Mon sourire, je le sème sur les sommets des monts

Dans les lits des rivières engourdies par l’hiver,

Sur chaque souffle du vent, sur les vagues en colère

Dans mes poèmes d’amour et sur mon testament.



Mon sourire, je le sème sur ces visages usés

Par les intempéries des années incertaines

Pars ces momies vivantes au visage décoiffé

Et dans toutes les mémoires élevées par la peine.



Mon sourire, c’est le chant,

Le doux chant du printemps,

Un sourire innocent

Un doux sourire d’enfant...