m'a rendu toute heureuse aussi.

Que ce petit moment de la journée vous apporte sourire sur vos lèvres rosées.

je vous embrasse, et m'en vais me doucher...

Cham'




Published at 22:21 ( 10 comments / 366 visits )
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February 7, 2009

Un Mec à la Cool

Clin d'oeil à un mec qui n'a pas froid aux yeux

A écouter d'urgence, avant qu'il ne se fasse couler...





"A la France de droite
Celle qui se la pète
Je n’irai pas danser
Ce soir au Fouquet’s
Je n’irai pas non plus
Au concert de Johnny
Je reste dans la rue
Et je retiens la nuit
Sur les Champs-Élysées
Y’a la France du fils de
La famille à rentiers
Protégée par la Police
Celle des “Je veux être
Avant de savoir vivre”
Ose lâcher ton maître
Et tente de me suivre

Moi qui suis ni pd, ni juif
Ni vendeur de spliffs
Ni fils de, ni franc-mac
Ni rebeu, ni black
Ni blond aux yeux bleus
Ni roi de la banlieue
Mais un autre genre de moule
Juste un mec à la cool

Et au fond des abîmes
Y’a la France d’en bas
Celle bien sûr qui trime
Celle qui n’en revient pas
De voir la déferlante
La vague américaine
Celle du cac40
Dans la pizza hawaïenne
Celle qui les jours de fête
Tente de se calmer
Jettant des cacahuètes
Sur la tête à Mickey
Pour un drôle de bonheur
Pour une drôle de France
Sous anti-dépresseurs
En toute bienséance

Ni pd, ni juif
Ni vendeur de spliffs
Ni fils de, ni franc-mac
Ni rebeu, ni black
Ni blond aux yeux bleus
Ni roi de la banlieue
Mais un autre genre de moule
Juste une France qui a les boules

Moi j’ai ni 20 ans ni 40
Je navigue en eaux troubles
Entre la vodka et la menthe
Parfois je vois double
A ma génération
Celle de l’albatros
Pris dans la pollution
Et rêvant du cosmos
Sors de ton coma
Avant qu’on t’ensorcelle
Ne les laisse pas
Te briser les ailes
Taille leur un short
Et redis leur encore
Touche pas à mon pote
Mon âme c’est mon trésor

Nous les pds, les juifs
Les vendeurs de spliffs
Les fils de, les francs-mac
Les rebeu, les blacks
Les blonds aux yeux bleus
Les rois de la banlieue
Emportés par la foule
Juste un mec à la cool"

Manu Larrouy

En concert à l'Aéronef de Lille le 11/03/09 en première partie d'Anaïs

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January 11, 2009

Pour Lilette, pour toutes les pipelettes qui ne savent parfois pas à qui causer...

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January 9, 2009

Capricorne ascendant Maman

1965 - Maman met au monde sa première fille, à la clinique St Jorge de Menin en Belgique. Elle a failli l'appeler Pétra en souvenir d'une petite fille rencontrée pendant les vacances, finalement elle l'appelle Nathalie, c'est mieux comme ça, c'est moi ! C'est pas qu'elle habite en Belgique, mais c'est la clinique la plus proche de la maison. Notre maison est à quelques mètres de la Belgique. On est le 28 décembre. Il faisait très froid et y'avait pas de chauffage à la clinique. Maman et moi, on en est sorti enrhumées...

1966 - 1967 - La p'tite Nath' est gardée par sa marraine toute la journée, pendant que maman et papa travaillent dur en usine. Ma marraine, c'est ma grand grand-mère, mais je ne l'appellerais jamais ni grand-mère, ni mamie et encore moins Mémé. C'est ma marraine Jeanne, ma reine. J'aurai bien voulu qu'elle soit là jusque ses 100 ans. Elle est partie dans son sommeil et c'est bien ainsi.

1968 - Rentrée à l'école maternelle, celle avec ses grilles grises de la rue des Frères Martel d'une petite ville du Nord. Les lavabos sont à sa hauteur, et les toilettes n'ont pas de porte. Les portes sont bleues. Mes parents connaissent les grandes grèves, les manifs, et l'amour toujours...

1969 - Naissance de mon petit frère Jean qui deviendra grand et costaud comme un sacré "Jean-bon". C'est surtout Jean-qui-rit Jean-qui-pleure, il boude pas mal, fait que des conneries, ne savait pas faire une phrase sans faire de tâches d'encre, et ne pensait qu'à une chose : le sexe ? nan ! le sport ! tennis de table, foot et volley-ball.
Quand j'y pense comme ça, on dirait mon premier fils, ça rassure quelque part, mon costaud de frère est maintenant architecte et se débrouille dans la vie comme un chef.

1971 - Les plus lointaines vacances dont je me souvienne. L'auvergne. Riol ? je ne sais plus. Un hameau avec deux fermes, un puit, et une dizaine de maison. Du rustique, du vrai, du terroir. De la boue, et des mouches sur les mottes de beurre. Des lits qui grincent et du bois qui craque...

1972 - 9 mois après l'été 71, naissance de ma petite sœur Peggy . Elle ne se prénomme pas comme ça à cause de Peggy la cochonne des Muppets shows, mais grâce à Peggy la secrétaire de Manix, c'est mieux comme image non ?
Je suis en CP à l'école Louise Michel, école "que de filles" pendant encore un an ou deux je crois. Ensuite ça devient mixte, ouffff sauvée de la vie ! J'apprends enfin à lire, depuis je ne m'en suis jamais lassée...

1973 - Vacances dans les Vosges à Remiremont, où je me rappelle une de mes plus grandes peurs : un serpent navigant sur l'eau. BBrRrrrRrrrr j'en ai encore la chair de poule. Je suis en CE1, toujours dans la même école. Tout est bien, je vais bien...

1974 - Marraine Jeanne et Parrain Alphonse achètent un mobil home qui restera des années durant à Bredene, petite ville au nord d'Ostende sur la côte belge. On y passe un mois cette année là avec mes parents. Les années qui suivirent, on y passait tous les juillet avec parrain-marraine, pendant que les parents attendaient impatiemment leur mois d'août de congé. Je suis en CE2, l'école devient mixte, les garçons se mêlent à ma vie enfin. Je me rappelle une dispute avec Sylvie, tellement violente qu'elle retourne complètement la peau de ma main. on aurait dit un remake de "Gervaise".

