Quel dieu m'a condamné à cette humanité

Corps mortel et plombé mon coeur désespéré

Se souvient dans ses fibres d'une apre liberté ,

Et je ressens le ciel dans ce regard geolier .



J'ai mémoire d'anciens temps qui surgissent de l'ombre ;

S'étirent et se répandent au fond d'une ame sombre .

Sa poitrine soupire ,je ressens l'oppression

Et ne sait plus qui d'elle ou de moi est démon .



J'étais la liberté , le vent aux yeux de sable

Faisant danser les feuilles ,,je caressais les arbres ,

Et dans un seul élan j'affolais les nuages ;

Et grondais de plaisir avec les orages



J'allumais de la pluie le sabre etincelant ,

Reliant ciel et terre d'un amour foudroyant

Liberté ,,je glissais sur les rochers lichens

Recouvert par la brume immobile et sereine .



Je gardais les mystéres, éclats noirs des sapins

Silence grondant d'orage ,l'eau glaçée des torrents

S'écroulait en cascades d'écumantes fontaines .

Tout est moi ,je suis tout ,mais surtout pas humaine !



Quel dieu m'a condamné à l'immobilité ..........



Annick L . Octobre 08