About this blog

  • 27 posts
  • 13 420 visits
November 2009
  Sun Mon Tue Wed Thu Fri Sat  
  1 2 3 4 5 6 7  
  8 9 10 11 12 13 14  
  15 16 17 18 19 20 21  
  22 23 24 25 26 27 28  
  29 30            

Archives

Favorite blogs

ipernity's Blog
119 posts / 21 comments

November 6, 2009

J'ai la grosse tête.

Cette semaine ,j'ai la grosse tête, ma photo a été choisi par TEAM IPERNITY pour la page d'acceuil..

Elle se titre "para-mouille"

Alors pour cette semaine seulement , c'est Monsieur Villeneuve. lol..

Published at 11:46 ( 51 comments / 254 visits )
This post is public

June 8, 2009

Merci à Pi.air pour son reportage

Je remercie Pi.air pour son reportage sur ma galerie.

Voici l'adresse pour ceux qui voudraient le lire :

reportagesphotos.fr/A284-dossier-photo-andre-villeneuve-nous-emmene-en-pleine-nature.html



André Villeneuve

Published at 13:27 ( 6 comments / 677 visits )
This post is public

March 19, 2009

La mare aux reflets

Paisible reflet de sous bois
Serti de chants d'oiseaux.
Et cette lumière qui frôle les soies
D'un robe posée sur l'eau.
A l'ombre d'un doux vent
Je chaloupe nonchalament
Comblé, je m'envie
D'être si heureux aujourd'hui.

Published at 13:29 ( 16 comments / 770 visits )
This post is public

March 18, 2009

Y'A D'LA JOIE

Y a d'la joie
Bonjour bonjour les hirondelles
Y a d'la joie
Dans le ciel par dessus le toit
Y a d'la joie
Et du soleil dans les ruelles
Y a d'la joie
Partout y a d'la joie
Tout le jour, mon cœur bat, chavire et chancelle
C'est l'amour qui vient avec je ne sais quoi
C'est l'amour bonjour, bonjour les demoiselles
Y a d'la joie
Partout y a d'la joie

Le gris boulanger bat la pâte à pleins bras
Il fait du bon pain du pain si fin que j'ai faim
On voit le facteur qui s'envole là-bas
Comme un ange bleu portant ses lettres au Bon Dieu
Miracle sans nom à la station Javel
On voit le métro qui sort de son tunnel
Grisé de ciel bleu de chansons et de fleurs
Il court vers le bois, il court à toute vapeur

Y a d'la joie
La tour Eiffel part en balade
Comme une folle elle saute la Seine à pieds joints
Puis elle dit:
" Tant pis pour moi si j'suis malade
J'm'ennuyais toute seule dans mon coin"
Y a d'la joie
Le percepteur met sa jaquette
Plie boutique et dit d'un air très doux, très doux
" Bien l'bonjour, pour aujourd'hui finie la quête
Gardez tout
Messieurs gardez tout"

Mais soudain voilà je m'éveille dans mon lit
Donc j'avais rêvé, oui, car le ciel est gris
Il faut se lever, se laver, se vêtir
Et ne plus chanter si l'on n'a plus rien à dir'
Mais je crois pourtant que ce rêve a du bon
Car il m'a permis de faire une chanson
Chanson de printemps, chansonnette d'amour
Chanson de vingt ans chanson de toujours.

Y a d'la joie
Bonjour bonjour les hirondelles
Y a d'la joie
Dans le ciel par dessus le toit
Y a d'la joie
Et du soleil dans les ruelles
Y a d'la joie
Partout y a d'la joie
Tout le jour, mon cœur bat, chavire et chancelle
C'est l'amour qui vient avec je ne sais quoi
C'est l'amour bonjour, bonjour les demoiselles
Y a d'la joie
Partout y a d'la joie !



