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Cendres ...sanguine

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November 25, 2009

j'invente...

Je devrais réapprendre à écrire, j'ai retrouvé ma muse, je devrais recommencer. Les cahiers, les stylos s'entassent dans le petit bureau.

Les cahiers, les stylos s'entassent et les années aussi. Est ce que je sais encore écrire? Est ce que je peux encore inventer des histoires avec des verbes, décrire des paysages en accumulant les adjectifs.

Est ce que je peux encore ? Abondonnés les personnages inventés dans les méandres, oubliés ; pas vraiment.

Pas vraiment, je me demande parfois ce qu'ils pourraient devenir si je pouvais inventer encore, pourraient-ils finir leurs histoires si je retrouvais les mots ? Je sais de nouveau parler, je peux surement retrouver le chemin des mots, et le temps aussi.

Les mots arretent le temps, les mots construisent aussi d'autres mondes. Combien de fois, m'ont manqué, des personnages de roman. Combien de fois, j'ai revé à des paysages qui n'existent pas.Et le courage de certains héros de papier qui m'ont permise de tenir debout. Et ces livres dans lesquels nous voulons juste plonger



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November 25, 2009

Le môme et Léo

Comment tu fais pour arrêter le temps ?

"Amour, amour de ma vie", toujours ces mots à ma bouche lorsque je pousse la porte, les bras chargés d'un sac à main énorme, d'un sac de course et un sac de sport, le portable à la main. Je balance mes chaussures en te cherchant. Amour, amour de ma vie, toujours

Je balançe mon manteau, pense à la lessive, ouvre le courrier en montant l'escalier, j'ai toujours quinze mille trucs à te dire, t'engueuler pour tes fringues par terre, les cd sans pochettes et des cahiers de cours. Et toi, zen, de ce calme qui t'habite toujours, tu me demandes d'écouter avec toi, Léo Ferré. J'ai pas trop envie d'écouter Léo Ferré à 20 h, il faut que je fasse à manger, une lessive, que je range mon bordel. Et toi, le môme, tu attrapes une de mes mèches de cheveux. Ce geste de toujours, amour, qui me fait m'asseoir prés de toi. Et tout se pose, tout devient calme,

Comment fais tu, le môme, pour nous créer, dans cette vie de fou, de l'espace pour nous deux. Plus rien, juste les paroles de Ferré qui résonne dans ton monde, juste des sensations que tu saisies. Comment tu fais le môme pour faire d'un moment un instant précieu, un temps avec toi.

La nuit dehors, et le chaud de la maison, assis sur ton lit qui ressemble à un voilier tant les couvertures épaisses s'y entassent, et les oreillers énormes, les livres empilés et qui ne te quittent pas : les poèmes de Rimbaud, ceux de Marianne Cohn et les autres, un manga, "La morte amoureuse", "Le roman de la momie". Lorsque tu découvres, tu dévores et c'est Théophile en ce moment et Monsieur Ferré, aussi. Les cd éparpillés sur ta chaine : Léo, bien sur, "noir Désir" et les Beru, toujours. Toujours mon amour, Michel Tonnerre et Tri Yann. Tes affaires qui s'entassent sur une chaise menacent de s'écrouler.

Il n'y a pas de mots, juste un instant à écouter un poete qu'un jour j'avais aussi découvert, juste un instant que tu partages.

Published at 16:28 ( 1 comment / 8 visits )
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November 22, 2009

Photo reportage


Je dois commencer à réfléchir sur le thème du photo reportage pour notre thématique de 2011 (parceque le Brésil, la galère)

Si certains d'entre vous possédent des idées, des noms, des sites, j'ecoute

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November 20, 2009

Médiathèque toujours

D'abord les hauts murs de béton ciré, le sol en résine rouge et la passerelle de métal, j'aime aussi les hautes baies vitrées à travers le soleil s'éclate contre l'escalier de blanc.

Tout est trop : trop haut, trop grand, trop blanc, trop gris, prétentieu et c'est beau. Il n'y a personne, la médiathèque est fermée et je m'approprie de nouveau les lieux. J'erre entre les rayonnages silencieux, je découvre, je regarde, je dresse un livre tombé. le silence, la médiathèque deviennent mienne pour quelques instants.

Aucune précieuses, son sac à main pendu au creux de son coude, la main relevé, aucun enfant hurlant, criant, courant, aucun bébé mimaudant pour avoir un sourire, aucune pauvre gens venu chercher le chaud, aucun étudiant branché autant sur ses livres que sur son téléphone, personne et la médiathèque est silence. On entend les mots, découvre les noms, j'erre simplement entre romans, nouvelles et poésies.

le calme absolu qui fait de ce lieu, le mien. Difficulté et jalousie :d'avoir dû partager, d'avoir vu les livres maltraités comme des objets de simple consommation, difficulté devant le choix de certains axés sur des auteurs quand d'autres ont tant à leur murmurer, difficulté d'entendre et de découvrir la vie de ces inconnus qui sont mon quotidien.

