A une petite fille triste Petite fille,

tu es si fragile,
gracile et délicate.

Je ne peux penser sans gêne
à la vie qui t’attend,
aux travers et dangers,
sans craindre pour toi,
que la vie te déçoive.

Petite fille,
grande promesse,
future jeune fille, femme, mère,
tu m’émeus.

Joue encore un peu,
berce ta poupée,
chantonne lui
un air doux et tranquille.
Dors en oubliant la ville.
Fais de beaux rêves,
de princes charmants et de fées.

Tu auras bien le temps
de croiser des géants,
des méchants,
des envieux,
et des fées carabosses.

Laisse s’éloigner les cris,
les vilains gestes
et les laides pensées.

Petite fille fragile,
cependant
tu es plus forte
qu’il n’y parait.

N’aie pas hâte de grandir,
laisse passer les impatients,
avance d’un pas tranquille,
vers la vie qui t’attend,
ce beau jardin
encore en friche.

Regarde droit devant.

L’hiver passera
Les printemps te feront fête.
Petite fille, patiente,
et un jour radieux,
tu deviendras

...une grande demoiselle !

Edou@rd B@lth@z@r