Black and White Rainbow Published on February 27, 2009
by Black and White Rainbow

Black and White Rainbow's blog

Browse posts
Une question de point de vue
Posted on June 11, 2009
Get a smarter-er browser...
Posted on March 29, 2009
Les palindromes...
Posted on March 18, 2009
Command-fu, let's get geeky...
Posted on March 12, 2009
The big scary Google
Some music...
Posted on February 20, 2009
L'évolution d'internet...
Posted on February 7, 2009
Du groupe et des individus...
Posted on January 26, 2009
La limite du possible.
Posted on January 15, 2009

Keyword tags

internet
Google

More information

This post is public
Attribution + non Commercial + no Derivs
  1. Read 71 times

The big scary Google

Friday February 27, 2009 at 06:40PM

Au fil de mes pérégrinations réticulaires quotidiennes je suis tombé (ouch !) récemment sur quelques articles s'offusquant de, commentant, discutant, relativisant ou au moins constatant l'immensité de Google. Cette société qui a révolutionné le fonctionnement des moteurs de recherche (qui ont tous adopté un classement par pertinence) est maintenant dans une position dominante sur la quasi-totalité des secteurs du web. En effet les service proposés par Google sont nombreux (Gmail, YouTube, Google code, Blogger, Google news, Google reader, Picasa, Google maps, FeedBurner, Knol, Google Health, Google Apps, Google Sites, iGoogle, Google docs...) et très souvent de bonne qualité.

Le Géant du web inquiète ceux qui lui trouvent des ressemblances avec Big Brother mais aussi ceux qui s'effraient des monopoles. N'oublions pas qu'aux USA, les monopoles sont interdits par la loi anti-trust (n'étant pas expert en législation américaine...) car le capitalisme n'existe que par la concurrence (comme disait l'autre). Mes préoccupations sont différentes.

Au départ, le succès de Google provient de sa méthode de classement des résultats de recherche. Au fil des années, les algorithmes utilisés se sont raffinés aboutissant à une hiérarchisation encore plus impressionnante. Les webmaster faisaient leurs sites, y mettaient la forme, y ajoutaient du contenu. Ils doivent maintenant ajouter une corde à leur arc (comme disait Ulysse) ou un lame à leur canif (comme disait Mac Gyver). En effet, le (la ?) SEO (pour Search Engine Optimization) est une discipline à part entière. C'est donc les sites qui s'adaptent aux moteurs de recherches et non plus l'inverse. L'aspect gigantissime de Google impose un standard pour les moteurs de recherche (un moteur qui n'adopte pas ces standard, doit proposer une idée révolutionnaire ET géniale pour espérer avoir des utilisateurs) et donc au final un standard pour les sites web.

Un point de vue discutable certes, mais un point de vue quand même.

Tout d'abord, la taille de Google a du bon. Un petit moteur de recherche ne peut être satisfaisant. La centralisation des services(1) a un aspect pratique indéniable (c'est sur ce principe que repose Ubiquity). Mais, même le moteur de recherche de la compagnie californienne a des progrès à faire (toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie (et donc toute technologie discernable de la magie n'est pas suffisamment avancée) comme disait clarcke).

Google pourrait, par exemple, automatiser la recherche par synonymes. Je pense qu'il serait avantageux qu'une recherche sur "voiture" amène les résultats conjoints de "voiture" et "automobile" (le mot "car" renvoie sur 995M résultats (dont le premier est la page Wikipédia de "Automobile") alors que "automobile" n'accumule que 124M réponses (à peu près 8 fois moins)). Les sites utiliseraient surement un langage plus riche si la pénalité en baisse trafic n'était pas aussi élevée.

Google, en bon leader, commence à adapter le web à ses besoins. Au lieu de continuer à s'adapter au besoin de ses utilisateurs (ce qui lui a permis d'obtenir sa place de leader). Microsoft style ! Il reste tout de même une volonté de progresser vers toujours plus de services (Gears, Google chrome...) et de faire avancer le shmilblick chez le titan car il sait sa position plus fragile que les leaders d'autres domaines. Si l'arrogance de Microsoft (vis-à-vis de ses clients qui sont en fait des beta-testeurs) ne se transmet pas à Google, c'est qu'il est plus facile de changer de moteur de recherche que de système d'exploitation. La diversité des services change un peu la donne, car changer de moteur de recherche en même temps que d'adresse email, de plateforme de blog, de calendrier, d'agrégateur de nouvelles, de navigateur et d'éditeur de document en ligne, ça commence à faire beaucoup.

(1)La centralisation des services pose beaucoup moins de souci du point de vue de la vie privée que la centralisation des données (qui fait planer le spectre de Big Brother)

(La conversation continue : un email envoyé par un lecteur m'est parvenu)

Réaction assez rapide mais d'une mise en forme étrange (changement de police en cours de message) d'un lecteur à qui je laisse la parole (dans l'esprit) et que j'interromprais de temps en temps avec une indentation nulle.

Le 28 février 2009 15:02, un lecteur a écrit :
Salut BW,
Salut à toi !

Une précision : la loi antitrust ne veut pas ‹empêcher les monopoles› (dans l'esprit oui, en fait, non.) Elle veut empêcher l'abus en situations de monopole, au sens où elle prohibe les accords entre oligopoles qui se permettraient de restreindre le libre échange et la compétition, ou encore les pratiques abusives des secteurs en situation de monopole.
En gros, quand on est suffisamment petit, on peu faire des crasses à ses concurrents, alors que quand on est grand, non... Enfin c'est vrai que ce n'est pas une interdiction formelle, mais un frein important.

