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December 1st, 07

A Louisa Paulin: Le Pays que tu m'as légué

 

Souvenirs d'hier

A perte de vue, la terre rouge

S'écaille dans le sang du labour

Sur le dos des collines

Innombrables vagues de soleil

Endormies

 

La frange d'un bosquet s'allonge

Au bord de l'étang esseulé

Feu vivant du crépuscule

où se ranime mon coeur

Souvenirs d'hier

 

Un ruisseau qui serpente

Lentement les prairies

Odorantes

Le chemin bordé d'arbres

Sauvages, désordonnés, murmurants

folâtre dans la combe

Ensorcelante

 

Terres rouges de Réalmont

Je vous aime

J'ai baigné ma plume

Dans l'encre de vos nuits

Longues et parfumées

Sages comme des miroirs

 

 

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December 6, 07

LA QUETE

 

 

Un songe fit de moi, le temps d'une nuit, une enfant très jeune, peut-être sept ou huit ans:

L'âge où l'on s'éveille à peine aux choses invisibles...

J'avais depuis longtemps un très cher compagnon, de jeux, de fous rires,

Et de courses à travers la campagne, les jambes écorchées par les ronces,

Les genoux bleuis par les chutes, les joues rougies par l'air vif...

 

Nous volions des moments passés ensemble aux devoirs à rendre pour le lendemain

Ou bien nous mendions à nos mères le droit d'aller à la ferme voisine chercher le lait tout frais 

Et nous découvrions les oeufs enfouis dans la paille des greniers par des poules peureuses...

Comme la vie nous était douce et complice, comme nous étions heureux!

C'était le temps d'enfance et des choses faciles, le temps de recevoir...

 

Mais le songe, lui, est cruel, il nous donne pour nous reprendre aussitôt

Sans que l'on puisse en saisir la raison, et mon ami disparût sans un mot.

 

Lorsque j'eus  harcelé de mes questions fiévreuses chaque passant,

Interrogé, vidée de ses habitants, sa maison abandonnée,

Je me sentis  happée par un gouffre sans nom:

Il n'était nul endroit où le chercher, nul lieu pour lui parler...

Mais comment se pourrait-il que, pour moi, il ne fut plus?

 

Nous possédions des demeures secrètes, semées à travers bois

Et vallons, le long des rivières: un tumulus de pierres moussues,

Un tronc d'arbre  creusé par le gel offrant un large espace,

Des entrelacs de lianes suspendues aux buissons épineux...

La foi d'une fillette est sans borne,

A cet instant commença ma quête.

 

C'est alors que je vis une grande lumière.

 

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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December 7, 07

LA QUETE II

Une intense lumière s'était levée,

Je ne savais pas vraiment où;

Je me trouvais à l'intérieur, habitée par une incroyable douceur ,

Mais je n'étais pas étonnée, ni troublée;

C'était nouveau, beau et merveilleusement attirant.

Je sentis qu'elle avait une source:

Je partis vers elle.

 

Je ne sentais plus le sol sous mes pieds,

Je marchais sur la lumière;

Lorsque je regardai vers le bas, je vis qu'il n'y avait plus rien

Que cette lumière dans laquelle je me déplaçais.

 

Alors que j'avançais à tâtons, je vis comme une poussière d'or

Voler tout autour de moi en petits nuages légers

Et scintillants...  A peine levai-je une main qu'une pluie

Dorée s'éparpilla sous mes yeux d'enfant  émerveillée;

Je voulais être pluie! Je voulais être nuage!

Je fus transportée par la joie d'être seulement

Cette pluie et ce nuage et je dansai, je jouai la pluie, le nuage et encore la pluie...

Je crus cesser d'exister...

 

Je ne savais pas encore que je venais de découvrir la vie.

 

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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December 8, 07

LA QUETE III

"QUI EST LA?"

Je tressaillis

Hors le jeu, j'avais tout oublié...

Et cette voix semblait surgir de partout à la fois...

Une voix douce et proche

Mais étrangère, inconnue

 

"QUI EST LA?"

 

-"Moi"...

-"Qui?"

-"Moi, moi!"

-"Quel est donc ton nom, Toi?"

-"Lola..."

-"Viens par ici, Lola!"

 

Je tournai la tète et je vis...

Un enfant de mon âge, mais avec un air tellement heureux

Qu'on ne pouvait détourner son attention de son visage lumineux

Et je dis:

-"Quel est donc ton nom?"

-"Gabriel"

-"Viens, Gabriel! Viens, s'il te plait..."

 

J'attendais, craintive, la réaction de l'étrange enfant

Mais il vint à moi, toujours souriant...

