Bon stress ou Mauvais stress ?

On ne peut attribuer de valeur au stress, puisqu’il s’agit en toute circonstance de la vie de donner une réponse à une réalité vécue, c’est la « non réponse » qui entretient une tension dans la conscience et corrélativement une souffrance neuronale et cellulaire au sein de l’organisme. La vie est un éternel mouvement ce n’est donc pas le stress, « la mise sous-tension » en elle-même qui nous permet de nous adapter aux situations, d’avancer, voire de nous surpasser mais de l’énergie vitale dont nous disposons pour faire face aux différents aléas, agents stressants, auxquels nous sommes inévitablement confrontés et qui demandent un temps de réponse plus ou moins long selon notre aptitude à réagir, notre expérience et notre capacité à « encaisser » ou « tenir le coup » selon leur intensité. Ce n’est pas la somme de travail qui stresse, c’est notre réaction face à ce que représente en nous cette somme de travail car si j’ai une vitalité insuffisante ou si je suis fatigué, je « stresse » par peur de ne pas avoir la force pour accomplir ce travail. Autre exemple, si je n’ai pas bien dormi et que je reçois au courrier du matin un rappel pour impayé, je vais en faire une montagne : « comment vais- je y arriver… ? » Si j’ai un examen à passer, ce n’est pas l’épreuve en elle-même, mais la peur d’échouer, soit par ce que j’ai déjà connu un échec cuisant et que je n’ai pas envie de subir à nouveau la souffrance qui s’en est suivi, soit parce que j’ai peur de ne pouvoir réaliser mes projets et je me crée des scénarios négatifs. Pour un comédien ce sera la peur du « trou de mémoire »

  • Les 3 étapes de l’organisme face au stress

Selon l’intensité de l’agent « stresseur » et sa capacité d’adaptation, l’organisme passe à travers trois étapes, une phase d’alerte, une phase de compensation et une phase immuno-dépressive.

  1. Phase d’alerte : émoi aigu et bref au moment de l’agression. La capacité de résistance de l’organisme diminue légèrement avant de réagir. Une rapide évaluation cognitive de la situation est effectuée et au niveau physiologique il y a une sécrétion d’adrénaline et une accélération de la fréquence cardiaque pour faire face et évoluer vers la deuxième phase.
  2. Phase de compensation ou de résistance avec mise en mouvement des mécanismes de défense pour faire face. Cette phase dure plus ou moins longtemps selon les événements, notre personnalité, nos expériences et notre capacité à faire face. C’est dans cette phase que la sophrologie peut avoir une action bénéfique.

Si l’agression persiste ou si d’autres se rajoutent survient la phase immuno-dépressive

3. Phase immuno-dépressive : La capacité de résistance de l’organisme s’effondre et nous évoluons vers la maladie (ulcère, infarctus, lésions, etc.)

Si nous sommes bien « armés », la succession de phases d’alerte et de phases de compensation s’oriente vers l’adaptation.



Les solutions pour être « armés » face au stress

Elles résultent de la trilogie fondamentale de la Naturopathie : Alimentation, Exercice, Relaxation. Pour la médecine naturopathique, la force vitale est le « substratum » sur lequel repose l’équilibre psychosomatique. Le signe psychique est simplement le témoin d’un désordre organique et d’une insuffisance glandulaire.