Parenthèse :
Au passage, je ne pense pas que ton idée de faire fonctionner par défaut un crawler avec la synonymie soit de si bonne augure : les gens n'ont qu'à mettre les bons mots-clés s'ils veulent être retrouvés... On ne demande pas à un logiciel dans une bibliothèque de marcher comme ça, par exemple. Ou alors la bibliothécaire a rajouté elle-même le mot-clé qui va bien. Ça force les gens à utiliser un certain thesaurus.
Les gens peuvent effectivement mettre des bons mots clefs, ce qui permet d'améliorer l'efficacité des recherches globalement. Mais les mots clefs ne constituent pas les seuls critères. Le contenu des pages est également important.

Par ailleurs, les synonymes ne recouvrent jamais la même réalité les uns les autres. Google devrait proposer une option pour afficher 5 “synwebonymes”. Un synwebonyme c'est un synonyme dans le cadre de la recherche Web : par exemple la traduction en anglais, un mot qui est souvent mis par paire avec celui qu'on vient de taper, etc.. Je pense que ce serait facile pour Google de mettre en place cette fonctionnalité. On pourrait même faire réfléchir les cherchants sur leurs recherches en affichant optionnellement la définition des mots qu'ils sont en train de chercher.
Le fait de mettre ce mode de recherche en option me convient totalement, je ne pense pas non plus que ce soit très difficile à coder. Une autre amélioration semblable qui pourrait être utile (et qui, dans une certaine mesure, se profile avec le web sémantique) est de proposer plusieurs colonnes de résultat si un mot à plusieurs sens (les recherches sur "rock" seraient partagées en colonnes sur la géologie et sur la musique (à moins bien sur que le mot "guitare" le suive)). Et on pourrait imaginer un système similaire pour améliorer la situations des bi/tri/quadri/...-lingues lors d'utilisation de mots possédants diverses origines ("car"(french) et "car"(anglais)).

: esèhtneraP

J'utilise Google, parce que Google polit son image de “bonne société” :
* excellents services : très rares problèmes de fonctionnement, service simple et tourné vers l'utilisateur, évolution des services lentes et stables
Tout à fait d'accord.


* écologie : Google essaye d'être le plus écolo possible. Ils ont même le projet fou de plonger leur serveurs dans la mer et d'utiliser le courant marin pour fournir l'électricité.
C'est vrai (on peut même ajouter que certaines sessions de surf remplace des déplacements automobiles), mais ça ne me pousse pas a plus utiliser google...


* travail : Google donne à ses propres employés d'excellentes conditions de travail (dont 2 repas gratuits par jour), c'est un point-clé dans la réussite de l'entreprise. Exemple : chaque développeur est payé pendant 10% de son temps de travail à... faire ce qu'il désire. Souvent, ça se traduit par des développeurs qui aident le logiciel libre, ou qui construisent... Google Docs !
Vrai également.


* rétention des données : on a encore vu aucune fuite de données personnelles chez Google, contrairement à Microsoft, Yahoo, et tous les autres géants de l'industrie.
* soutien aux logiciels libres : les logiciels libres fondent le Web d'aujourd'hui, et Google ne l'oublie pas : Google Summer of Code, Google Source, et dans une moindre mesure : soutien à Wikipédia, à Firefox...
Et dans une mesure bien moindre "Google code search" et Chrome



Je suis habitué à Google, j'aime son interface graphique, je suis satisfait de la qualité de ses résultats.
Du point de vue de l'interface, quand Google preview (extension Firefox qui ajoute une vignette du site à coté du résultat) n'est pas installée ça ne me plait pas tant que ça... Et si cette extension n'existait pas, j'utiliserai probablement plus Exalead qui intègre la fonctionnalité par défaut.
Par ailleurs, j'aime bien sa philosophie et son image de bonne société. Sur les cinq points donnés ci-dessus, Yahoo s'en tire avec 1/5... Microsoft avec 0/5. Ceci dit, même si le monde des méta-crawlers (Google, Yahoo, etc.) a un long avenir devant eux, je pense qu'il est intéressant aussi de regarder à côté, comme Wikia Search, le projet lancé par le fondateur de Wikipédia, Jimbo Wales, pour construire un moteur de recherche alternatif dépendant de ses utilisateurs dans sa construction (comme Wikipédia.)
Sans oublié les moteurs de recherche distribués (p2p search engine) qui ne sont pas encore au point, mais progressent. Pour Wikia Search, il faut savoir que Google s'en inspire un peu, notamment avec les boutons "up" et "delete" qui sont disponibles une fois connecté à son compte google.
To be continued...

Enfin, je suis extrêmement fataliste sur le caractère Big Brotherish de notre société. À la moindre tentative fascisante, il sera très simple de forcer Google et consorts à livrer nos plus intimes secrets numériques, si tant est qu'ils existent. Les lois anti-terroristes donnent déjà le ton. Si vous avez du temps à perdre, amusez-vous par exemple à aller sur Copains d'Avant, sur le profil de quelqu'un qui a renseigné son lieu d'habitation. Déplacez-vous sur la carte Google Maps jusqu'à près de chez vous. Vous aurez la surprise de voir apparaître une dizaine de voisins autour de vous, de voir leur parcours scolaire et leur trombine. Je pense que la première chose à faire, avant de s'inquiéter des dérives à la Big Brother, c'est d'éduquer les gens à maîtriser leurs données numériques.
C'est vrai qu'il y a un décalage trop important entre la puissance des outils disponible et la maitrise insuffisante de la majorité des utilisateurs.

Ciao,
translate into English

Add your comment

Reply to this comment

Edit your comment

Please sign in to post a comment Sign in now?


rss Latest comments – Subscribe to the feed of comments related to this post.

 

Català | Čeština nové | 中文 | Deutsch | English | Español | Esperanto | Ελληνικά | Français | Galego | Italiano | Nederlands | Português | More...