Alors le calme et le silence pour retrouver ce lieu et l'entendre, m'en garder que le rire des enfants, le sourire du lecteur repu de romans pour la semaine, les DVD pris pour la famille, le simple souvenir d'un moment écouté autour d'un livre apprécie.

Pourtant ce métier change, évolue et nous coupe parfois de la réalité. Je n'affronte rien, mon monde est papier. Alors j'oublie, souvent, les autres.

Hier je me suis souvenue de la BPI, la Bibliothéque Publique d'Informations ; un souvenir précis. Les clochards et leurs lots de sacs qui étaient prostrés devant les postes de télévision pour avoir chaud. J'ai retrouvé ce souvenir devant une dame fragile, un peu en dehors, les vetements usés à l'extreme. Elle m'a demandé à regarder la télé, je lui ai proposé un DVD, et toutes les cinq minutes une question, un autre DVD, et encore des questions. J'ai répondu, j'ai attendu et j'ai compris qu'elle voulait juste de l'attention.



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November 12, 2009

Ah l'amour

Il me semble que l'expérience de ma vie reste : jusqu'où faut-il aller par amour ?

Nathan etant carrement grévé sur son écran, je laisse continuellement aller mes pensées où elles veulent; Je ne peux pas mettre de musique, je ne peux encore moins ranger ma maison, reste à me Nathanivié en allumant l'ordinateur.

Ce dimanche, je demandais à la femme d'un ami de Nathan comment elle pouvait supporter de vivre comme ça. Elle voyait dans l'ordinateur un placebo de maitresse, de la bande de copains. L'ordinateur semblait éviter toutes tentations. Pourtant je pense avoir compris qu'elle en souffrait autant que moi; et que comme moi, l'amour et les sentiments étaient bien plus fort.

Ma nature est une vie simple et des plus simples; Je n'apprécie pas forcement tous ces objets qui à mes yeux créent des besoins qui n'existaient pas il y a peu. j'aime l'échange, parler est essentiel, communiquer et échanger des avis contraires.

Ma maison aux objets chinés, brocantés est devenue maison aux cables qui serpentent entre les meubles : cables qu'il ne faut ni toucher, ni approcher sous peine de mille et une chose grave; Ce que j'aimerai aujourd'hui et cela m'amuse d'y penser : c'est etre une sorcière et jeter des sorts à tous ces objets. Par amour pourtant j'accepte le silence, les écrans allumés jusqu'à dans mon sommeil, j'accepte et mon esprit s'échauffe, se souvient, cherche des souvenirs, et part ailleurs.

J'ai récemment refusé un cadeau de Nathan : un ordinateur portable, J'ai envie de temps et de moments, j'ai envie d'instant; J'ai envie d'une vie de couple. Alors je m'amusais à réfléchir à avant Nathan, lorque je vivais la vie que je voulais avec une personne qui ne m'aimait pas et qui avait l'honneteté de me le dire. chaque instant était vécu avec intensité, il n'y avait pas de vide, pas de silence. Des discussions, les livres et les musées, les expo., j'apprenais, je vivais.Mais avec une personne qui me répétait qu'il ne m'aimait pas, qu'il cherchait quelqu'un avec qui partageait sa vie.

Compromis ou amour ? Il est vrai que je réfléchis et subis l'addiction de Nathan, il est vrai que j'aimerais qu'il me regarde mais il est vrai que je l'aime et que j'espere toujours qu'un jour il voudra me découvrir

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November 7, 2009

Choquée

Voila quand quelqu'un me rend visite, j'ai toujours la courtoisie d'aller voir ce qu'il fait dans son blog. Quand je tombe sur des trucs de cul, je rale mais voila, j'suis grande et je laisse tomber. ça me plait pas de voir ce qu'un monsieur peut faire à une dame, ou une dame à une autre mais en général le propriétaire du site affiche de suite ce qui lui plait à lui. Et chacun son truc;

Mais voila qu'aujourd'hui je tombe sur des gens morts et mutillés, franchement j'avoue que je suis une petite nature. J'ai été extremement choquée de voir cette horreur et là, oui je juge désolée. J'ai vite fermé le diaporama. J'aime pas l'horreur, j'aime pas le manque de respect de la mort, et j'aime pas qu'on affiche la mort dans toute son horreur.

Si l'un d'entre vous à le courage d'y aller et me dire "mais non c'est pour de faux". Parceque ces images vont me hanter.

Published at 15:33 ( 6 comments / 34 visits )
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November 1st, 2009

Adèle



Maintenant j'ai le droit de raconter, le procés est classé, terminé. Pendant dix ans, j'ai fréquenté et apprécié un couple d'amis: le Tom et son Adèle. Il l'avait attendu la femme qui le regardait dans le fond des yeux en rouccoulant. Elle se faisait belle toujours, l'Adèle, pour son homme Tom. Toujours pouponnée, maquillée, épilée, des robes et des jupes, des rubans et des chaussures, des bijoux.