Charles Trenet 1937

Published at 14:40 ( 16 comments / 554 visits )
This post is public

February 17, 2009

Fou d'Elsa (extrait)


Il y a des choses que je ne dis a Personne Alors
Elles ne font de mal à personne Mais
Le malheur c'est
Que moi
Le malheur le malheur c'est
Que moi ces choses je les sais

Il y a des choses qui me rongent La nuit
Par exemple des choses comme
Comment dire comment des choses comme des songes
Et le malheur c'est que ce ne sont pas du tout des songes

Il y a des choses qui me sont tout à fait
Mais tout à fait insupportables même si
Je n'en dis rien même si je n'en
Dis rien comprenez comprenez moi bien

Alors ça vous parfois ça vous étouffe
Regardez regardez moi bien
Regardez ma bouche
Qui s'ouvre et ferme et ne dit rien

Penser seulement d'autre chose
Songer à voix haute et de moi
Mots sortent de quoi je m'étonne
Qui ne font de mal à personne

Au lieu de quoi j'ai peur de moi
De cette chose en moi qui parle

Je sais bien qu'il ne le faut pas
Mais que voulez-vous que j'y fasse
Ma bouche s'ouvre et l'âme est là
Qui palpite oiseau sur ma lèvre

O tout ce que je ne dis pas
Ce que je ne dis à personne
Le malheur c'est que cela sonne
Et cogne obstinément en moi
Le malheur c'est que c'est en moi
Même si n'en sait rien personne
Non laissez moi non laissez moi
Parfois je me le dis parfois
Il vaut mieux parler que se taire

Et puis je sens se dessécher
Ces mots de moi dans ma salive
C'est là le malheur pas le mien
Le malheur qui nous est commun
Épouvantes des autres hommes
Et qui donc t'eut donné la main
Étant donné ce que nous sommes

Pour peu pour peu que tu l'aies dit
Cela qui ne peut prendre forme
Cela qui t'habite et prend forme
Tout au moins qui est sur le point
Qu'écrase ton poing
Et les gens Que voulez-vous dire
Tu te sens comme tu te sens
Bête en face des gens Qu'étais-je
Qu'étais-je à dire Ah oui peut-être
Qu'il fait beau qu'il va pleuvoir qu'il faut qu'on aille
Où donc Même cela c'est trop
Et je les garde dans les dents
Ces mots de peur qu'ils signifient

Ne me regardez pas dedans
Qu'il fait beau cela vous suffit
Je peux bien dire qu'il fait beau
Même s'il pleut sur mon visage
Croire au soleil quand tombe l'eau
Les mots dans moi meurent si fort
Qui si fortement me meurtrissent
Les mots que je ne forme pas
Est-ce leur mort en moi qui mord

Le malheur c'est savoir de quoi
Je ne parle pas à la fois
Et de quoi cependant je parle

C'est en nous qu'il nous faut nous taire

Louis Aragon
(1963)



Fou d'Elsa (extrait)

Published at 15:48 ( 30 comments / 1017 visits )
This post is public

February 9, 2009

Déjeuner du matin

Déjeuner du matin

Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s’est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis
Son manteau de pluie
Parce qu’il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j’ai pris
Ma tête dans ma main
Et j’ai pleuré.



Jacques Prévert

Published at 18:13 ( 62 comments / 1383 visits )
This post is public

February 8, 2009

L'effet de la couleur rouge sur les amoureux

A travers cinq expériences différentes, Adrew Elliot

professeur de psychologie et Daniela Niesta ont

démontré que la couleur pouvait être un facteur

déterminant dans le jeu amoureux. Les résultats

prouvent clairement que le rouge est la couleur qui

suscite le plus d’intérêt chez l’homme lorsqu’il est

porté sur une femme. Le plus incroyable étant que

l’homme lui même ne s’en rend pas compte, pour

les chercheurs il s’agit là d’un héritage de notre

passé qui se manifeste.

Il s’agit de la première analyse empirique qui

enquête sur le rouge et son influence dans les

histoires d’amour de notre société. Du rouge ocre

qui était utilisé lors des rituels anciens au rouge

flashy des quartiers "rouges" des villes européennes

en passant par le cœur rouge symbole de la Saint

Valentin, la couleur du sang est viscéralement lié

aux passions et romances de l’humanité depuis des

millénaires. L’étude elle se réfère à des documents

scientifiques sur les effets de la couleur sur le

comportement dans le contexte de relations

sociales.

Published at 10:14 ( 38 comments / 1053 visits )
This post is public

January 31, 2009

Origine de Cupidon

Cupidon, c'est le désir amoureux personnifié!

Dans la mythologie romaine, on prête à

Cupidon à peu près la même origine et la

même histoire qu'au dieu grec de l'amour Éros.

Cupidon , vient du latin cupido,-inis,

terme poétique désignant le désir, l'envie.

Cupidon, c'est le désir amoureux personnifié.