1975 - Vacances toujours à Bredene, mais mon frère et moi on commence à être sacrement débrouillards. Dans le camping, il y a un magasin avec des bonbons pas chers, mais on n'avait pas de sous pour autant. Alors, ben... mon frangin et moi on fait le tour des caravanes où les gens ont laissé traîner leur consignes de bouteilles, on les pique et on va les porter au p'tit magasin, y'avait jamais de bouteilles qui traînaient pendant les mois de juillet, et au moins on piquait pas de sous dans le porte-monnaie des parents ! L'air de rien, ça nous a permis de nous offrir pas mal de bonbecs.. hmmm... Je suis en CM1, dans la classe de Monsieur Hadjarès. Très bon souvenir de lui.

1976 - Mes parents décident de larguer leur Simca 1000 pour acheter une Chrysler 1307. Ils ont la drôle d'idée de nous laisser choisir la couleur de la voiture avec le concessionnaire. Vert pomme. Ah pour sur, sur du papier brillant, ça fait tout joli. Je vous assure, quand on a vu arriver la voiture neuve, on ne savait plus où se foutre ! Vert-pomme-Grany ! Pas la peine de klaxonner pour saluer quelqu'un, on nous voyait débouler de très loin !
Pas de grandes vacances avec les parents cette année là, on a juste eu droit à une journée à la Mer de Sable de Ermenonville. Par contre, je suis en CM2 avec M. REGNIEZ, que l'on appelait "papa barbichette", c'était l'année de la "classe verte", trois semaines en pleine montagne à Pelvoux avec toute la classe. Excellent souvenir. Même si j'ai eu une angine avec plein de fièvres dans une chambre où je dormais avec 3 autres nanas, dont une était somnambule. Quand je racontais le lendemain que la fameuse Catherine était somnambule, on se foutait bien de moi. Encore aujourd'hui je n'en démordrais pas une seule miette de ce que j'ai vu ces nuits là, fièvre ou pas !

1977 - On retourne dans le même bled en Auvergne. L'eau coule par le robinet cette fois, c'est magique... Avec mes parents, mon frère, ma sœur, on assiste à la naissance d'un petit veau, qui se passe plutôt mal, le véto doit aller chercher le petit au fin fond de la vache. Son bras tout entier disparaît. Je sais pas si ça m'a aidé inconsciemment pour les visites chez le gynéco, mais c'est pas deux doigts qui me font peur maintenant ...
16 août - Ce ne sont pas les gouttes du robinet qui coulent à flot, mais les larmes de maman. Un drame, il se passe un drame. Mais quoi ? Papa console maman comme il a toujours su le faire, et on apprend par la radio la terrible nouvelle : Elvis est mort...
Je rentre au collège. J'ai atteint mes 1m56. Je ne pousserai plus d'un centimètre. 1978 - Juillet, premières règles, en juillet, avec Marraine donc. Elle me donne des sous pour que j'achète des serviettes périodiques au fameux petit magasin. Rouge de honte, j'en ressors avec des couches pour bébé... Premier baiser aussi, je crois bien que ce soit cette année là, il s'appelait Louis, il était vachement plus grand que moi, je l'ai mordu... Mon parrain nous surprend mais ne dit rien. Quand je rentre au mobil home je me choppe une de ces torgnoles... Si j'aurai su, j'aurai pas mordu...
Août, Vacances en Haute-Savoie, juste à côté d'une ruche à miel, et au pied de la montagne où l'on fabrique de la Chartreuse. Paysage superbe.

1979 - Comme la cinquième, la quatrième se passe plutôt moyennement, mes notes ne sont pas aussi bonnes qu'en primaire... par contre, je fais partie d'une belle bande de filles et de garçons, ni méchants, ni gentils. Ils sont où tous maintenant ?
Découverte de la Bretagne où l'on passera 4 ans de suite près de Quimper. Le vent, le sable plat, les galets et les étés mono kinis ! (normal, y'avait pas un chien ! lol)

1980 - Année de la troisième. Faut que j'embrasse Pierre. Nan faut pas. Si. Après on prendra des chemins différents, on ne se verra plus. C'est ce qui arriva d'ailleurs. Il part à Hossegor faire de la planche à voile et ne pense déjà plus à moi. Si j'avais su, lui, je l'aurai mordu... Enfin on n'aurait du juste rester comme ça.

1981 - Enfin l'admission au Lycée Gambetta de Tourcoing ! Là j'suis vraiment grande !
Mes premières robes René Derhy et mon manteau Loden vert anglais...
Un flop général sur toute la ligne... Je suis complètement larguée... Pas au niveau des autres, année lamentable. Allez hop on retourne à Quimper et on redouble la seconde.

1982 - 2nde seconde où je me sens archi bien dans mes baskets, je fais partie d'un chouette groupe, découvre Éric et toute sa clique, Manu et son beau p'tit cul, Blandine ma grande copine... Je fume un paquet de clopes (qui tiendra toute l'année !) dans les toilettes comme tout le monde. Découvre les trafics de joints mais n'y fais pas plus attention que ça. Je m'en fous. Participe aux manifs de "touche pas à mon pote", apprends à jouer au tarot, travaille l'été dans une épicerie, ou dans l'usine où travaille mon père, je suis sur une machine qui met sous film plastique les rouleaux de papiers peints. Premiers vrais salaires. Rencontre avec Vincent, cousin de ma cousine, mais pas cousin de moi, vous suivez ? On s'entend archi bien, on entame des mois et des mois de correspondances. Puis nos chemins se séparent. Il est devenu prof de SVT comme il avait toujours rêvé, enfin, surtout parce qu'il a bûché comme il fallait, lui...
Été sur la côte d'azur à Cavalaire-sur-Mer. Chaud, trop chaud. Fesses trop rondes aussi, ça m'énerve de ne pas être aussi jolies que les autres nanas sur la plage.
Instant de bizouilles quand même, ne me demandez pas son prénom, je sais plus.

1983 - Je passe en première, pas haut la main, mais je passe. C'est le principal. Je ne sais pas trop pourquoi je fais des études, j'aurai voulu travailler dans un CDI ou dans une bibliothèque, mais on m'annonce qu'il faut faire 5 ans après le bac ! Et puis quoi encore ?
Nous passons l'été dans le Lot-et-Garonne à Miramont de Guyenne. Souvenirs de vins, de cous d'oies farcis, de châteaux...

