La galerie Le bleu du ciel s’est ouverte en 1999 à l’initiative de Gilles Verneret, puis forte du soutien de la DRAC, du Conseil Régional et de la Ville de Lyon, elle s’est donnée ensuite pour mission de montrer différents aspects de la photographie contemporaine. Aujourd’hui elle s’oriente vers la monstration d’artistes d’avant-garde défendant un point de vue documentaire créatif, en relation avec les disciplines transversales sociologiques, historiques, architecturales, anthropologiques ou littéraires.

Le bleu du ciel est l’initiateur de « Lyon Septembre de la photographie», festival biannuel créé en 2001 en partenariat avec la Biennale de la Danse, dont la quatrième édition a connu un succès médiatique et public (80 photographes dans 40 lieux réunissant plus de 100 000 visiteurs autour du thème de "la région humaine / des corps dans la ville" commissariat de Gilles Verneret et Michel Poivert.





Plateau : PAOLA SALERNO, KLAVDIJ SLUBAN et KARIM AITOUNA
Du 20 septembre au 31 octobre
Ouverture du mercredi au samedi : 15 h–19 h
10 bis, rue de Cuire Lyon – Lyon 4e

Burdeau : MARK CURRAN
Du 20 septembre au 31 octobre
Ouverture dumercredi au samedi : 15 h–19 h
48, rue Burdeau – Lyon 1er
Métro C, arrêt Croix-Paquet



PLATEAU /// Le Bleu du Ciel présente trois photographes boursiers du festival LYON SEPTEMBRE DE LA PHOTOGRAPHIE" - 2008 - IDENTITE(S)

///Paola SALERNO

L’oeuvre de Paola Salerno prend sa source dans une relation intime avec un territoire. Pour la série Calabre, l’artiste est retournée dans son pays natal, lieu complexe dans lequel l’urbanisation chaotique se mêle aux traces de l’antiquité. Associant vues de paysage et portraits de membres de sa famille, ce projet forme pour Paola Salerno “une sorte de repérage pour un film à venir” dans lequel la fiction déborde toujours sur le propos documentaire.
Paola Salerno a bénéficié de la Bourse de Lyon Septembre de la photographie 2008. Elle a décidé de travailler sur Naples, proche de la région de son enfance, de se repencher sur des restes d’émotions passées, sur des traces à redécouvrir, des chemins à réinventer, des souvenirs à revivifier dans une réalitée brute et abordée frontalement sans affeteries quelconques ou nostalgie mélancolique.

//Klavdij SLUBAN

Klavdij Sluban se passionne pour la photographie dès l’adolescence. En 1986, il obtient une maîtrise de littérature anglo-américaine (”L’adolescent dans la littérature anglo-américaine”), et effectue un stage de tirage noir et blanc dans l’atelier de Georges Fèvre, puis voyage. A son retour à Paris, il enseigne l’anglais. Puis s’installe à la campagne, en Slovénie. En 1992, revient en France et se consacre à la photographie.
Il voyage successivement dans les Balkans, autour de la mer Noire, en ex-Union-Soviétique, autour de la mer Baltique, dans les îles de la Caraïbe, à Jérusalem, en Amérique centrale et en Asie : Chine (par le train transsibérien), Japon, Indonésie-Jawa, Bali, Sulawesi. “Né à Paris, envoyé par mes parents “au pays”, la Yougoslavie d’antan, durant mon enfance, ma famille d’adoption envoyait de mes nouvelles à mes parents sous forme de photos. Mes parents leur avaient laissé un appareil photo, à dessein. Donc témoignage par l’image de ma saine croissance, de mon existence. C’est ainsi que j’aurai été plus photographié que Tito, tout du moins selon ma grand-mère. Tour à tour les divers membres de la famille deviennent les paparazzi d’une enfance au fin fond de la Slovénie. Accumulation plus que de normale de photos dites de famille avec cette valeur ajoutée d’une multitude de moments sans événement légitimant la prise de vue en plus des traditionnels anniversaires, Noëls, etc… A 14 ans, revenu vivre à Paris chez mes parents depuis l’âge de sept ans et demi, je m’empare de l’appareil photo durant les vacances rituelles à Livold, le village de l’enfance. la première chose que je photographie sont ces lieux de l’enfance où j’ai été photographié à satiété, images prises dans les années 1977-79.”

/Karim AITOUNA

Pour la population des pays du sud, franchir le poste frontalier de Bab Sebta c’est retrouver le paradis recherché. Hélas, à quelques kilomètres, de l’autre côté de ce poste, dans le quartier « Principe » de Ceuta, se trouve les réalités les plus dures de l’immigration : identité, discrimination, chômage, éducation…



BURDEAU /// Mark CURRAN

Le sud de l’Irlande n’a jamais connu la révolution industrielle, mais se révèle être aujourd’hui une région du boom économique, du fait de la mondialisation. The Breathing Factory est un travail critique sur la représentation du monde du travail et de l’ouvrier dans cette économie ultra-libérale. Le projet se focalise sur l’entreprise Hewlett-Packard, qui fait partie d’une grande multinationale. L’installation finale présente des photographies, des textes, une installation sonore et vidéo.
The Breathing Factory (2006) a été publié aux Editions Braus, Heidelberg avec le soutien du Belfast Exposed Photography, the Arts Council of Northern Ireland et the Gallery of Photography, Dublin.