Cupidon est souvent représenté sous la forme

d'un enfant d'environ sept ans, l'air désœuvré,

mais malin : armé d’un arc et d'un carquois

rempli de flèches, quelquefois d'une torche

allumée ou d'un casque et d'une lance ;

couronné de roses, emblème des plaisirs.

Tantôt, il est aveugle, car l'Amour n'aperçoit

pas de défauts dans l'objet aimé ; tantôt il tient

une rose d'une main et un dauphin de l'autre.

Quelquefois on le voit entre Hercule et

Mercure, symbole de ce que peuvent en

amour la valeur et l'éloquence. Parfois il est

placé près de la Fortune ayant comme lui un

bandeau sur les yeux. Il est toujours peint av

ec des ailes, et ces ailes sont de couleur

d'azur, de pourpre et d'or. Il se montre dans

l'air, le feu, sur la terre et la mer. Il conduit des

chars, touche la lyre, ou monte des lions, des

panthères et quelquefois un dauphin, pour

indiquer qu'il n'y a point de créature qui

échappe au pouvoir de l'Amour.

Il n'est pas rare de le voir représenté de sa

mère qui joue avec lui, le taquine

ou le presse tendrement contre son

cœur

.
(ci-dessus à gauche: Cupidon, d'Adolphe-

William Bouguereau (1825-1905))

La légende de Cupidon et Psyché

Cupidon s'éprit d'une violente passion pour

une simple mortelle, Psyché, princesse d'une

beauté ravissante ; et il voulut devenir son

époux. Longtemps Vénus fit opposition à ce

mariage, et soumit Psyché à de difficiles et

presque insurmontables épreuves. Enfin,

Cupidon alla se plaindre à Jupiter qui se

déclara pour lui

. Mercure reçut l'ordre d'enlever au ciel Psyc

hé qui, étant admise en la compagnie des

dieux, but le nectar, l'ambroisie, et devint

immortelle. On prépara le festin des noces.

Chaque dieu y joua son personnage ; Vénus

même y dansa. Plus tard Psyché mit au monde

une fille qu'on appela Volupté. La fable de

Psyché (mot grec qui signifie âme) a inspiré

Apulée, La Fontaine, le poète V. de Laprade,

le grand peintre Baron Gérard, etc.

Même si les origines de la Saint-Valentin

semblent floues, les cours, les fleurs, les

cartes, les poèmes et les cupidons

sont, depuis des années, les

signes de cette fête.


(ci-dessus, à droite: Cupidon et Psyché,

sculpture d'Antonio Canova)



Published at 06:43 ( 14 comments / 632 visits )
This post is public

January 30, 2009

Les symboles de la St valentin

-



Chaque fête a ses symboles et ses traditions.

À Noël, on voit le père Noël, les rennes, les

sapins, l’étoile, le rouge et le vert par exemple

. La Saint-Valentin a également ses

symboles. Quels sont-ils et pourquoi les avoir

associés à cette fête de l’amour

.

Les couleurs de la Saint-Valentin

Lorsque la Saint-Valentin approche et que l’on

se promène dans les magasins pour trouver

nos cadeaux et nos décorations pour cette

fête, on remarque que trois couleurs

reviennent continuellement. Le rouge, le rose

et le blanc.

Le rouge symbolise la loyauté, le dévouement

et l’amour. Le rose quant à lui représente la

tendresse et le blanc la pureté.



Les fleurs

Les fleurs font également partie de cette fête

de l’amour plus spécialement la rose. Pourquoi

les roses? Car il s’agissait des fleurs

préférées de la déesse romaine de l’amour,

Vénus.

Comme les couleurs de la

Saint-Valentin, chaque couleur

de rose a sa propre

signification.

Rose rouge : amour, force des sentiments

Roses sans épines : début d'attachement

Rose orange : passion

Rose rose : amour secret, charme et douceur

Rose blanche : pureté, unité et humilité, je suis digne de toi

Rose jaune : je vous aime, mais je ne sais pas si ce sentiment est réciproque

Roses rouges et blanches : union

En connaissant les différentes significations,

votre bouquet de roses pourrait tout à coup

être porteur d’un message très précis.



Les coeurs

Dans ce temps-ci de l’année, les cœurs sont

partout. Pourquoi les cœurs? Depuis toujours,

on a associé le cœur à l’amour, car c’est

celui-ci qui bat à tout rompre lorsque nos yeux

croisent la personne que l’on aime. Il a

toujours été associé aux sentiments amoureux.