Adéle est aussi ma confidente, l'amie des secrets et des douleurs, et lorsque mon fils décédé me manque, Adèle pleure, ayant enterrée aussi son enfant. Elle comprend, me montre les albums photo de son petit, me raconte son décés. Une fois, elle m'a emmenée sur la petite tombe de son fils, nous avons pleuré.

Des jours de barbecue, en mois d'hiver, les apéros et puis les années consolident une amitié précieuse :Adèle et Tom c'est The couple.

Evidemment les histoires d'amour finissent mal,en général.

Deja la maison. A chaque fois, que Tom et Adèle trouve une maison, il se passe toujours un truc : les proprio ne veulent plus vendre, crédit refusé. Adèle a de coté une grosse somme d'argent dû au déces de son fils. Elle a aussi un bon job

Coup de téléphone d'une banque à Tom.

On lui demande de fournir l'acte de deces de son épouse et Tom répond que c'est une erreur. Coup de téléphone encore, il se déplace à la banque, il découvre qu'il a signé des papiers pour toucher une assurance vie. Il découvre que l'argent a bien été viré sur son compte, il découvre des mouvements bancaires, et sa signature sur des documents. 10 ans. Il ne me dit rien et rentre chez lui, dans leur appartement, cet havre de paix, les photos, les livres : une vie. Et il fouille. Chez lui, il fouille et ne découvre aucune fiche de paie, aucune déclaration d'impôt. Il découvre des attestations de RMI, dix ans d'attestations. Tom, il était fou de douleur, il ne sait pas raconter, il ne sait pas ce qu'il doit faire. Il l'attend, lui demande de prendre ses affaires et de partir.

Adéle me téléphone, Tom me téléphone. Tom me raconte. Adèle pleure son homme. J'explique à Tom que c'est mon amie, que nous parlons de dix ans d'une vie, qu'elle a berçé mon fils, que je ne peux pas lui tourner le dos. Adèle s'installe, je rencontre Nathan.

Tom est malheureux, il va au travail d'Adèle où personne ne la connait. Chaque matin, chez moi, elle se prépare pour aller travailler.

Tom téléphone à chaque agence où Adèle a annulé les ventes. Tom découvre les crédits qu'il a contracté. Tom découvre que tout son bonheur est faux. Tom porte plainte.

Et Tom va souffrir encore plus. Confrontation, les gendarmes énoncent l'etat civil d'Adèle dont nous venons de feter les 35 ans. Ces messieurs nous présentent une Corinne, née en 1965, sans emploi, sans enfant.

C'est là que je lui demande de partir. Elle envahit ma vie et surtout ma vie personnelle. Elle continue à partir au travail le matin, et a pleuré son enfant. Elle part chez une autre amie.

Tout s'écroule. Si Tom perd sa femme, je perd mon amie. Et surtout je perd la confiance en chacun. Nous nous demandons comment nous avons cru. Et la réponse reste la Confiance. Nous nous demandons comment nous avons pu et la réponse reste la Confiance.

J'ai essayé de la voir, de continuer une amitié, j'ai essayé mais tout sonnait faux.

Plaitant la folie, elle a eu 6 mois avec sursis. 6 mois pour nous avoir menti 10 ans,



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November 1st, 2009

Un Wax


Ce matin je pensais à hier ou nous organisions une rencontre avec un chanteur ayant sa petite célébritée. Le matin, je me disais que ça commençait plutot mal, et l'aprés midi, je me dis que ça continue toujours aussi mal. Ma médiathèque c'est ma bulle à moi, mon oxygène, l'endroit ou j'expire tout l'air que j'ai retenu la semain dans l'Autre médiathèque et j'aspire une oxygène tout neuf, limite j'ai envie de plonger dans les livres. J'ai envie de prendre mon élan, de courir et de sauter dans les bouquins. Ma médiathèque c'est mon endroit secret ou j'oublie, ou j'apprend.

Samedi, voila une grande dame qui me tape sa crise car" elle est amie avec le père de la chanteuse avec qui elle a diné récemment" Un, comprendre pourquoi elle me tape une crise et deux elle est l'amie de qui? De la chanteuse que nous recevons

Mais on reçoit un chanteur ! Elle me saoule là, elle insiste sur le fait que je connais mieu la fille que son père. L'ami Google me branche sur le site officiel du chanteur où je trouve le nom de la fille, "une invitée" sur l'album, on dit "featuring" pour etre un peu branchouille. Je lis à la Dame ce qui se trouve sous mes yeux, je fais de mon mieu pour pas sauter par dessus la banque de prêt et l'attaquer au cou. la Dame surprise me dit surprenant d'appeler "invitée" une chanteuse qui a fait les Amériques. elle tourne la tête sur le coté comme le font les Précieuses, elle me demande d'ailleurs comment je peux tout savoir tout mieu que tout le monde. Je ne releve meme pas la tete en lui rappelant que je suis payée pour ça, la renseigner sur une chanteuse inconnue, lui trouver des livres de bouts de gondole, trouver le pavé qui l'accompagnera sur la plage. Je suis payée pour ça.