1984 - L'année philo, l'année du bac... Raté o((( haut la main cette fois, j'ai 2 en histoire et 2 en Géo, pour un bac B, ça le fait pas du tout, du tout ! Même pas moyen d'être repêchée à l'oral, et en plus je me fais engueuler par le responsable des réinscriptions du Lycée Gambetta. "Le bac B c'est vraiment un bac poubelle" A cause de toutes les paroles entendues ce jour là, j'ai claqué tout mon dossier de réinscription dans la poubelle. Je n'y suis jamais retournée.
On retourne à Miramont de Guyenne et je veux y rester. Bosser dans un restau ou un hôtel, qu'importe, mais ne plus revenir dans le nord. Mes parents me ramènent à la raison, et à la maison par la même occasion !
Septembre, je m'inscris dans toutes les agences d'intérim et je pars d'abord 3 semaines en tant que responsable-médicament avec les classes de CM2 de l'école primaire de mon quartier. Pas beaucoup de sommeil, mais excellent souvenir aussi.
Au retour, j'accepte n'importe quel boulot de manutentions, je suis payée et même bien, vu qu'en tant qu'intérim, on bénéficie des congés payés à chaque fin de contrat, et d'une prime de précarité non négligeable.

1985 - Entre chaque contrat intérim, je m'inscris à l'ANPE, où l'on ma demandé de remplir un dossier. Quand ils m'ont demandé ce que je voulais faire, j'ai répondu secrétaire. J'avais fait 2 mois de suite dans la même entreprise que mon père, et je trouvais pas ça chiant du tout o;)
Seulement, la conseillère de l'ANPE me disait que c'était trop vague, alors j'ai noté "facturière". C'est comme ça que je suis rentrée en février là où je suis toujours à ce jour, presque 18 ans plus tard.
Mars... Me voici dans des pulls Phildar tricotés main qui ne sont pas à moi. Ils sont à JeanMi, j'y suis bien. En lui, par lui, avec lui, tout le temps...

1986 - un an que l'on est ensemble, un an d'armée aussi. Un an de larmes sur les quais de la gare.
1er mai 1986, on emménage dans une petite maison louée, garage dessous, habitation dessus, très petite, mais très coquette.

2 mai... papa se fait opérer pour la première fois d'une tumeur planquée dans le rocher gauche, derrière l'oreille.
Décembre, mariage en rose pâle, très pâle. Pas à l'église juste à la mairie, mais y'a un monde fou.
Voyage de noces en Tunisie, où l'on a eu de la... neige ! Mais où JeanMi a plongé dans la piscine quand même o;)

1987 - Mon amie Blandine s'est amourachée d'un Vosgien, Thierry, on le découvre, et on passe les vacances ensemble. Mon Ami, mes Amis, toujours là des années après.

1988 - On décide d'acquérir une maison, mais on n'a pas vraiment de sous. Alors on saisit l'opportunité d'une maison pas chère, mais à reconstruire complètement.
Mon grand-père nous prend pour des fous.
On n'est pas à la masse, mais on sait s'en servir. Démolir c'est toujours plus facile que de reconstruire, et JeanMi apprend tout ce qu'il peut, et reconstruit...
C'est cette année là aussi que je suis enceinte pour la première fois...

1989 - Février. Naissance de Charline par césarienne. C'était pas prévu au programme cette césarienne, mais ça se passe plutôt bien. On emménage réellement dans notre maison quasi terminée en mars, après 6 mois passés chez mes beaux-parents, il était grand temps !

1990 - On ne roule pas vraiment sur l'or, mais on s'arrange pour que tout se passe bien. Il reste toujours des travaux d'intérieurs à la maison à faire, on a l'impression qu'on ne verra jamais la fin...
Thierry de Paris, le parrain de Charline, décède à 25 ans tout bonnement d'une crise d'asthme.
Premières vraies douleurs...

1991 - Année terrible point de vue psychique. Je suis enceinte pour la seconde fois, mais le gynéco a un sérieux doute sur l'état du bébé et nous parle de trisomie... Romain naît par césarienne en septembre, tout à fait normal. Si JeanMi croise le gynéco, encore aujourd'hui, il serait capable de lui foutre un poing sur le gueule...

1992 à 95 les années se suivent et se ressemblent. Dès que l'on a quelques jours, nous rejoignons nos amis des Vosges. Quelle que soit la saison, quelle que soit la route...
JeanMi travaille en 5/8, c'est à dire 3 week-ends sur 5 et de nombreux jours fériés. Pas facile pour recevoir et être invités. Pas facile surtout pour lui, qui a horreur de bosser les week-end...

1996 - On décide d'avoir notre troisième enfant. Ce fut surtout une année d'acharnement thérapeutique. Les deux premières naissances ont été aidées par médication assistée, n'ayant pas de bonne ovulation. Cette fois, pas moyen, même plus beaucoup d'espoir.
JeanMi a un grave accident, une chute d'échafaudage. Du plafond du troisième étage, il se retrouve sur le sol du second. Rien de cassé mais des mois de soins et encore maintenant, il subit des séquelles. premières rééducations, séances chez le kiné, et exercice vélo en ville. Il se fait choper par une voiture, qui ne s'arrêtera pas. des mois d'arrêt encore...

1997 - L'ambiance de voisinage est devenue complètement pourrie. JeanMi a envie de tout casser. Fin d'année... Envie de partir. Ailleurs. Loin. On en parle, fait estimer la maison, elle sera vendue en même pas 48 heures. Même pas eu le temps d'avertir les beaux-parents... On signe une clause pour ne pas quitter la maison trop tôt, on se sait même pas où aller...

1998 - On trouve une jolie maison dans la ville d'à côté. On emménagera en Mai. Entre temps... Miracle de la nature... Sans médication et avec surtout beaucoup d'amour, je suis enceinte pour la troisième fois. Maxime naîtra, par césarienne, en septembre. J'entame un congé parental de trois ans. Le bonheur dans notre nouvelle maison, et notre joli quartier.

1999 - C'est pas que je m'ennuie, mais quand même... Si je pourrai me rendre plus utile sur cette terre, ça m'arrangerait bien le cerveau ! Je m'approche du monde de l'école de mes enfants, essaie de m'immiscer, m'incruste sans problème dans l'association de parents d'élèves. J'en deviens secrétaire en moins de deux. Je me donne à fond dedans. Trop sans doute. Organisation de Loto, carnaval, ventes de fleurs, de truffes... Fêtes scolaires, la totale...
Décembre 1999, la tempête du siècle et le déluge un peu partout, nous sommes dans un trou perdu dans les Vosges, avec de l'eau mais sans électricité. Marqué à jamais dans nos mémoires.

2000 - Pour ne pas perdre la main côté ordi, et pour que ce soit plus facile pour travailler pour l'association de parents d'élèves, on se paye le luxe d'un ordinateur complet. Avec la découverte d'internet quelques mois après. Le 11 novembre 2000, je m'inscris sur un site d'écriture... Début d'une aventure.