Fait intéressant, les Romains croyaient que

notre âme se trouvait dans notre cœur.



Le chocolat et les bonbons

Le chocolat et les bonbons sont

des cadeaux qui se donnent

régulièrement à la Saint-

Valentin. Ils sont souvent offerts

dans une jolie boîte en forme de

coeur. Le chocolat

comparativement a

ux bonbons a, selon les scientifiques, des

propriétés aphrodisiaques, qui font donc de lui,

un cadeau traditionnel.



La dentelle et les rubans

La dentelle et les rubans sont également

présents dans cette fête. Ils sont

habituellement utilisés pour décorer les boîtes-

cadeaux et les cartes. Le mot dentelle vient du

latin « laqueare » qui signifie attraper. On s’est

donc mis à croire que la dentelle pourrait «

attraper » le cœur de la personne que l’on aime.

Si on recule dans le temps, les femmes

confectionnaient leur mouchoir avec de la

dentelle. Ce mouchoir était ensuite utilisé pour

signifier à l’homme de leurs rêves qu’elles le

trouvaient de leurs goûts et pour les inciter à

leur faire la cour. Pour leur signifier leurs

intentions, les femmes laissaient tomber leur

mouchoir devant l’homme en question.

La dentelle et les rubans ont donc été

rapidement associés à l’amour.



Les bagues

Pour plusieurs, la Saint-Valentin est le

moment idéal pour se fiancer. De

nombreuses bagues ont alors été

offertes lors de cette journée. Elles sont

donc devenues un des symboles de la Saint-

Valentin.

Selon les croyances, une bague de fiançailles

offerte lors de cette journée procurait au

couple un amour fort et durable.



Les XXX

Lorsque l’on signe une carte, on

ajoute souvent XXX en bas de notre

signature. Les trois x représentent

pour nous des baisers. Pourquoi un x?

Cette tradition a vu le jour à l’époque

médiévale. Plusieurs gens à l’époque

ne savaient pas écrire. Lorsque ceux-ci

devaient signer des documents importants, ils

apposaient un x à la place de leur signature

pour indiquer qu’ils étaient d’accord avec ce

qui était écrit. Le x n’était pas suffisant pour

prouver la sincérité de la personne. Celle-ci

devait donc embrasser le x devant témoins

. Les gens ont donc rapidement associé le x à

un baiser.

Pourquoi avoir choisi le x comme signature?

Plusieurs croient que cette lettre de l’alphabet

grec a été choisie, car celle-ci était souvent

utilisée pour représenter le Christ et parce que

les gens devaient prêter serment au nom du

Christ.

C’est donc de là que vient la tradition d’ajouter

des XXX lorsque l’on signe une carte.



Published at 19:37 ( 32 comments / 1264 visits )
This post is public

January 24, 2009

Tintin a 80 ans

Tintin et son fidèle compagnon Milou ont fêtés ce

samedi 10 janvier leurs quatre-vingts ans. Plus de 30

ans après sa dernière aventure signée Hergé, le

célèbre reporter continue d'engranger les succès. Et

devrait encore prospérer grâce, notamment, à une

trilogie hollywoodienne.

Tintin, le seul reporter qui ait accédé à la célébrité

internationale sans jamais avoir écrit d'article, fête ce

week-end ses 80 ans, fort d'un succès toujours aussi

incontesté dans le monde.

C'est le 10 janvier 1929 que le plus illustre

personnage de la bande dessinée belge fit son

apparition --en route pour l'URSS, au pied d'un

wagon en partance pour Berlin, sa première étape--

dans Le petitVingtième, supplément hebdomadaire

d'un quotidien ultra catholique bruxellois, Le

Vingtième Siècle.

Georges Prosper Remi, dit Hergé né le 22 mai 1907

à Etterbeek et mort le 3 mars 1983 à Woluwe-Saint-

Lambert Belgique, est un auteur de bande dessinée

belge francophone, principalement connu avec les

Aventures de Tintin et Milou.

Depuis, les 24 albums de ses aventures traduits

dans 50 langues se sont vendus à plus de 200

millions d'exemplaires et continuent de passionner

chaque année des centaines de milliers de nouveaux

lecteurs, comme si le temps n'avait pas de prise

sur lui.

Published at 17:49 ( 44 comments / 790 visits )
This post is public

January 24, 2009

Popeye, 80 ans cette année !

