Que se raconter comme histoire? J'allais sur mon chemin. Je marche et c'est tout. Je réfléchis et je refais le monde : ouais comme je serais grande. Mais je suis vieille, tout est derriére ? Devant, derrière, il y a mon chemin. Il est deja là dans mes souvenirs d'enfant, il était là au premier pas de mon fils. Nous y avons fait du cerf-volant, nous y avons fait du vélo. (et là tout le monde  me fait chier pour que je degage mon portable de la table alors a demain).

J'avais deja remarqué un vieu grillage qui limite un morceau de bois au milieu de nul part. Il m'a souvent paru deplaçé ce grillage qui limite un espace.

 

Je me repasse les mots grillage, espace, limite. Trés fatigué ce matin, la tête en vrac. J'arriverais jamais à écrire ce que je voulais dire. Je mache les mots. Ils ont un goût differents aujourd'hui. Ils n'ont pas de couleurs, pas de texture, et aucune raisonnaces. Les mots sont vides. Peut-être parceque j'écris du travail, je me refugie dans mes histoires plutot que d'affronter le vide. Un immense batiment si haut, une tour de verre et des gens qui se sont fait greffer un sourire de commerce. Comme ça ils l'ont en permanence, moi y compris. Je regarde les gens en bas, ils courent, ont des courses dans les bras, poussent des landaux. Ils vivent. Alors que je patiente jusqu'au soir pour m'échapper de cette tour ou le brouhaha m'assomme.