2001 - Au printemps, Maxime rentre en maternelle en demi-journée, histoire qu'il se détache un peu de moi, et que lors de ma reprise du boulot en septembre, la séparation ne soit pas trop brutale entre lui et moi.
Août, JeanMi décide de partir seul en vacances à vélo. Lille-Strasbourg, ça vous dit ? Je le rejoins après en voiture avec les enfants. Il a mal au cul, c'est le moins que l'on puisse dire, mais il a réussi. Victoire intérieure.
Le 10 septembre, je réintègre ma bonne vieille entreprise, je plane à 10 milles.
le 11, je pleure toutes mes larmes face à l'horreur des deux tours américaines... A partir d'aujourd'hui, je dis oui à tout ce que l'on me demande. On sait jamais, on pourrait mourir demain.
JeanMi a eu son vélo de course sur mesure, il aura aussi sa moto. Aussi cher que cela coûte, c'est oui.

2002 - Année des toutes les cassures. Je suis toujours à l'association de parents d'élèves mais sans cœur. J'arrive pas à tout concilier. Et surtout ça m'énerve. Les instit' se foutent pas mal de l'ardeur que vous y mettez, et les parents non participants sont toujours partants pour les critiques. A la maison, ça va pas fort non plus, JeanMi trouve que l'on ne fait rien d'intéressant dans notre vie, déprime, pourtant il se donne à fond dans son boulot, et dès qu'il a un week-end de libre, on participe à des compétitions cyclistes. Il participe même à Paris-Roubaix amateur, qu'il a terminé aussi, je l'ai suivi tout le parcours, pour le rejoindre à chaque arrêt-étape. Grand souvenir. Grande fierté aussi qu'il ait réussi.
Pourtant il trouve que je ne fais rien pour lui, que je me détache de lui. Que je suis trop sur ordi. C'est vrai, l'ordi me passionne, l'écriture et la lecture sont devenus une grande passion.
Je le sens partir. Les vacances se passent en Bretagne. Pas comme d'habitude.
Peur. Il s'éloigne. Dépression toujours.
J'organise de mon côté une internet-rencontre avec un internaute et un tas d'inconnu(e)s pour le 14 septembre 2002.
le 15 septembre, je sais.
le 16, c'est fini. Mais pas la guerre, non pas la guerre...
le 17, il prend rendez-vous avec un avocat et il s'inscrit dans des agences immobilières pour se chercher un toit.



28 décembre 2002 . 37 ans après le début de cette histoire...

le 30, il aura les clés de sa nouvelle maison, et de sa nouvelle vie donc...



2003 et 2004 - Je me suis perdue, j'ai perdu du temps aussi... En 2003, on apprend la maladie rare de Charline, l'HPN. Et en 2004, on découvre l'ostéochondrite de la tête de fémur de Maxime. Romain, quant à lui, part vivre chez son père, non sans peine en ce qui me concerne, mais ça fait longtemps qu'il le voulait.

Je renforce par contre mon Amitié énorme pour Phil, qui sera là, dans tous ces moments étranges.


2005 - J'ai voulu gouter à tous les horizons, j'ai rencontré des gens de milieux différents. B., l'intrépide, qui fit 1000 kilomètres pour me rejoindre et trois milles kilomètres pour repartir... P. et sa maladie, mais tenant quasi seul son entreprise, qui n'avait le temps de rien. L., cadre, charmant, mais marié. W. qui cherchait un mariage blanc... Quelle année mais quelle année !
JeanMi de son côté, se remarie avec une autre Nath. Vraiment autre.


2006 - Une année avec une douce arrivée dans ma vie.

L'homme de ma vie ? Je ne sais...

X comme un interdit.
Ah mais si, c'est quand même assez compliqué.
Vers où allons nous ? vers un Ensemble, je l'espère.
Inlassablement ensemble, pour le meilleur en évitant le pire.
Etre deux est si bon, dans les bras l'un de l'autre et ne se soucier de rien.
Rester deux, le plus dur, mais la plus sincère des envies.



2007 - Je vous ai très peu parlé des maladies des enfants qui ont pourtant pris une très grande place dans nos vies ces dernières années. Maxime s'en sort très bien de son ostéonchondrite et a "survécu" à tous ces grands soucis comme un vaillant garçon. Il en parle sans problème, et n'a de toute façon pas intérêt d'oublier, car il se fera contrôler de ce côté tous les ans. Pour le moment, tout va pour le mieux.
Charline, avec l'HPN, ce n'est pas la même vision des choses. La maladie est toujours présente, mais elle ne veut ja-mais en parler. C'est pénible, pipelette comme je suis. Je trouve que les choses devraient être claires, surtout si ça peut nuire encore plus à la santé si le sujet est tu ou méconnu.
En tout cas, en 2007, grand soulagement avec l'autorisation de perfusion d'un produit miracle tout nouveau, le Soliris. En méga résumé il gèle le problème sanguin de Charline. Sa maladie est toujours là, mais elle ne progresse plus. Bonheur en liquide en quelque sorte.
Du bonheur qui coûte cher en temps, 4 heures toutes les deux semaines au CHR de Lille pour la fameuse perfusion. A vie qu'ils disent pour le moment. On verra. Ce qui compte, c'est qu'elle, elle se sente enfin mieux, et c'est le cas.

Fin août, papa organise, via internet, une surprise pour les 65 ans de maman. Avec sa maladie, il parle très difficilement maintenant, est paralysé de tout son coté droit, et se déplace tant bien que mal en fauteuil roulant. Et bien, il réussit à réunir 65 personnes pour le plus grand bonheur de tout le monde, et surtout pour maman. On est tous ensemble, Xavier est avec moi, les 3 enfants aussi, je suis bien. papa a tout réussi !

2008 - Charline a son permis, et elle me pique ma Parnter de temps en temps. Que ça fout les jetons de prêter sa voiture a un de ses enfants, j'vous l'dis... "Tu m'envoies un sms quand t'es arrivée hein ?" Bon, je vous l'accorde, je suis méga stressée pour ça.