Voila que la dame me fait prendre en grippe une fille dont j'ai le cd à coté de moi et dont j'aimais la voix qui "pisse par loin" selon un collégue. La Dame me demande comment faire pour avoir une place, je parle de la rencontre que je sais complète et elle me remet une couche qu'elle est l'amie du père la chanteuse. Mais putain de Bordel, c'est un CHANTEUR !! Et c'est une rencontre pas un CONCERT.

Sauvée par l'arrivée d'un autre lecteur. Le soir arrive et le CHANTEUR arrive aussi. Zen, le type n'est pas comme sur les affiches, il se ballade, il parle du hasard qui lui permet de faire de sa passion son métier, il est presque timide. Un bon moment avec un mec simple dans un monde commercial qui sait faire du fric avec sa passion.

Nous commençons à ranger la salle, aprés des mauvais souvenirs d'une Sophie un peu Grande, d'un pur moment avec Ange, on range et c'est tout. Nous nous retrouvons un peu entre collègues, c'est sympa et voilà le monsieur Chanteur qui se joint à nous et s'entame une conversation des plus simples autour d'un verre.


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November 1st, 2009

Alors Le Petit Homme

Quand Nathan s'enfonce dans son monde d'ordinateur, quand il s'entoure de ses précieux écrans sur mon petit bureau et que je suis banni du petit endroit que j'avais construit alors je m'enfonce dans mes pensées, et je m'enfonce dans mes pensées les plus profondes et au lieu de taper du pied pour revenir à la réalité, je regarde les souvenirs oubliés au fond de mon âme. Je retrouve ceux, précieux que j'avais rangé dans des coffres.

Je retrouve le goût d'une vie, une autre vie.Que j'aimais. Je me souviens des journées blindées ou tout était une couleur à découvrir, un son à entendre, un gout à découvrir. On n'apprend rien enfermé, on égrenne les jours en soupirant sur ce qui pourrait être mais on apprend rien.

Un jour précieu, trés précieu à mes souvenirs, j'ai découvert Sophie Calle et j'ai compris que je pouvais aimer encore. Ce jour ou de mes Cendres, je sentais deja la fumée d'une nouvelle vie. Beaubourg, Sophie Calle, GIussepe Penone, que de méandres de pensée à pouvoir rencontrer.

Grand Palais et les toiles de klimt, j'ai compris que j'étais plus sa princesse, encore moins la reine. Les courtisanes doivent savoir se retirer à un moment, Mais les toiles de Klimt, l'Homme petit me les a montré car il savait que ma nourriture était là, me nourrir de ce Klimt nous avait laissé. J'ai jamais été aussi riche : j'ai plongé dans le coeur de la Calle, je me suis balladée dans la forêt de Penone, j'ai vu la main de Klimt sur les toiles, et les coups de pinceau de Ingres. Je me suis balladée dans l'Histoire. Il m'a montré ce que je pouvais être capable de voir si je laissais le bonheur me subjuguer. Alors des fois, quand Nathan s'entoure et se love dans ses écrans précieux, je laisse errer mes pensées vers de vieux moments d'une vie riche, précieuse ou l'instant se découvrait diamant dont l'éclat m'éblouit encore.

Les jours de pluie, si tristes ce dimanche, étaient des jours propices à l'achat de parapluie et les bazars banals devenaient caverne d'Ali Baba. Rien ne pouvait arrêter notre faim d'apprendre, de voir. Et ses discussions sans fin, toujours et encore, les courses d'étudiants. Rangeons les souvenirs précieux d'autres moments. Il faut se sortir de la léthargie des moments deja vécus retrouvés le silence d'une vie banale.

Pas si banal car je garde mes envies de rêver, et je continue à croire que Nathan le peut aussi. Il pourra découvrir un jour ce rouge dans le blé de Van Gogh. C'est peut être à moi de lui montrer ce que Klimt à laisser dans le présent dans ses peintures. Il faut vouloir le voir, il faut pouvoir voir. Il faut savoir la magie de la vie.



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October 27, 2009

N'importe Nawaq

17 h20 un mardi, et je vais écrire n'importe quoi jusqu'à 18 heures. Ecrire au kilomètre des mots n'importe Nawaq.

Il y une chose qui m'énerve autant qu'elle me fait rire dans mon travail : cette obligation de pouvoir partir à partir de 18 heures : que vous vous emmerdiez comme moi en ce moment, que votre travail soit terminé, que vous ayez un rendez-vous avec un RER, metro : il faut attendre 18 heures.

Et là, vous ressemblez à Bart Simpson ; la bouche ouverte à regarder défiler les minutes. Un fonctionnaire ne doit pas faire d'heures supplémentaires, vous le saviez ? Et donc dans mon système, je ne dois pas faire d'heures en plus mais je me voie mal dire aux gens : "Allez oups tout le monde dehors !"

Donc je vais mes heures, tranquille et les jours sans prêt,.............j'attend 18 heures. J'aimerai être à la maison, manger un truc, discuter avec Nathan, renverser tous trucs que Nathan a rangé, faire mon arbre généalogique, regarder la télé. Et ben non, j'attend 18 heures sur un fauteil où je me tortille. En plus, je suis toute seule. Les gens sont en prêt et je suis connement toute seule à attendre.