Il ne les fait pas, avec ses gros muscles 100%

épinards, mais cette année nous fêtons les 80 ans

de Popeye !

Ce personnage très populaire est né en 1929 sous

les doigts du dessinateur Elzie Crisler Segar, qui,

pour la petite histoire, signait ses planches de dessin

avec son cigare ! Héros de bande dessinée dans un

premier temps, il devint dès 1933 le protagoniste du

dessin animé qui fit de lui unevéritable icône. A la fin

des années 30, il parait qu’il était même plus célèbre

que Mickey Mouse !

Depuis le 1er janvier 2009, le personnage de Popeye

est tombé dans le domaine publique en Union

Européenne, c’est-à-dire que tout le monde pourra l

ibrement exploiter son image.

Qui est Popeye ?

D’accord, Popeye n’est pas le stéréotype parfait du

super-héros : il n’est plus très jeune, pas très beau

avec son menton proéminent, pas très classe

nonplus avec sa pipe toujours à la bouche et sa

démarche en canard...il est colérique et un

tantinet jaloux, mais il a aussi un coeur énorme !

Courageux, sensible, Popeye vole hésiter au secours

des plus faibles et cela suffit à le rendre très

attachant.

Published at 13:52 ( 20 comments / 595 visits )
This post is public

January 23, 2009

Le hazard c'est quoi au juste ?

Un évenement que se produit sans raison évidente.


Par exemple une action répétitive que se produirait à

tous le 5000 ans pourrait facilement passer pour du

hazard et ne le serait pas.


Bref, on cherche souvent des explications magiques

à des coïncidences, alors que ces dernières sont

dues à des effets psychologiques, ou ont des

explications logiques.



Au fait, que pensez-vous de cette coïncidence

extraordinaire : tous les numéros pairs de ma rue

sont du même côté ?

Published at 15:44 ( 18 comments / 596 visits )
This post is public

January 22, 2009

Une vérité de La Palice

Une vérité de La Palice

En a-t-il fait couler de l’encre, ce brave seigneur de La Palice!

Jacques de Chabannes naquit en 1470 et se fit remarquer comme un fameux capitaine lors des guerres d’Italie; il devint en 1515 maréchal de France, se distingua dans toutes les grandes batailles, Fornoue, Ravenne, Marignan et Pavie, où il trouva la mort, d’un coup d’arquebusade tiré à bout portant.

Ses soldats, pour lui rendre hommage, chantèrent aussitôt sa bravoure : « Un quart d’heure avant sa mort, il faisait encore envie. »

Ce vers fut mal compris puis déformé en : « Un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie », surtout après que La Monnoye eut composé en 51 couplets La Chanson de M. de La Palice, dans laquelle on jouait avec ce fameux vers :

Il mourut le vendredi,
le dernier jour de son âge;
S’il fût mort le samedi,
Il eût vécu davantage.

Dès lors, une vérité de La Palice fut une vérité d’une niaise évidence, un truisme prêtant à rire



Voici la fameuse chanson qui le rendu célèbre:

Messieurs vous plait-il d'ouïr
L'air du fameux La Palisse?
Il pourra vous réjouir
Pourvu qu'il vous divertisse!
La Palisse eut peu de bien
Pour soutenir sa naissance
Mais il ne manqua de rien
Tant qu'il fut dans l'abondance.

Bien instruit dès le berceau
Jamais, tant il fut honnête,
Il ne mettait son chapeau
Qu'il ne se couvrit la tête.
Il était affable et doux
De l'humeur de feu son père
Et n'entrait guère en courroux
Si ce n'est dans la colère.

Il buvait tous les matins
Un doigt tiré de la tonne,
Il mangeait chez ses voisins
Et s'y trouvait en personne.
Il voulait dans ses repas
Des mets exquis et fort tendres,
Et faisait son Mardi Gras
Toujours la veille des Cendres.

Ses valets étaient soigneux
De le servir d'andouillettes,
Et n'oubliaient pas les oeufs
Surtout dans les omelettes.
De l'inventeur du raisin
Il révérait la mémoire
Et pour bien goûter le vin
Jugeait qu'il fallait en boire.

Il disait que le nouveau
Avait pour lui plus d'amorce
Et moins il y mettait d'eau
Plus il y trouvait de force.
Il consultait rarement
Hippocrate et sa doctrine
Et se purgeait seulement
Lorsqu'il prenait Médecine.

