Un brouhaha de voix, des sons qui forment des mots, j'écoute, je souris mais je n'entend rien. Je reviens dans ce monde qui n'est pas le mien mais qui me nourrit. Ce monde qui me mange, ce monde ou l'anonyme et "ne pas être" est de rigueur.

 

Je repense à ces moments sans temps, sans heure où je n'attendais rien en regardant les champs à perte de vue. J'étais au milieu de rien et je devenais tout. J'étais la terrre, le vert de l'herbe et la pluie aussi. J'aurais pu me retrouver. alors je tourne, j'argumente, je recommence, je ne veux plus vivre comme ça : en passant à coté de tout à force de vouloir tout posséder. Nous n'avons rien.