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October 9, 2009

Esteban

Esteban,

Esteban ? c'est bien la première fois que j'écris ton prénom et que même, j'ose le penser. 18 ans mon amour, comment serais-tu ? Tu écouterais quoi comme musique ? Qu'est ce que tu aimerais faire ?

18 ans mon amour, tu serais deja un homme ou encore on devinerait en toi l'enfant ? Je me souviens de la moue de ta bouche car ton frère a la même. Est ce vous vous chamaillerez sans cesse ou est ce que l'amour fraternel vous lierait l'un à l'autre ?

J'ai beaucoup de chose à te lire meme si jamais tu ne pourras les entendre alors je les donne aux parents qui comme moi, ont beaucoup de choses à écrire. Dis-moi Esteban, simplement, pourquoi es-tu mort ? Et j'imagine ton frére haussant les épaules en lisant ma question :"Mais maman, Esteban en vie, moi je ne serais pas là". La vie et la mort, la mort donne la vie ?

L'amour que j'ai de toi, mon fils, est pourtant si fort alors que jamais je ne t'ai serré dans mes bras, bizarre l'amour. Cette sensation puissante de t'aimer alors que tu n'as jamais été. Aucune photo de toi mise à part celle de ta naissance, aucun cri, pleurs, rire, aucun mot de ta bouche, mon enfant, mon amour

Et dans mon imaginaire, tu grandis mon fils, de bébé devenu enfant, j'imagine aujourd'hui ta vie d'homme. Je t'aime sans condition, sans entrave. Je t'aime et ces mots m'emplissent le coeur de tous les mots que tu n'entendras pas. Mort en naissant, ta vie se résume à toi dans mon ventre, un fusion de toi et de moi ?

Plus de colère aujourd'hui, le calme. Mes pieds sur terre ancrés en la terre pour ton frère et l'esprit souvent dans les nuages vers les méandres de toi.

Je t'aime mon fils,

Je vous aime mes fils

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October 3rd, 2009

Mon journal

Samedi,3 octobre 2009

Cher Ipernity, cela fait longtemps que j'y pense mais c'est décidé, je vais tenir un journal pour pouvoir maigrir. 10 kilos en un an, 58kg à 68. ça fait mal et je n'aime pas mon image. Bref arguments, pas arguments, je veux maigrir et je commençe aujourd'hui. Donc je pèse 68 kilo aujourd'hui et je ne veux pas me priver mais retrouver une vie saine.

Ipernity, a demain

10h30 J'ai pas été à la pause croissant et café du samedi.

13h30 : des pâtes et steack au soja, deux mousse aux fraises ;

13h33 : départ pour deux heures de glandages derrière une banque de prêt ;

13h34 : "Mon père était si avare de ses mots qu'il fallait leur ajouter de l'eau pour les faire gonfler afin qu'ils deviennent une phrase compréhensible" extrait de :" Julius Winsome" de Gerard Donovan ;

14h23 : "J’avais alors compris que mon grand-père n’avait pas rapporté de la guerre que le fusil et les médailles. Les hommes qu’il avait occis s’étaient trainés sur les mers, les fleuves, les routes et les collines, avançant sans la moindre erreur de parcours, de deux ou trois centimètres chaque jour, en direction de la maison de mon grand-père. Et quand, ils l’avaient trouvé , ils avaient dû humer, goûter ses rêves et les dévorer, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’eux dans sa tête, qu’ils deviennent le seul rêve que pouvait produire son sommeil, si bien qu’il avait bientôt cessé de dormir et qu’il avait passé ses nuits les yeux ouverts dans le noir" ...toujours Julius

16h café, croissant, pause tout en haut. Je tends la main, ma collègue me tend un album Jeunesse :"manges les mots, ça pèse moins lourd". Ce sera Le petit voleur de mots, alors

16h29 ai attendu que tout le monde se barre pour chiper la moitié d'un pain au chocolat ;

16h53 Mince j'ai un vernissage ce soir. Donc forcement un buffet avec des trucs pas possible à manger.

Dimanche, 4 octobre

19 h00 ce matin la Wii me dit moins 900 grammes, et ce malgré un buffet campagnard lors du vernissage de Lor. Aujourd'hui ballade dans une brocante de fringue. Un grand champs ou sur les rangées de drap, on trouvait des affaires par style : les vestes dle femmes, puis les jupes de femmes, puis les pantalons et pareil pour les hommes, les enfants et les bébés. 2 euros le pantalon et un euro le chapeau. Tres bon moment dans la journée ensoleillée.

Mardi, 6 octobre

11h54 la Wii me dit moins 700 grammes alors que j'ai mangé un gros macaron au chocolat. bref 68 au début et 66,4 aujourd'hui.