Le 1er Août, mon frère, qui était architecte, se barre à 450 kilomètres pour reprendre une épicerie de village dans la Sarthe avec toute sa petite famille. Je râle prétextant que je ne les verrai plus assez. Depuis, j'y suis déjà allée 3 fois en 5 mois... o;)

Fin août, l'état de santé de papa se dégénère et il appelle à l'aide toujours via internet. Il m'écrit qu'il ne veut plus être un poids pour maman, qu'il veut être placé dans un centre (mais avec son ordinateur !), et il me transmet ses instructions pour ses funérailles !!! La plus grande claque dans la gueule de ma vie. J'avoue que je panique devant la situation. J'appelle mon frère, ma soeur. On en parle à maman. Et aussi à son médecin, sans doute le plus habilité pour ce genre de moment délicat.
Il rentrera au CHR de Lille en septembre, n'ira jamais mieux. Il devient un petit chat malheureux qui peine à survivre, mais qu'on va voir quasiment tous les jours. Il ne sait quasiment plus parler, ne bouge plus. Mais il nous regarde. Vivre. Nous...
En Octobre il sera transféré dans un centre de rééducation à Fouquières-les-Lens, le CHR ne sachant plus trop quoi faire. Papa survit.
Il est branché au respirateur régulièrement... Branché à une sonde à l'estomac pour être nourri... Branché à une sonde urinaire... et branché par amour à maman que l'on conduit là-bas tous les jours...

le 10 octobre, Fouquières nous appelle pour prévenir que ça va vraiment pas. J'y arrive la première. Y'est trop tard. 66 ans, putain, c'est bien trop tôt...

Le départ de papa nous a encore tous rapproché, nous déjà très unis. Le plus important maintenant, c'est de faire attention à maman, qui a toujours vécu pour lui.

De mon côté, ça renforce mon envie de vivre en couple, Xavier étant très présent durant les moments difficiles connus ces derniers temps. Mais il ne semble pas prêt encore pour le faire. Ça viendra peut être un jour mon amour... Ne me quitte pas, en tout cas... Même si tu vis toujours chez toi...

2009....


Profitez de la vie, des petits bonheurs, moi j'vous l'dis...

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December 4, 2008

J'étais bien dans ma Partner... (J'ai fait un rêve pneumatique)

"Aujourd'hui ma voiture est morte"

Ça c'est moi, vendredi dernier. J'ai hurlé. A mort. C'pas juste. Pas maintenant. Pas comme ça.

C'est dégueulasse de mourir d'un joint d'culasse.

C'est pas l'moment, c'est Noël bordel...

Puis 2009 va arriver avec toutes ses contrariétés...

Alors, Xav et moi on visite les garages et on enrage. C'est du foutage de gueule. Si je veux cette voiture là neuve je vais mettre 10 ans à la payer... L'autre là est vieille de 8 ans et elle est affichée à plus de 10.000 euros pour des milliers de kilomètres... Au secours... Où sont les Occaz' , Les vraies z'occaz' ???

"Occasion : achat conclu dans des conditions avantageuses." J'suis pas prête de conclure...

"D'occasion : qui n'est pas neuf" , Ça, j'avais compris...

Alors on va partir sur du neuf... C'est l'occasion ou jamais.

Mais purée, c'est pas donné ! Alors la banque va-t-elle me préter assez ?

Rhaa je tourne en rond, on va me rouler dans la farine, je le sens mal tout ça...

J'étais si bien dans ma Partner, j'ai bourlingué, parcouru des chemins ensoleillés, enneigés, embourbés, sauvés aussi par la fameuse tempête de 99. Elle était là. Avec moi. Dans ce deluge de fin du monde.

Bon, je sais, perdre une voiture c'est pas la fin du monde non plus... Mais quand même hein...



"Les grandes occasions : les moments importants de la vie"

Je vous souhaite à toutes et à tous d'agréables grandes occasions. Bonne route sur le chemin de votre vie... Pour le moment, je continue à pieds...



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November 22, 2008

"J'ai fais un rêve érotique..."

Et bien comme il pleut, grèle, vente, neige, tout ça en même temps dans ma petite ville du haut d'la France... Autant rester au chaud et accessoirement écouter un peu de musique


Me voilà par hasard sur une chaîne musicale et je tombe sur un clip des "Vedettes", ça m'a scotché sur place, à vous de juger... cliquer sur le lien là :


http://www.dailymotion.com/video/x72vwy_les-vedettes-joeystarr_music

(si ça ne marche pas, fouillez sur Google "vedettes Joeystarr" vous allez trouver aussi)



En fait on en redemande, enfin moi en tout cas j'adhère...


et vous ???



Bizous et bon week end

Cham'





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September 9, 2008

Tic tac, le Temps passe...

Quand j'étais petite, et que j'avais terminé une boite de Tic Tac, j'y mettais un papillon mort, et je le gardais tant qu'il tenait à peu près entier.

De nos jours, les boîtes de Tic tac existent toujours, sont de plus en plus grandes et de plus en plus colorées et chatoyantes, mais y'a de moins en moins de papillons... même morts...

Tic Tac , le temps passe...
Tic Tac , le temps passe...

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September 3rd, 2008

Impression derrière une autre vitrine

Ton ventre gargouille ma fille
Tu lorgnes la vitrine de gourmandises
Quel bonbec te suffira à ta guise
Du caramel au beurre salé
Parmi toutes ces sortes de bonbons
Tes pupilles partent en vrille
Je ne veux pas que tu les amasses
Tente pour une fois d'être sage
J'dis pas, un ptit calisson
S'il fait chaud une glace
Encore mieux un sorbet
Ça limitera au moins tes bétises
Arrête de te gaver
Ton corps va partir en vrille
Tu n'oseras plus te regarder nue
Même moi parfois je ne sais me retenir
Un petit carré de pâte de coing
Mais rarement plus
C'est pas bon pour l'embonpoint
Les kilos ne disparaissent pas comme la pluie
Je te dis, ça n'apporte que des ennuis
Un ptit chocolat
On va pas en faire un foin
Ça éloigne les idées noires
Ça fait rugir parfois comme une lionne
Mais il ne faut jamais exagérer
Je sais, quoique j'y fasse
Tu avaleras la praline fourrée
Le bonbon feuilleté
Un ou deux mendiants
Parmi toutes ces gourmandises
Tu n'en peux plus, ton estomac en crève
Vite du chocolat noir !
Ou un acidulé à la pomme !
Que t'arrive-t-il ma bonne ?
Que se passe-t-il mon Dieu ?
Ahhh je crains qu'il ne soit trop tard
Tu ressembles à un bubble gum !!!

.

.

.

.

PS : je me suis permise de parodier l'excellentissime Lionel Deyna, j'espère qu'il ne m'en voudra pas... Chez lui, c'est là : http://www.ipernity.com/blog/58706/88118

Bizous Lio o;)

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September 2nd, 2008

Vous habitez près d'Alençon ?