Bien s’alimenter : Chez un individu soumis à un stress permanent qui l'épuise sur le plan nerveux, il convient avant tout, de l'aider à récupérer de l'énergie sur le plan physiologique avec une attention particulière pour la fonction hépatique (le foie est le « réservoir du YANG » de l’énergie, afin qu’il puisse installer en lui une résolution de changement dans son mode de vie, sinon elle ne tiendrait pas. On doit en conséquence s’occuper d'abord de son alimentation avec suppression des faux aliments et des mauvais mélanges qui épuisent l’organisme, cela relève du bon sens le plus élémentaire. Une bonne nutrition renforce nos défenses face au stress, tandis qu’une mauvaise alimentation, non seulement nous rend plus vulnérable, mais constitue en elle-même un facteur de stress. Plus généralement, quand nos cellules ne reçoivent pas, ou mal, les éléments nutritifs indispensables à leur bon fonctionnement, notre organisme subit un stress. Une nourriture naturelle et équilibrée est donc indispensable pour le gérer d’autant que le stress lui-même entraîne à consommer davantage de vitamines et notamment de vitamine C, et d’oligo-éléments, dont les meilleures sources sont les plantes potagères, les fruits et les algues. - En Occident surtout, notre alimentation est trop riche en graisses saturées, sucres raffinés, et en protéines d’origine animale, et nos comportements alimentaires (mélangisme, cuisson, grignotage) surmènent l’appareil digestif, déséquilibre l'écosystème intestinal le rendant pathogène et agressif pour la délicate membrane intestinale qui rendue poreuse, laisse migrer des substance nocives dans tout l'organisme. C'est ce processus qui est à l'origine de l'asphyxie cellulaire avec ses conséquences (sclérose et tumeurs) et destruction des délcates membranes de nos cellules nerveuses. Nous devons donc adopter des comportements nutritifs simples, utiliser des sucres naturels lents, consommer une dose suffisante de protéines en privilégiant celles que nous apportent les produits de la mer (poissons, coquillages, crustacés, algues) qui contiennent aussi les meilleurs lipides, indispensables aux membranes cellulaires.




Bien respirer: La respiration s’apparente à la nutrition, une bonne oxygénation du cerveau est indispensable pour faire face au stress. Les personnes en état de stress sont comme les personnes obèses, leur souffle est court. L'exercice modéré et la gymnastique respiratoire permettent d'actionner un muscle en forme de parapluie qui sépare le thorax et l'abdomen, le diaphragme, c'est lui la véritable pompe à sang, rôle que l'on attribue habituellement à tort au cœur, dont la fonction première est celle d'être un « échangeur de sang ». Le diaphragme fonctionne selon le même principe des vases communicants, à l'expiration il se soulève et le sang veineux (chargé en gaz carbonique) remonte avec force des membres inférieurs pendant que le sang artériel chargé et l’oxygène descend dans l'abdomen, à l'inspiration le phénomène est inversé. Plus la respiration est sollicitée, plus l’organisme se désacidifie et « le terrain » devient alors moins sensible au stress.

Se relaxer :La meilleure relaxation c’est le sommeil naturel. Il faut savoir que c’est au cours de la nuit , que se font le « nettoyage » de l’organisme, le remplacement des cellules usées, la « purge » du psychisme et le plein d’énergie. Si ces quatre fonctions ne sont pas réalisées correctement, l’organisme s’intoxine, s’acidifie et s’affaiblit !



Mon protocole thérapeutique repose sur trois techniques
  1. Rééquilibrer l’alimentation
  2. Drainer les surcharges et désacidifier l’organisme (usage de plantes et pratique de la respiration profonde)
  3. Relaxer le cerveau: « libérer », « recharger», « reconditionner », « réutiliser » l’énergie corticale. La sophrologie et le massage chinois sont les deux moyens que j’utilise pour reconditionner le sujet et restaurer son équilibre émotionnel et nerveux


La sophrologie, un moyen efficace pour apprivoiser le stress

La sophrologie enseigne la pensée positive et la connaissance de soi dans un but thérapeutique, pédagogique et prophylactique, permettant ainsi de mieux apprivoiser le stress et ainsi de prévenir l’apparition de la maladie. Le moyen qu’utilise la sophrologie pour atteindre ses objectifs est l’état de veille conscient ou état sophroliminal qui se caractérise par le rythme cérébral alpha qui peut apparaître spontanément à certains moment de veille au cours de lapériode qui marque le sommeil - Pour établir cet état qui se caractérise par une relaxation physique et mentale, un ralentissement de l’activité cérébrale on utilise une manière de parler lente, douce et agréable, appelée « Terpnos logos » et la visualisation.

Le "training-sophrogène", méthode pédagogique de la sophrologie que nous devons à Gérard Duruz, se propose d’aider l’individu à retrouver son autonomie; elle n’aliène pas le sujet qui, tout au long de la séance est vigilant et conscient et peut 'interrompre quand il le désire. Le praticien lui donne au début des premières séances, cette consigne : « vous pouvez à tout moment interrompre la séance si vous le désirer »

Article réalisé par Alain HAUUY