Je ne pus alors me retenir de partager sa joie

Qui franchissait si légèrement tous les obstacles

Et j'allai vers lui en courant, comme on fait à huit ans

Lorsque l'amour nous tend les bras, grands ouverts...

 

Combien de temps me tint-il au creux de son bras

Comme un nouveau né?

Je ne sais...

Je ne sentais plus ni souffrance, ni solitude, ni impatience...

Seulement l'apaisement infini que procure l'amour

Et l'incroyable hardiesse du refus de la douleur...

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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December 9, 07

LA QUETE IV

Gabriel et moi nous étions remis en route,

Je me laissais conduire, ma main au creux de la sienne,

Et la lumière  nous enveloppait tous deux.

 

-"Tu cherches quelqu'un?" me dit-il

Je me souvins de ma quète, de mon ami perdu,

Et je suppliai, au bord des larmes:"Tu sais où est Michel?"

-"Tous ceux qui cherchent passent un jour par ici"

-"Michel est passé par ici?" priai-je à nouveau

-"Tous ceux qui aiment passent un jour par ici,

Penses-tu que Michel y soit?"

 

Je restai muette, tant la question m'apparaissait obscure.

Jamais jusqu'alors je ne m'étais interrogée sur mon ami:

Jamais nous n'avions passé un jour l'un sans l'autre;

Sans hiers et sans lendemains,

La vie nous était évidente comme l'aube naissante

Le torrent qui s'amuse en riant au flanc de la montagne,

Nous étions les fils de la terre, nous étions rois!

 

Se pouvait-il que mon ami eut changé?

 

-"Toi-même, n'as tu pas changé ?" fit la voix de Gabriel

 

Cette interrogation fut plus douloureuse que la précédente.

Je ne désirais aucun changement...

J'avais pour seul but de retrouver mon ami,

Et retourner à nos jeux, notre enfance infinie...

 

-"Toi-même, n'as tu pas changé?"

 

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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December 11, 07

LA QUETE V

"Lola!"

Oh! cette voix!

"Lola?"

"Lola??"

Gabriel me sourit et dit: "va"

Puis: "Poursuis ta quète"

 

"Lola!!"

Je courus vers la voix de mon ami, tout en balbutiant son nom...

Mais les sons ne sortaient pas de ma bouche

Et mes jambes semblaient ne pas vouloir me porter;

Ainsi font les songes, qui ouvrent sur des mondes enchantés

Mais en interdisent l'accès.

 

La lumière, à son tour, me quitta

Je reconnus à cela que Gabriel avait dit vrai:

Le retour vers l'enfance m'était à jamais interdit.

Je m'assis et pleurai longtemps sur les jours disparus.

 

A suivre

 

 

 

 

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December 11, 07

LA QUETE SUITE ET FIN

Je m'éveillai à l'aurore

Par la fenêtre ouverte

La brise légère entrait à grands flots

Le matin crépitait déjà, irradiant un été heureux

Et quelque chose en moi s'émouvait de la force de la vie

 

J'entendis monter vers moi une mélodie inconnue

Le son clair d'un piano, le chant fougueux du bonheur

S'élançant, jeune et assuré, insaisissable et radieux

Au delà des confins du monde.

 

Alors je me souvins d'un songe:

Pendant quelques heures, j'avais été une fillette

De sept ou huit ans

L'âge auquel on s'éveille à peine aux choses invisibles

Je revis ma danse dans la douce poussière dorée

Et mon adieu à l'enfance...

 

Je compris alors que le monde avait été créé sans limites

Que la quête serait sans fin, comme lui:

Que je te chercherais toujours,

Toi qui joues la même partition que moi

Qui sais l'instant où le piano murmure,

Celui où il se tait.

 

 

 

 

 

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December 13, 07

FLEURS COUPEES

Oh! Champs de joie

Où j'ai puisé

A pleines brassées

Des fleurs du soir

 

Soleils mourants

Vos cieux révèlent

Des cathédrales

Et des ciboires

 

Les fleurs coupées

Reposent

Sur un lit

De roses

 

 

 

 

 

 

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December 21, 07

HEINRICH IGNAZ FRANZ BIBER: Sonate pour violon (voir documents audio)

Heinrich Ignaz Franz Biber

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Heinrich Biber

Heinrich Ignaz Franz Biber — né le 12 août 1644 à Wartenberg (aujourd'hui Stráz pod Ralskem, en République tchèque), mort le 3 mai 1704 à Salzbourg — est un violoniste et compositeur autrichien.

Sommaire

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Sa vie [modifier]

Il reçoit sa formation principale de Johann Heinrich Schmelzer. Avant d'être nommé maître de chapelle auprès du prince évêque de Salzbourg en 1684, il occupe des postes à Olmütz et Kremsier, en Autriche. Violoniste virtuose, il est aussi un grand compositeur de toutes sortes d'œuvres. Il est anobli par l'empereur Leopold Ier « von Bibern » pour son mérite de violoniste et compositeur.