Me voilà rentrée d'un petit séjour bien sympathique dans la Sarthe. Bien trop court à mon goût. Enfin, j'suis partie, avec homme et enfants et ça, ça ne se mesure pas o;)

Comme je suis bien gentille, si si, je me permets de vous présenter l'Epicerie que mon frère et sa femme ont repris il y a seulement quelques semaines à Moulins le Carbonnel, quelques kilomètres sous Alençon, et juste à côté d'un joli village, classé parmi les plus joli de France, St Cénéri le Géréi.

Epicerie de dépannage et surtout de proximité, qui ne demandait qu'un coup de jeunesse et de fraîcheur ! C'est déjà chose faite !

De la nouveauté également, avec la création d'un superbe espace réservé à la bière, en vente à la bouteille, petit ou grand conditionnement, en panier décoratif à offrir ou à se faire plaisir ! Plus de 150 références, à coup sûr, vous allez trouver la bière à votre goût !

Enfin, voilà, si vous êtes du coin, ou si vous passez par là, vous pouvez y faire un coucou de la part de Cham', ils me connaissent bien o:)

http://www.ipernity.com/doc/chamaloo/album/82750

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August 12, 2008

Mais je Suis (avec vous) !

Suite à mon commentaire laissé ici même chez ElectronLibre, je me permets de le recopier ici. Ça me rappelle les dérives qu'il y a eu sur mon autre site "fétiche" dit "de consommateur", mais où finalement les internautes ont un besoin de parler d'eux...
 
 
1-Si j'étais un animal, je serais ....... une coccinelle, c'est tout rond, et on la laisse s'envoler tranquille toute seule

2-Si j'étais un arbre, je serais ........ un cerisier, pour pouvoir contribuer aux cerises sur le gâteau

3-Si j'étais une plante, je serais ......... de la menthe sauvage

4-Si j'étais une fleur, je serais .......un oeillet du poète

5-Si j'étais un condiment, je serais .......Du sel à l'ail des Ours (si si ça existe)

6-Si j'étais une couleur, je serais........... arc en ciel, y'a de la place pour tout le monde.

7-Si j'étais du métal, je serais ....... de l'aimant, ça attire aussi les emmerdes malheureusement o;)

8-Si j'étais une pierre, je serais ....... tombale, servir jusqu'au bout

9-Si j'étais un parfum, je serais ......n'importe quel gâteau sortant du four

10-Si j'étais une saveur, je serais ....... évidemment sucrée

11-Si j'étais un instrument de musique, je serais ....... un piano, histoire qu'on arrive de temps en temps à fermer mon clapet

12-Si j'étais objet de collection, je serais ....... une carte postale "Germaine Bouret"


Mon signe : Capricorne ascendant Maman
 


Au plaisir de lire votre "Si j'étais", lâchez-vous o;)
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August 7, 2008

A Vous Toutes...

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August 1st, 2008

J'vous préviens... entre vous et moi....

Oui, j'vous préviens...

Je souhaite de très bonnes vacances à ceux qui ont la chance de partir, du soleil comme il en faut, l'apéro comme il en faut, et de la bonne humeur à gogo !

Mais ! ...

Pour tous ceux qui aimeraient que je garde pendant ce temps leur hamster, souriceau ou souricette, animal à poil, et à sales pattes, je suis désolée mais... je n'ai vraiment plus de place dans mon congélo !

A bientôt o;)

 

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July 7, 2008

L'Amour c'est être (tout) près ???

L'Amour c'est tout partager.

Enfin pour moi. A vous de me dire votre opinion...

Tout se dire. Avec les mots qu'il faut. Bon là, ok, j'ai pas toujours les mots en stock o;)

Partager le gâteau de la vie, en essayant de ne pas se prendre de rateau, ou de ne pas avaler le noyau de la cerise...

Etre là, tout simplement

C'est si compliqué...

Bon, alors, vous, vous en pensez quoi ???

 

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March 10, 2008

J'vais faire les courses, tu viens ?

●.*´¨ )
¸.•´¸.•´¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•.•
La Liste de Cham' •.••*´¯`*.•´●.*´¨

 

Avancer l'heure du radio-réveil
Se chatouiller avec nos orteils
Enlever les cernes sous nos yeux
Prendre le temps de déjeuner à deux

Acheter du pain aux sept céréales
Arrêter d'acheter du choco à deux balles
Penser au gros pot de nutella
Ta glycémie est-ce que ça va ?

Repasser nos chemises
Ce soir faut que je te dise !
Emmener une boîte de Kleenex
Ne plus jamais te causer de mes ex

Emmener l'appareil-photo
Penser à prendre un pack d'eau
Préparer le panier de pique-nique
Que nos midis soient toujours magiques !

Ecouter le cd de Micah P.Hinson
Laisser tomber celui de Marylin Manson
Où as-tu mis celui de Jack The Ripper ?
Range un peu ton bordel mon coeur !

Réserver le resto pour ton anniversaire
Retrouver la boîte de cartes routières
Planquer vite vite toutes les surprises
Mon ange, avant de partir, fais moi une bise !

Demain faire le plein d'essence
Changer la vignette d'assurance
Régler la cantine et la garderie
Tu aimes le gâteau de riz ?

Voir ingrédients pour tarte au citron
Ne pas oublier de cuisiner le potiron
Chéri, choisis nous une bouteille de vin
Pas une trop vieille de la Saint Glinglin

Te faire adopter par les enfants
Prendre aussi tout notre temps
Téléphoner au syndicat d'initiatives
Etablir une liste d'idées positives

Voir aussi l'agence immobilière
S'éloigner de cette fourmilière
Se rapprocher de ton bureau
Trouver une maison sans travaux

Prendre une douche avec toi mon Chou
Choisir un shampooing tout doux
Puis une nouvelle huile essentielle
Tu préférerais pas plutôt du miel ?

Etre sérieuse pour une fois deux minutes
Rigoler quand même zut de flute !
Planquer, pour te charrier, tes cigarettes
De tousser, tu t'fais mal, faut qu't'arrêtes

T'envoyer dans la journée des mots doux
Au soir, t'faire des bizous dans l'cou
Vivre avec toi tous ces petits bonheurs
A la vie, à la mort, mon Coeur...

 


●.*´¨ )
¸.•´¸.•´¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•.•
A Toi, A Vous....
•.••*´¯`*.•´●.*´¨

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January 27, 2008

Hall de Gare

Comme promis, comme tu me l’as fait jurer, je suis venue te chercher tôt ce matin à la gare de Lille.

Je ne parcours pas le quai, je t’attends adossée contre le panneau publicitaire, près d’une porte de sortie. Evidemment, je suis largement en avance. Je regarde les gens, j’essaie de deviner ce qu’ils font, pourquoi ils sont là.