14h41 rdv chez Curves pour voir quoi. Manger des pates et une tarte

Mercredi, 7 octobre

Manger une super glace hier, trop bonne. Plus 700 grammes me dit la Wii, elle est juste bonne à critiquer celle la.

Jeudi, 8 octobre

Début dans une salle de sport, j'ai éborgné ma voisine à coup d'épaule, chanter dans la douche en oubliant que j'etais pas toute seule mais ça m'a plu.

Vendredi, 9 octobre

Me souviens plus de ce qu'a dit la Wii. Trop de truc a faire : genre : faut-il garder "l'équipe" dans toutes les médiathèques, ça c'est important. Ou justifier la demande d'une collègue qui veut "Elle".

Mercredi, 21 octobre

Toujours 68 kilos. lundi ; piscine. Mardi ; salle de sport. Jeudi ; aquafitness et ça me plait. Nathan vient meme avec moi à la piscine et nous avons un moment à nous deux sans les momes. La salle de sport, j'aime bien car les filles sont là pour bosser, et aussi revendiquer leurs formes. Je me suis aperçu que ma collègue qui s'habille en large ressemble à un Botero avec des fringues moulantes de sport. Elle est carrement sexy, ronde oui mais tout en proportion. L'aquafitness, j'en pratique depuis plus d'un an at ça me détend

Mais pour la perte de poids , nada

Vendredi, 23 octobre 2009

67 kilos et un livre de Robert Charles Wilson: "Axis". Je regarde le livre comme on regarde un gateau, si j'ouvre la premiere page, je fais le dévorer. Dans la premiere partie, la Terre se trouvait brusquement enrobée dans un filet qui au fur et a mesure des pages se révéle être la pour la protéger. En effet, dans ce filet le temps passe beaucoup moins vite. Tellement plus lentement, que les hommes peuvent observer l'espace et son évolution. Il n'y a plus d'étoiles et même si les hommes savent qu'On les protège, ils voudraient aussi comprendre.

Hier soir Aquafitness, une bonne occasion de se retrouver entre copines et se soutenir aussi. Mon poids me fait mal et Lolo avec ses 55 kilos continue à m'accompagner.

Mardi, 27 octobre 2009

66 et des bananes. J'ai perdu une taille, retour au 40. hier piscine 40 minutes non stop. Aujourd'hui Curves. Moins de fringalle

Dimanche, 1er novembre

Me suis pas pesée, pas envie autre chose à faire. Ce matin je pensais à hier ou nous organisions une rencontre avec un chanteur ayant sa petite célébritée. Le matin, je me disais que ça commençait plutot mal, et l'aprés midi, je me dis que ça continue toujours aussi mal. Ma médiathèque c'est ma bulle à moi, mon oxygène, l'endroit ou j'expire tout l'air que j'ai retenu la semain dans l'Autre médiathèque et j'aspire une oxygène tout neuf, limite j'ai envie de plonger dans les livres. J'ai envie de prendre mon élan, de courir et de sauter dans les bouquins. Ma médiathèque c'est mon endroit secret ou j'oublie, ou j'apprend.

Samedi, voila une grande dame qui me tape sa crise car" elle est amie avec le père de la chanteuse avec qui elle a diné récemment" Un, comprendre pourquoi elle me tape une crise et deux elle est l'amie de qui? De la chanteuse que nous recevons

Mais on reçoit un chanteur ! Elle me saoule là, elle insiste sur le fait que je connais mieu la fille que son père. L'ami Google me branche sur le site officiel du chanteur où je trouve le nom de la fille, "une invitée" sur l'album, on dit "featuring" pour etre un peu branchouille. Je lis à la Dame ce qui se trouve sous mes yeux, je fais de mon mieu pour pas sauter par dessus la banque de prêt et l'attaquer au cou. la Dame surprise me dit surprenant d'appeler "invitée" une chanteuse qui a fait les Amériques. elle tourne la tête sur le coté comme le font les Précieuses, elle me demande d'ailleurs comment je peux tout savoir tout mieu que tout le monde. Je ne releve meme pas la tete en lui rappelant que je suis payée pour ça, la renseigner sur une chanteuse inconnue, lui trouver des livres de bouts de gondole, trouver le pavé qui l'accompagnera sur la plage. Je suis payée pour ça.

Voila que la dame me fait prendre en grippe une fille dont j'ai le cd à coté de moi et dont j'aimais la voix qui "pisse par loin" selon un collégue. La Dame me demande comment faire pour avoir une place, je parle de la rencontre que je sais complète et elle me remet une couche qu'elle est l'amie du père la chanteuse. Mais putain de Bordel, c'est un CHANTEUR !! Et c'est une rencontre pas un CONCERT.

Sauvée par l'arrivée d'un autre lecteur. Le soir arrive et le CHANTEUR arrive aussi. Zen, le type n'est pas comme sur les affiches, il se ballade, il parle du hasard qui lui permet de faire de sa passion son métier, il est presque timide. Un bon moment avec un mec simple dans un monde commercial qui sait faire du fric avec sa passion.