Il épousa, ce dit-on
Une vertueuse dame
S'il avait vécu garçon
Il n'aurait pas eu de femme.
Il en fut toujours chéri
Elle n'était point jalouse
Sitôt qu'il fut son mari
Elle devint son épouse.

D'un air galant et badin
Il courtisait sa Caliste
Sans jamais être chagrin
Qu'au moment qu'il était triste.
Il passa près de huit ans
Avec elle fort à l'aise
Il eut jusqu'à huit enfants
C'était la moitié de seize.

On dit que dans ses amours
Il fut caressé de belles
Qui le suivirent toujours
Tant qu'il marcha devant elles.
Il brillait comme un soleil
Sa chevelure était blonde
Il n'eut pas eu son pareil
S'il eut été seul au monde.

Il eut des talents divers
Même on assure une chose
Quand il écrivait des vers
Qu'il n'écrivait pas en prose.
En matière de rébus
Il n'avait pas son semblable
S'il eut fait des impromptus
Il en eut été capable!

Au piquet, par tout pays
Il jouait suivant la pente
Et comptait quatre-vingt dix
Lorsqu'il faisait nonante.
Il savait les autres jeux
Qu'on joue à l'académie
Et n'était pas malheureux
Tant qu'il gagnait la partie.

On s'étonne sans raison
D'une chose très commune
C'est qu'il vendit sa maison
Il fallait qu'il en eût une.
Il choisissait prudemment
De deux choses la meilleure,
Et répétait fréquemment
Ce qu'il disait tout à l'heure.

Il fut à la vérité
Un danseur assez vulgaire
Mais il n'eût pas mal chanté
S'il avait voulu se taire.
Il eut la goutte à Paris
Longtemps cloué sur sa couche
En y jetant de hauts cris
Il ouvrait bien fort la bouche.

On raconte que jamais
Il ne pouvait se résoudre
A charger ses pistolets
Quand il n'avait pas de poudre.
On ne le vit jamais las
Ni sujet à la paresse
Tandis qu'il ne dormait pas
On tient qu'il veillait sans cesse.

Il avait un triolet
Bien mieux que sa patenôtre
Quand il chantait un couplet
Il n'en chantait pas un autre.
Il expliquait doctement
La physique et la morale.
Il soutint qu'une jument
Est toujours une cavale.

Par un discours sérieux
Il prouva que la berlue
Et les autres maux des yeux
Sont contraires à la vue.
Chacun alors applaudit
A sa science inouïe
Tout homme qui l'entendit
N'avait pas perdu l'ouïe.

Il prétendit en un mois
Lire toute l'écriture
Et l'aurait lue une fois
S'il en eut fait la lecture
Par son esprit et son air
Il s'acquit le don de plaire
Le roi l'eut fait Duc et Pair
S'il avait voulu le faire.

Mieux que tout autre à la cour
Il savait jouer son rôle
Et jamais lorsqu'il buvait
Ne disait une parole.
Lorsqu'en sa maison des champs
Il vivait libre et tranquille
On aurait perdu son temps
De le chercher à la ville.

Il voyageait volontiers
Courant par tout le royaume
Quand il était à Poitiers
Il n'était pas à Vendôme.
Il se plaisait en bateau
Et soit en paix soit en guerre
Il allait toujours par eau
Quand il n'allait pas par terre.

C'était un homme de coeur
Insatiable de gloire
Lorsqu'il était le vainqueur
Il remportait la victoire.
Les places qu'il attaquait
A peine osaient se défendre
Et jamais il ne manquait
Celle qu'on lui voyait prendre.

Un devin, pour deux testons
Lui dit d'une voix hardie
Qu'il mourrait au delà des monts
S'il mourait en Lombardie.
Il y mourut ce héros
Personne aujourd'hui n'en doute
Sitôt qu'il eut les yeux clos
Aussitôt il ne vit goutte.

Un beau jour s'étant fourré
Dans un profond marécage
Il y serait demeuré
S'il n'eut pas trouvé passage.
Il fuyait assez l'excès
Mais dans les cas d'importance
Quand il se mettait en frais
Il se mettait en dépense.

Un jour il fut assigné
Devant un juge ordinaire
S'il eut été condamné
Il eut perdu son affaire.
Dans un superbe tournoi
Prêt à fournir sa carrière
Il parut devant le Roi
Il n'était donc pas derrière.