Pourquoi je suis là moi à propos ? Pour t’accueillir ... Ou pas...

Je m’aperçois alors qu’il y a de nombreux agents de sécurité, des militaires qui patrouillent pour que règne l’ordre, des techniciens de surface, des agents de contrôle...

Des farfelus, des mal rasés, des pas coiffés, des astiqués avec un rien... Des gens qui courent, parfois en vain, comme cette fille haletante, jetant son sac de voyage devant elle de rage, ayant loupé son train.

Deux jeunes aux yeux hagards se font interpeller par les militaires. Contrôle d’identité, fouille de sac. remplis de petits sacs plastiques d’ailleurs. Discrètement, ils seront emmenés au poste de sécurité. En douceur. Ni vu, ni connu. Enfin si, j’ai vu, mais j’ai pas cherché à connaître plus.

“Le TGV en provenance de Paris entre en gare quai numéro 9”

Le TGV avance effectivement lentement vers son terminus - Il est 9h02 - Tout le monde descend.

Très peu de couples, essentiellement des gens seuls. Hommes, femmes. Jeunes, vieux. Blancs, noirs.

Je ne bouge toujours pas de mon panneau publicitaire. Je sais que tu ne descendras pas de ce train. Mais au moins, je suis venue m’en assurer. Je préfère le voir pour le croire. Même l’absence devient palpable.
J’attends jusque la dernière seconde, jusqu’au dernier passager.

Il est 9h14, je repars, même pas déçue, puisque je savais... Mais sait-on jamais...

J’ai tout mon temps pour rentrer. Je recroise la jeune fille qui avait loupé son train. Un laps de temps, l’idée me prend de lui proposer de l’emmener là où elle voulait aller. Mais c’est bon, elle est calmée et tient en main le billet nécessaire pour le train suivant.

Il me faut maintenant sortir de ce hall de gare, ne pas montrer “l’absence de toi”, sortir sur la pointe des regrets... Je longe doucement le Mac Do et décide d’y prendre thé et viennoiseries.

Je ne peux pas rester seule. Besoin de parler. De la pluie, mais surtout du beau temps, continuer de vivre et de sourire. C’est alors qu’il me vient à l’idée de ne pas déjeuner en solitaire, mais de demander permission de prendre place à la même table que cet homme grisonnant, assis seul devant son plateau, comme les trois quarts de la clientèle à cette heure.

Un peu étonné, mais ne refusant outre mesure, il me laisse prendre place face à lui.

Il me demande d’où je viens.
“Je m’appelle Cham’, je viens de nulle part, je suis d’ici, et vous ?”
“Moi, c’est Daniel, je viens de quitter mon coeur, elle me manque déjà et j’ai mal”

Et moi qui voulais parler, je me suis mise à écouter, écouter, écouter... Il me raconta son bonheur d’être près d’elle dès qu’il pouvait, la douceur de sa peau, la tendresse de ses caresses.
Ses yeux exprimaient le bonheur de l’amour et en même temps la douleur de ne pas être auprès de sa bien-aimée.
Il m’explique qu’il lui a fallu du temps pour accepter ce mode de vie, mais qu’il croit en demain, qu’il croit surtout en Elle.

De moi finalement, je n’ai pas raconté grand-chose, juste que j’avais envie de déjeuner.

Nous nous sommes quittés enchantés, sans nous échanger nos coordonnées, juste avec l’espoir de se rencontrer à nouveau, par hasard, comme ce matin du 10 mai.

 

Se laisser aller au hasard
Mais en aucun cas sombrer
Je vais finir par aimer les gares
Même si tu n’en sors pas le dernier...

 

 

 

© Cham'

10 mai 2003

 

 

 

Gare de Lille Flandres
Gare de Lille Flandres

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January 25, 2008

T'es malade ?

Pour ceux qui suivent, je fais attention à ce que je mange.

Pour ceux qui me suivent dans la vie, j'ai préféré les prévenir, que c'était pas un régime parmi tant d'autre, que c'était plutôt une nouvelle hygiène de vie, et qu'il fallait se parer à un éventuel état de nervosité.

Et bien les habitudes et surtout idées préconcues, ça ne se casse pas comme ça.

Et surtout, pour beaucoup, ce sera quand même un régime comme les autres, une résolution vite foutue à la poubelle...

Ben nan !

En trois semaines, je suis déjà passée par pas mal d'anecdotes...

Mais le phénomène le plus incroyable c'est que je ne termine pas mes assiettes, déjà moins garnies qu'ordinaire. Et ça, ça plait pas forcément à ceux qui m'accompagnent...

"C'est pas bon ? T'as plus faim ? T'es malade ?"

1) Repas à la pizzeria en famille un soir de cette semaine avec maman. Maman nous offre l'apéro, pour ma part je choisis de l'eau. Je ne veux pas boire de l'alcool, parce que j'ai pas envie, et tous les cocktails sans alcool proposés sont bourrés de sucre. Y'a du poisson en papillotte au menu, ça me parait impeccable. "Ohhhh non,  prends avec nous la pizza au mètre, c'est plus rigolo ! " Certes...  J'ai donc suivi la famille, et picoré les petits carrés dégoulinants de graisse de cette pizza d'un mètre. 6 petits carrés, des crudités du buffet à volonté, et pas de dessert. Maman me fait remarquer que je mange peu, que je dois être malade, mais non, j'ai pas faim, j'ai pas vraiment envie non plus de manger en abondance. Le lendemain, ma glycémie était restée correcte, mais la balance était remontée vers le haut. Mais je me rappelle de la tête de maman toute triste...

2) Dimanche, promenade. Avant de partir, méga petit-déjeuner copieux, pas de déjeuner, ça devient un habitude chez nous de sauter le repas du dimanche midi... Bref, promenade, puis mon Homme qui me dit... "J'ai faim, on irait bien manger des frites"... Mais bien sûr... Là où on se trouve, y'en a à toute heure, et il n'est pas bizarre de commander un hamburger-frites alors que le voisin se tape une dame blanche monstrueuse... J'ai ingurgité l'hamburger et une bonne vingtaines de frites, il était 17 heures, je n'ai plus rien soupé ensuite. Même pas le couscous préparé avec amour, il sera mangé le lendemain...