Nous commençons à ranger la salle, aprés des mauvais souvenirs d'une Sophie un peu Grande, d'un pur moment avec Ange, on range et c'est tout. Nous nous retrouvons un peu entre collègues, c'est sympa et voilà le monsieur Chanteur qui se joint à nous et s'entame une conversation des plus simples autour d'un verre.

le 10 novembre

66 et 400 grammes. Nathan ne décolle carrement plus de son ordinateur, je me réveille, il est dessus, je rentre du travail, il est dessus, je me couche, il est dessus, je suis réveillée la nuit par des flash blancs, il est dessus. J'ai la sensation d'etre grosse et moche pour qu'il accorde autant de temps à un objet et ne s'aperçoit meme pas que je suis la. Nous ne parlons meme plus, il ramene toujours la conversation à un programme, un ecran et j'en ai vraiment plus rien à faire. Ce silence, il ne faut pas que je mette de musique dans MA maison, me fait réfléchir et réfléchir, tourner mes pensées vers des décisions à prendre. Seuls mes sentitments pour lui me demandent de lui laisser encore du temps, de regarder qu'il change, qu'il fait des efforts mais en tant que femme, j'ai jamais été autant négliger que ça.

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September 26, 2009

Raccaille ?

Les mômes se sont installés sur les rebords des fenêtres de la médiathèque. Evidemment il fait beau, et tout en jeu de l'adolescence, les filles crient et les garçons friment. Et d'autres arrivent, survetement et casquette et cette demarche un peu con de balancement. Rien d'exceptionnel que des mômes dehors.

Mais voila je ne suis pas patiente. Assis sur le bord de la fenetre, les cognements répétés sur la vitre s'amplifient dans le silence de la médiathèque. Et d'enervement de ce bruit répétitif, des scooters allant le long des vitres, je sors en leur demandant s'ils peuvent pas être calmes cinq minutes et bouquiner un peu.

Et voilà une dizaine d'ado qui découvrent la médiathèque bruyamment et moi qui retourne dans mon boulot. Plongée mon travail, je suis brusquement étonnée du silence alors qu'une dizaine d'ado sont dans les murs. Je me lève et ne les trouve pas, je pousse jusqu'au coin des petits et voila que devant moi, une dizaine d'ado qui sont vautrés dans les coussins, sont plongés dans la lecture d'album enfant ou de BD.



Et depuis je les voie tous les jours !!!



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September 26, 2009

Evoquer l'allemagne, me ramene en RDA

Lorsque je vivais en RDA, je pouvais tout faire : de l'informatique, du sport, des trucs et des machins. Fille d'ouvrier en France, galère, de l'autre coté du mur, je pouvais. Enfant, je ne savais rien des histoires des adultes. Je devinais des choses. Il me manquait des choses.

Faisant partie de la jeunesse de RDA, je portais le foulard rouge en chantant des chansons que je ne comprenais pas mais je chantais à tue-tête. Je dormais dans un grand dortoir ou les français cotoyaient des roumains, des polonais et des yougoslaves. Amis, amitié de l'enfance et des jeux, et l'allemand que j'apprends au long des années quand l'ami repond dans le français qu'il apprend de moi.

Année, année, le mur passé er repassé, les piscines géantes, les chants autour des feux de camps dans nos langues respectives. Les rires, et on s'en fout de qui est l'autre, on partage les moments d'enfance parceque les grands ne veulent pas que ça recommence, ils veulent que nous nous connaissions, on ne tuera pas celui avec qui le pain est partagé.

Année, adolescence, nous grandissons dans des amitiés solides qui chaque été se consolident ; des allemands, des roumains, des yougoslaves. Nous faisons des projets, on invente demain : Thomas ne verra jamais la Tour Eiffel, son rêve et nous lui ramenons toutes les Tour Eiffel que nous trouvons. Pavle aime Hilde.

Passe, passe le temps. Adulte maintenant, les lettres s'échangent. Je ne peux plus aller en RDA, je suis trop grande pour pouvoir courir le long des lacs, chanter autour du feu de camp en allemand, en roumain. Marie est partie en Yougoslavie revoir les amis.

Les amis avec qui autour d'une table nous partagions un repas. Enfants riants sur les bords d'un lac allemand. Ils se sont entretués quand les grands ont voulu s'appeler Serbie, Croatie, Montenegro. Ils se sont tués. Je garde les photos ou nous rions, ou nous jouons, les méches blondes emmelées au dessus d'un jeu. Je garde les photos d'adultes qui me racontent qu'ils sont serbes, qu'ils sont croates, qu'ils ne sont plus les enfants yougoslaves.

Couché, les amis, sur le sol, pour toujours. Oublié les moments partagés, l'arme à la main. Oublié les rires autour du feu, la haine au coeur. Tout recommence toujours alors ?

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September 24, 2009

Montpellier

Je vais me permettre d'en remettre une couche.

Mon amie d'enfance et de toujours est à la recherche d'un F3 dans Montpellier. Elle vit actuellement avec son petit habitant dans son bidon, sa fille et son copain dans un F2 pas vraiment salubre

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September 24, 2009

Pas de titre,

C'est Lointaine qui a réveillé en moi un souvenir ..........Lointain?

