Puisque je n'ai pas le droit d'en parler dans la vie réelle, je vais me défouler ici..Souvent nous discourons sur le danger du virtuel et de ses rencontres, de la confiance accordée à des inconnus que nous pensons connaitre à force d'heures passées devant l'écran.

Alors que paradoxalement, du moins pour moi, ce sont les coups pris dans ma vie qui me font me réfugier ici. Mise à nue, autant tout poser sous forme de mots et lire le ressenti de chacun. Ecrire est une façon de ne pas garder de haine et encore moins de colère.

J'ai une vie sympa, entourée de gens que j'aime, j'aime même les gens qui me détestent, je respecte même ceux qui parlent des douves du Louvres. mais j'ai du mal à me confier, à faire confiance, trop de blessures, trop de trop et puis un jour, une boule de feu déboule dans la vie de mon super copain : Mademoiselle A. elle est tout en rondeur ressemble à un tableau de Boticelli, une sculpture de Botero. Elle prend tres vite une vraie place dans ma vie, elle devient tres vite une amie. Elle est ma confidente, elle me remonte le moral, elle danse tout le temps et n'importe ou, pleine de vie. Et surtout lorsque mon fils décédé me manque, elle me raconte le sien mort aussi. Pour moi, elle comprend ma douleur. Elle me montre des photos de l'enfant et retient ses larmes.

Sauf qu'elle a jamais eu d'enfants, sauf qu'elle a quelques années de plus que sur sa carte d'identité sauf que tout est faux. Tout. Cinq ans de confidence, cinq ans à aimer quelqu'un qui n'existe pas. Elle me racontait son travail sur un poste qu'elle n'a jamais occupée. Elle visitait des maisons avec son compagnon pour construire une famille et aller le lendemain annuler les promesses de vente. Le pire est que je lui en veux juste de bousiller sa vie, mon ami l'aimait. Je l'aimais, on l'adorait tous. On adorait un fantôme.