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Récemment replonger dans l'univers de "Fondation"(1) à la suite d'une discussion littéraire (ça m'arrive) il m'est revenu en mémoire les principes même de la fiction délivrée par Asimov avec une plume extraordinaire (bien qu'à mon avis il s'agissait au moins en partie d'une machine à écrire). Dans cet univers des plus futuriste, l'Homme a conquis la galaxie dans son intégralité et règne sur tous les systèmes naturellement habitables ou terra-formés.
L'élément central de l'oeuvre est une science - inventée pour l'occasion par l'auteur - qui permet de prédire les évolutions sociales future. La psychohistoire (c'est le nom de la science sus-citée) ne fonctionne que pour des nombres d'individu très important (ici la population galactique (rien que ça !)) car elle repose sur le principe qu'un unique individu a un impact sur la collectivité inversement proportionnel à la taille de cette collectivité (plus il y a de monde dans un groupe, moins un individu seul peut modifier le comportement de ce groupe) ; une sorte d'inertie du groupe.
Sa science est tout de même très limitée - d'abord par la taille minimum du groupe étudié, mais aussi - par l'influence de l'observation/la mesure sur l'observé/le mesuré. Le comportement de la collectivité est modifié par les prévisions des psychohistoriens.
Enfin bref, je ne saurais résumé dans un email ni le contenu ni la forme des livres de "Fondation". Au bout de quelques minutes de réflexion, je me suis demandé : "Un groupe est-il vraiment plus prévisible qu'un individu ? Est-ce que l'orientation actuelle de nos connaissances et de nos sciences favorise les prévisions pour des comportements collectifs ou individuels ?" Dans les sciences "dures" (qui sont parfois plus faciles) on trouve des problèmes relativement proches : le fonctionnement d'un neurone isolé est beaucoup mieux compris que celui du cerveau dans son ensemble ; on sait prévoir le comportement d'une casserole d'eau beaucoup mieux que celui d'une molécule d'eau. Pour les neurones il y a de nombreuses interactions qui rendent les choses plus complexe à grande échelle alors que pour l'eau on moyenne les comportements. Tout dépend de la manière de passer du niveau de l'élément isolé à celui du groupe.
Une question parmi beaucoup d'autres qui aurait put surgir de ma tête...
(1)Fondation est un cycle de roman non moins réputé que le cycle de Dune (par Frank Herbert) dont la lecture peu être assez difficile en une fois - mais qui par son découpage se prête bien à une lecture étalée. Asimov très connu pour son aspect hard-science (science fiction ultra réaliste du point de vue scientifique) s'éloigne ici un peu de cette catégorie dans laquelle l'ont placés de nombreux critiques littéraires.
PS : je viens de m'apercevoir que mes millets commencent souvent par "Récemment", "M'ayant récemment", "Étant récemment",...
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