Dans l'endroit ou je travaillais avant, nous recevions les livres du dépôt légal de la BNF et nous devions les trier et leur trouver une destination dans ce que nous appelons les CADISt (Centre d'acquisition et de diffusion de l'information etc etc). SIgle bien intello pour juste oublier des livres dans un endroit.

Je travaillais dans une équipe formidable, des Pros et la bonne humeur nous permettait de travailler toujours en riant, s'amusant. Nous avions une grande grande salle où nous déballions les livres de ce dépôt légal, puis nous les feuilletons avant de choisir leurs bibliothèques de destination.

Un matin, dans la bonne humeur quotidienne, je riais en descendant vers cette grande salle. Les livres deja s'empilait sur la table et je répondais aux vannes de mes collégues tout en effectuant mon travail. Et puis un livre dont j'ai perdu le titre.

Ce livre. je me suis assise en souriant tandis que chacun s'affairait à ses livres. Et j'ai ouvert le mien. Des photos en noir et blanc de femmes et d'enfants, des photos presque banales, des photos quotidienne de la vie : un enfant dans les bras d'une femme, une vieille femme qui parlent à une petite fille. Et pourtant deja, j'ai froid et j'ai plus envie de rire. Devoir de mémoire écrivent certains. Alors je tourne les pages et j'ai plus envie de rire. Des photos de trains le long de voie ferrée, des photos comme un voyage le long d'une voie férrée. Un voyage dans notre histoire.

Et puis revoila la petite fille, on devine qu'elle court, qu'elle joue. La vielle dame est assise sur le bord d'un talus le regard au loin. La jeune femme n'a plus son bébé dans les bras, elle semble lasse. Et moi, je pleure.

Ce sont les photos que les nazies ont pris. Les annotations sont un poignard, et font terriblement mal. Le photographe aimait la photo, et prenait des photos le long de ces convois comme nous en prenons lors de nos vacances.

Il faisait des photos. Il les emmenait à la mort. Prenait des photos car il aimait la photo. j'ai beaucoup pleuré en fermant ce livre qui a trouvé sa place à un endroit ou chacun pourra le livre. Regarder

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September 18, 2009

Le traumastime de l'adoption

"Le traumatisme de l'adoption", je n'ai retenu que cette phrase de l'Office de ce matin. Dans le milieu des bibliothèques, l'Office est un moment ou nous parlons des livres que nous avons lu. Un libraire nous "prête" des livres que nous dévorons puis nous décidons ce que nous gardons.

Il y avait ce matin, l'Office jeunesse avec ses contes, ses romans jeunesse, ses albums. Important un album pour enfant, il peut ouvrir sur le monde en abordant des thèmes difficiles à travers le dessin.

Nous voici donc ce matin à regarder, bavarder sur l'adoption dans l'Album. Et voici mes collègues évoquaient le traumatisme de l'adoption. Et bla bla bla, l'adoption ça fait mal. C'est vrai que rester dans un mouroir, c'est tellement mieu. Une maman qui aime telllement son enfant qu'elle prefere lui donner une autre vie, c'est sur c'est pas bien.

Je me suis simplement souvenue d'Aout dernier, mes soeurs et moi dans la piscine avec mon frère. Mon frére pas génétique. Mon frére. L'amour est un lien à créer, à nouer er renouer, il y a tellement de mots, de regards, de gestes pour dire l'amour.

Mon frère pas génétique, mon frère juste d'amour. Mon frère pas de ma mére, pas de mon père, juste de ce putain d'amour qu'on avait de lui et qui fait écrire Mon Frère. "Le traumatisme de l'adoption", certes nous ne l'avons même pas adopté, on l'a juste aimer, on a juste fait de notre maison sa maison, on a juste construit des moments à nous.

Certes mon sang n'est pas son sang, mais sa vie partage nos vies. Sa, Ma, Notre.

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September 10, 2009

Il se passe quoi ?

Il va falloir que je me réveille, elle plane de nouveau autour de moi.
Je m'en fous, je suis dans le coton tous les jours, à chaque instant.Je fais les gestes par habituel et sans réfléchir parceque c'est mon corps, une machine qui exécute et moi, enfin Moi, je suis repliée dedans, tout au fond

Je pense à des toiles blanches à peindre et d'autres que je veux recommencer, je pense au couleurs, aux matière mais voila, Moi, je suis tout au fond de mon corps et quand je me penche au bord de mes yeux, tout bascule, tout tourne. Je me demande si je vais tomber et je préfére m'asseoir et oublier le moment Instant.

Mais qu'est ce que j'ai ? ça m'inquiete d'etre comme ça. J'execute machinalement mon travail, un sourire mécanique au lèvres et sans raison, je m'emporte quand un mot dit, me réveille un instant et me permet de réagir. J'ai le sentiment qui se passe des choses autour de moi, des choses qui font bouger les choses et moi, j'écoute gentillement, la tête dans le brouillard.

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