3) Resto du midi avec mon Ami. Au plat du jour, c'est mijoté de boeuf à la mexicaine. Servi à la façon carbonnade, en sauce donc, mais pas à base de graisse, à base de vin je pense. Le plat est servi avec des haricots rouges et des patates douces. C'est plutôt bon, mais je ne termine pas ma méga assiette, j'en laisse, disons, un tiers de ce qui m'a été servi. Le patron qui me connait depuis des mois maintenant vient me demander si c'était pas réussi, si j'avais pas aimé. Faut que je lui explique que si, c'était bon, mais copieux, et que volontairement, je mangeais moins... Il fait la moue le patron... Par contre mon Ami me suit, on boit de l'eau et on sautera (pendant le temps qu'il faudra j'espère) le dessert du jour.

4) Un fournisseur offre une boite de chocolats au bureau. Où pensez-vous qu'elle soit posée ? Devant mon nez !!! Comme d'hab quoi... Je demande à ce que le plateau soit plutôt disposé au service d'à côté. "Tu prends pas de chocolat ? juste un ? Un  ptit ?" Naaaaaaaaaaaaaaaaaaan

5) Faut que j'emmène Maman à des kilomètres demain. "On partira tôt et on mangera un truc sur la route" je vous dirais si c'était des frites o;)))

6) "Je veux t'emmener dans un super resto à Cassel, on ira la semaine prochaine". Je m'en lèche les babines d'avance... Merci mon Coeur...

Ma vie tourne autour de la bonne chère, puisque je suis de bonne chaire, cela semble si naturel, si épicurien... Mais bon sang de bon sang sucré, je vais y arriver !!!!

 

"M'man, t'es belle hein, mais sans ton gros ventre, tu serais quand même plus jolie"

 

la vérité ne sort-elle pas de la bouche de nos enfants ???

Semaine 3. Moins 4 kilos. Glycémie à jeun 0,87

Bien à vous...

Cham'

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January 9, 2008

Et je me pique de le savoir Aïe Aïe Aïe

Par où j'commence ?

Bonjour o;)

Bah oui, autant commencer par un p'tit bonjour o;)

Dans quelques jours on arrétera de se lancer des voeux du style "Bonne année, bonne santé", "Une belle marge à la fin d'l'année !" (Ouaih je vous l'accorde il était pas tout net celui qui a souhaité ça) Bref... On se souhaite à tous un tas de bonnes choses. Je vous en souhaite aussi tout plein.

Pour autant, la santé, on ne la maîtrise pas tout le temps. Si peu.

Mes trois enfants ont eu la malchance de subir chacun une maladie rare différente. C'est ni de leur faute, ni de la mienne. C'est comme ça, et il a fallu combattre contre ça. Ce sont des battants, je suis une battante avec eux, et ils s'en sortent plutôt bien maintenant. Je vous raconterai surement un jour si vous le voulez.

 

 ♫♪ Elle est pas integriste, elle est pas seule sur terre  ♫♪


Moi, je reste banale, j'ai aussi une maladie, commune et bien chiante : le diabète.

 

 ♫♪  Elle est pas méchante mais putain qu'est ce qu'elle est chiante  ♫♪

 

Petite, du poids, du sang digne des pots de confiture Bonne Maman. Un bon coup de fourchette. De cuillère aussi o;) J'aime la bouffe, la vie, et tout ce qui va avec. Et franchement, je trouvais toujours une excuse pour mettre mon "cas" de côté et de ne pas prendre tout ça très au sérieux.

Ben va falloir que ça change, sinon je ne mourrais pas demain, mais après demain. Et j'ai pas envie. J'ai encore envie de connaître l'amour et de vivre dans ses bras...

1m56 ou 57 je sais plus vraiment. J'suis ptite hein.

90kgs. Houla, j'suis grosse hein. 

 

 ♫♪ Elle est pas présentaaaaaaaable, elle est pas jolie, elle est pas moche non plus  ♫♪

 

IMC = 37

Alerte, et plus qu'alerte.

Pourtant je suis médicamentée, par pilules et par insuline matin et soir. Mais je fais des excès en tout genre. Je ne dis jamais non. Je mange quasiment tous les midis en extérieur, resto ou plat cuisiné. Souvent le soir aussi, avec mon amoureux, parce qu'on est amoureux et qu'on s'arrétera pas là. L'organisatrice des gâteaux, tartes et galettes, on se pose même plus la question, c'est moi.

Aujourd'hui quand je marche, je suis essoufflée pour un rien. Quand je monte ou descends les escaliers, j'ai mal au genou. Aujourd'hui quand je vis, en clair, je sens que je ne le fais pas sans peine.

Alors, hier, j'ai été à mon premier rendez-vous chez un diabétologue, parce que j'étais toujours suivie par mon généraliste.

J'avais la trouille d'y aller, surtout de m'y faire engueuler. Finalement, ça allait. Il est gentil. Il cause comme j'aime,  beaucoup en quantité et sans faux semblant. Je m'attendais à avoir des listes de choses autorisées ou interdites. Que nenni. Il me dit "vous savez très bien ce que vous pouvez et vous ne pouvez pas". Certes... Pour rentrer plus dans les détails, faut se faire suivre par sa collègue, la nutritionniste. Je n'irai pas, du moins pas pour le moment. C'est vrai que je sais comment faire.

Faut manger de tout. Mais peu. Avoir un oeil méchant sur les graisses. Et sur les sucres bien évidement.

Faut bouger. Marcher, faire du vélo, nager. Petit à petit et augmenter le temps des exercices.

Là non plus, j'ai pas d'excuses, j'ai un vélo ellyptique à la maison.

 

♫♪ Elle est pas solitaire, elle est pas solidaire, elle est paresseuse ♫♪

 

Bon.

Là dessus, le diabéto me parle du nouveau médicament que l'on trouve sur le marché en France depuis début 2007: Acomplia.

1 cachet à prendre le matin avant le petit déj', suivre une alimentation équilibrée, faire de l'exercice, et le tout combiné m'aidera. 73 euros par mois remboursé si prescrit sur ordonnance pour médicament d'exception, et dans les cas d'obésité morbide, avec ou sans diabète associé. C'est mon cas, et au bout de 45 minutes de discussion il me fait cette fameuse ordonnance.

Seulement cette pilule-pas-miracle n'est pas sans risque, parce qu'elle agit sur le cerveau. Donc sur les humeurs. ce n'est pas un médicament à prendre en cas de sujet dépressif, parce que ça empirerait le cas.

Alors je vous prends comme témoin.

Aujourd'hui, mardi 8 janvier 2008, 90kgs, j'ai avalé mon premier cachet Acomplia.

Vous me direz si je tourne folle. Et moi je vous dirai si ça marche...

 

Je vous dis encore une fois... Bonne année o;)

 

♫♪ Elle est pas stable, elle est pas partout
Elle dit qu'elle partira ou elle est meme pas venue ♫♪

 

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