Technique [modifier]

Dans certaines de ses œuvres, il utilise la scordatura (technique du violon désaccordé). On baisse, ou on hausse, une ou plusieurs cordes, afin de pouvoir jouer avec une technique seulement développée aux XIXe siècle, sur deux, trois ou quatre cordes. De plus, cela donne des effets sonores étranges, un effet recherché pour donner du caractère à une œuvre. Aucun autre violoniste avant lui n'a autant utilisé le jeu sur deux ou plusieurs cordes. Il parvenait avec facilité à jouer en septième position, une technique que Arcangelo Corelli considérait comme impossible.

Les genres [modifier]

Plus que tout autre violoniste, il a composé de nombreuses messes, deux opéras, des musiques pour instruments à vent.

Quelques œuvres [modifier]

  • Huit sonates pour violon.
  • Deux Requiem
  • Deux opéras
  • De nombreuses cantates
  • Missa Sancti Henrici
  • Missa Salzburgensis
  • Missa Bruxellensis
  • Missa Christi resurgentis
  • Sonate le veilleur de nuit
  • Sonata « la battalia »
  • Mensa sonora ; Musique de table pour deux violons, alto et basse continue
  • 12 sonates « Sonatae Tam Aris Quam Aulis » pour six à huit instruments
  • 12 sonates « Fidicinium sacro-profanum »
  • 12 sonates « Harmonia Artificiosa »
  • Des musiques pour usages divers comme « Die liederliche Gesellschaft von allerley Humor »
  • La « Sonata representativa » dans laquelle sont imitées des voix d'animaux.
  • 15 sonates du Mystère (Rosenkranzsonaten), toutes (sauf la première) pour violon accordé différemment
    Voir plus bas l'accord (scordature) du violon pour ces sonates. Une passacaille pour violon seul a été ajoutée après par Biber.

Voir aussi [modifier]

Liens internes [modifier]

Liens externes [modifier]

 
 
 
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December 22, 07

Pour tous mes amis d'Ipernity, mon cadeau de Noël

 

D'abord, passez tous de bonnes fêtes!

Je veux partager avec vous un très beau texte de la Bible: le Cantique des Cantiques 2;8-14

"Voici mon bien-aimé qui vient! Il escalade les montagnes, il franchit les collines, il accourt comme la gazelle, comme le petit d'une biche.

Le voici qui se tient derrière notre mur; il regarde par la fenêtre, il guette à travers le treillage. Mon bien-aimé a parlé; il m'a dit:

"Lève-toi, mon amie, viens, ma toute belle. Car voici que l'hiver est passé, la saison des pluies est finie, elle s'en est allée.

Dans la campagne, les fleurs apparaissent. Le temps des chansons arrive. Le roucoulement de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.

Le figuier forme ses premiers fruits, la vigne en fleur exhale son parfum.

Lève-toi, mon amie, viens, ma toute belle! Ma colombe, blottie dans le rocher, cachée dans la falaise, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix; car ta voix est douce, et ton visage est beau."

Je peux témoigner que c'est ainsi que se manifeste l'Amour de Dieu pour l'humanité, en particulier en ce jour de Noël:

Il nous donne la Joie, la plus haute et la plus intense forme de bonheur, même si elle se manifeste le plus souvent lorsque la souffrance nous amène à rechercher éperdument juste un peu de cet Amour, un peu de cette Joie... pourvu que nous l'ayons connu ne serait-ce qu'une fois, avant de mourir.

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December 31, 07

ATTENTE

Tes pas dans le désert

Par dessus les tois

L'immensité, le désert

Tes pas dans le sable brûlant

Tourbillonnant dans le vent de mes pensées

Saint-Exupéry écrit encore pour nous

 

Je te croise dans le souffle du Sud

Tes mains, mes mains se détachent

Je crie, mais trop tard, ton nom

Le Vent t'emporte loin, trop loin

Une rose s'ouvre chaque jour

Saint-Exupéry vole encore dans nos cieux

 

Je n'en peux, mais plus, de te retenir

Demain n'aura plus de ces voeux

Le coeur aura de ses raisons

Que le Vent arrache à mon amour

Dis "Quand reviendras-tu?"

Saint-Exupéry rêve

 

Ta planète te porte aux confins des horizons

J'aperçois ta longue écharpe rouge volant

Dans la Lumière bleue du Levant

La nuit mourant

Emporte dans ses flots mes balbutiements

Saint-Exupéry s'endort

 

Béa

 

 

 

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