Monté sur un cheval noir
Les dames le reconnurent
Et c'est là qu'il se fit voir
A tout ceux qui l'aperçurent.
Mais bien qu'il fut vigoureux
Bien qu'il fut le diable à quatre
Il ne renversa que ceux
Qu'il eut l'adresse d'abattre.

Monsieur de la Palisse est mort
Est mort devant Pavie
Un quart d'heure avant sa mort
Il était encore en vie.
Il fut par un triste sort
Blessé d'une main cruelle
On croit puisqu'il en est mort
Que la plaie était mortelle.

Regretté des ses soldats
Il mourut digne d'envie
Et le jour de son trépas
Fut le dernier de sa vie.
Il mourut le vendredi
Le dernier jour de son âge
S'il fut mort le samedi
Il eut vécu davantage.

J'ai lu dans de vieux écrits
Qui contient son histoire
Qu'il irait en paradis
S'il était en purgatoire.

Published at 15:46 ( 29 comments / 846 visits )
This post is public

January 21, 2009

Allégorie

C'est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
De ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane ;
Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
Elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire,
Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire,
Elle regardera la face de la Mort,
Ainsi qu'un nouveau-né, – sans haine et sans remord.

Fleurs du Mal,
Charles Beaudelaire

Published at 15:47 ( 13 comments / 386 visits )
This post is public

January 15, 2009

Oceano Nox

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

Victor Hugo (1802-1885)

Published at 14:54 ( 13 comments / 440 visits )
This post is public

January 9, 2009

Dessine moi un mouton

J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours.

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait:

- S'il vous plaît... dessine-moi un mouton !

- Hein!

- Dessine-moi un mouton...

J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà le meilleur portrait que, plus tard, j'ai réussi à faire de lui. Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n'est pas ma faute. J'avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l'âge de six ans, et je n'avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.

Je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d'étonnement. N'oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n'avait en rien l'apparence d'un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis:

- Mais... qu'est-ce que tu fais là ?

Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse:

- S'il vous plaît... dessine-moi un mouton...

Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j'avais surtout étudié la géographie, l'histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit:

- Ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton.

Comme je n'avais jamais dessiné un mouton je refis, pour lui, l'un des deux seuls dessins dont j'étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d'entendre le petit bonhomme me répondre:

- Non! Non! Je ne veux pas d'un éléphant dans un boa. Un boa c'est très dangereux, et un éléphant c'est très encombrant. Chez moi c'est tout petit. J'ai besoin d'un mouton. Dessine-moi un mouton.

Alors j'ai dessiné.

Il regarda attentivement, puis:

- Non! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre.

Je dessinai:

Mon ami sourit gentiment, avec indulgence:

- Tu vois bien... ce n'est pas un mouton, c'est un bélier. Il a des cornes...

Je refis donc encore mon dessin:

Mais il fut refusé, comme les précédents:

- Celui-là est trop vieux. Je veux un mouton qui vive longtemps.

Alors, faute de patience, comme j'avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci.

Et je lançai:

- Ça c'est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.

Mais je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage de mon jeune juge:

- C'est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu qu'il faille beaucoup d'herbe à ce mouton ?

- Pourquoi ?

- Parce que chez moi c'est tout petit...

- Ça suffira sûrement. Je t'ai donné un tout petit mouton.

Il pencha la tête vers le dessin:

- Pas si petit que ça... Tiens ! Il s'est endormi...

Et c'est ainsi que je fis la connaissance du petit prince



Saint-Exupérie (1900-1944)

Published at 14:55 ( 30 comments / 1052 visits )
This post is public

January 7, 2009

Pour faire le portrait d'un oiseau



Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger ...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Jacques Prévert
Published at 12:56 ( 28 comments / 916 visits )
This post is public

January 4, 2009

Pater Noster

Notre Père qui êtes aux cieux,
Restez-y!
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuileries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Eparpillées
Emerveillées elles-mêmes d'être de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose pas se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Avec leurs tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs
reître
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourissant l'acier des
canons.

Jacques Prévert (1900-1977)

Published at 16:13 ( 22 comments / 713 visits )
This post is public


← previous 1 2 next →

( 27 posts )

rss Latest posts - Subscribe to the latest posts of Andre Villeneuve

 

Català | Čeština nové | 中文 | Deutsch | English | Español | Esperanto | Ελληνικά | Français | Galego | Italiano | Nederlands | Português | More...