Je parle souvent du Val d'Europe ou je travaille, fasciné par la capacité de l'Homme a faire de champs une ville. Dernière né des differents SAN (Gergy, Marne la Vallée), le Val d'europe a la chance de ne pas refaire les mêmes erreurs. Ce qui, nous devons, le reconnaitre donne un assez bon résultat même s'il convient de devoir reconnaitre que c'est un ghetto...de riches. Pas de gens de rues, pas de dame faisant la manche, HLM cachées et minimisées et rythme de vie que l'on pensait oublié : les mamans sont à la maison, ne travaillent pas pour la plupart mais ont une gouvernante, nounou car elles sont trop "over bookées".

C'est amusant et même-elles en sourient, plutot ça que d'être dans la galère finalement.J'apprécie de plus en plus ce décalage entre ici et ailleurs. Les règles changent, courtoisie et politesse sont toute somme naturelle. Que cela peut sembler desuet d'écrire ceci et pourtant combien c'est agréable de travailler dans cet univers qui pourtant ne sera pas le mien. Mickey oblige une cohabitation facilitée par des méandres logistiques qui finalement font que touristes et habitants ne se croisent pas. Je travaille dans ma tour qui pourtant justapoxe à un mega centre commercial.

Ce midi, je descend dans ce centre. Du silence de mes livres, J'ai été happé par les mouvements de foule, presque asphyxié par ces gens courants, parlant..; Moi qui ne parle plus, les sons m'ont assomméee, tous ces mots se mélangeant dans le brouhaha du lieu. Et dans ce champs visuel de carré de couleurs, j'ai été impressionnée par le nombre de femmes voilées de bleue, de couleurs chatoyantes, leurs yeux savamment maquillés, les bras chargés de paquets, et les américains aux ventres bedonnants, les tee-shirts remonant sur leur nombril. Et j'ai eu envie de tout : des robes que je ne mettrais jamais, des chaussures aux talons vertigineux, des cd inconnus.

Je me suis demandée ce que je faisais là, je n'avais besoin de rien ici. Possédée pour le plaisir d'acheter ? Dépenser ?