qq unes de ses photos : GALLERIE



Nishiyama, un oeil sur le mystère des Andes

jeudi 18 septembre 2008

ouest-france

Ses clichés explorent l'histoire du monde andin.

Pour la première fois, Carlos Nishiyama traverse l'Atlantique pour exposer à la Foire de Caen.

Après avoir fui le Japon, son grand-père Otomatsu créa au Pérou le premier ciné-club du pays.

Dans les années 50, son père Eulogio réalisa lui le premier film couleur en langue queschua.

Mais tous deux nourrissaient une passion autre que le cinéma : la photographie.

« Je suis né dans un labo », avance sans rire Carlos en massant sa barbe gris-noir et

son crâne clairsemé. Derrière ses fines lunettes, l'expression d'un homme discret,

quelque peu tourmenté, et à l'image de son atelier de Cusco : franchement bohème.

Dans ce joyeux bazar de 15 m 2 , des milliers de négatifs, plaques et tirages empilés.

Au pied de la porte d'entrée, divine surprise : des négatifs du film « Le secret des Incas »

avec Charlton Heston se jouent de la poussière.

Du haut de ses 56 ans, l'homme est passionnant. De sa voix posée, il vous conte 30 ans

de regards derrière l'objectif. Pourquoi le secret d'une belle photo se cache dans

la « perception du sentiment humain ». Ses petits trucs ou secrets d'anthropologue

qui veulent qu'avant de photographier une communauté, mieux « vaut prendre le temps

de faire la fête avec pour se faire accepter ». Son premier appareil à l'âge de 12 ans.

« Plus tard, j'ai compris que le monsieur qui me l'avait offert s'appelait Foujita. »

Le célèbre peintre, ami de son père.

À chaque carrefour de conversation revient une référence à ses aïeux. Comme lui, ses

ascendants n'ont cessé d'arpenter les hauts plateaux des Andes à la rencontre des peuples.

Capter leurs rites, fêtes, traditions et croyances à la limite du syncrétisme religieux.

« Toutes ces cérémonies témoignent d'un souvenir sans mémoire, mais le temps

n'a pas de prise sur ces peuples. Il m'est arrivé de prendre la même photo 30 ans

plus tard, rien n'avait changé... »



"De niño mi padre me pedía que lo ayudara en su estudio fotográfico,

mi primera cámara fue una contaflex de 35mm (una maravilla para aquel tiempo),

ya entonces me fascinaba la temática de mi padre Eulogio Nishiyam,

al le apasionaba el tema andino, ahí comencé a capturar imágenes del diario vivir…

Comencé profesionalmente en 1975, desde entonces me dedique

a la fotografía arquitectónica en Cusco, captando imágenes de cuanta

construcción me atraía, y no deje de capturar con mi lente imágenes

de las costumbres de las danzas, procesiones, escenas andinas y otras

expresiones culturales de la ciudad del Cusco.

Mas o menos este ritmo me tomo como 10 años, luego entendí algo muy importante…

las costumbres del Cusco están en el cusco profundo en sus provincias en

aquellos lugares que no habían sido demasiado modernizados, buscaba mi

destino propio, y bueno realmente iba al encuentro de las escenas maravillosas

aquellas que jamás vendrían a mi, yo tenia que buscarlas y las encontré!!!

Entonces me vi envuelto en la misma vena de la corriente de la Fotografía Cusqueña

clásica, al estilo de un Chani, de un Mendoza y por que no de un Chambi….

Yo Carlos Nishiyama buscaba igual que ellos la raíz, la expresión autentica,

buscaba capturar esos momentos que narran la historia, que son la base de

la autentica antropología, me iba convirtiendo poco a poco en un fotógrafo artista,

aquel que documenta una época.

Hacia 1990 ya maduro en mis convicciones decidí formar un grupo de jóvenes fotógrafos,

para que no se pierda esta corriente maravillosa de la fotografía Artística Andina,

así se forma la FOTOTECA DEL SUR ANDINO, hasta hoy imparto clases maestras

en nuestro local ubicado en Choquechaca # 156, San Blas, estamos haciendo un gran

archivo fotográfico que lo ponemos a disposición de quien quiera tener un pedazo

de historia graficado en una hermosa fotografía artística.