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| C'est moi qu'on abandonne |
Paris, murmure. Paris chagrine, on construisait des nids en haut des toits. Je devenais Robinson en haut d'un arbre-immeuble. Et j'allais d'immeuble en immeuble, refaire ma cabane à la cime de ses étages. Inventer des couleurs pour les murs, faire de planches les meubles et ça nous suffisait. Je me suis brûlée à cette ville lumière. Je n'ai plus sa lumière pour dormir.
Ephèmére. Rien ne reste à part les souvenirs qu'on construit d'un moment. J'ai couru dans ses rues, je suis tombée à lever le nez sur des corniches, des fenêtres, des entrelacs, un visage à une fenêtre. Je ne faisais rien d'autres que me perdre dans des rues, des passages, des jardins où je m'asseyais pour regarder les gens, et j'apprenais dans les livres le pourquoi des choses que j'admirais. J'étais moi pleinement.
Qu'avons nous fait de tout ça aujourd'hui ? On a oublié parceque être heureux nous semblait si naturelle que nous n'en avions pas conscience. .
Temps criminel à l'aube de mes quarantes ans me rapelle ce passé que je voulais enfouir quand je vais l'affronter pour mieu avancer. Tout poser, tout donner, et recommencer à construire un autre nid.
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C comme ça says:
LAKESYS. says:
Un vie n'est pas linéaire, reconstruire un nid différent...bonne idée mais dommage de ne plus se laver nue avec Paris à ses pieds !
Cendres le reveil says: