Christine DIDIER : Vous n’êtes pas médecin et vous prétendez ne pas être guérisseur. Alors qui êtes-vous ?

Alain HAUUY : Point n’est besoin d’être médecin pour parler de santé puisque l’affaire de tous, c’est d’éviter la maladie. Mon objectif est, depuis 17 ans que je suis praticien de santé Naturopathe, d’aider les personnes qui viennent me demander conseils et soins, à se libérer de toute dépendance. Un bon naturopathe ne garde pas ses patients ! Et pourquoi ne garde t-il pas ses patients ? Tout simplement parce qu’avant d’être leur "soignant", il leur explique pourquoi ça ne va pas dans un langage accessible, il leur enseigne les bons réflexes à adopter quand il y a de légers dysfonctionnements, des petits troubles organiques qui se révèlent par certains symptômes : maux de tête, maux de ventre, rhume, sinusite, troubles du sommeil, fatigue etc. Les petits maux font les grands s’ils ne sont pas d’emblée soignés naturellement de façon méthodique et intelligente! Cela demande une remise en question profonde du rôle du thérapeute et une autre façon de penser chez le patient alors que depuis des générations nous inclinons à croire que la guérison vient de l’extérieur et cela, que nous passions de la prière au laser, de la potion du sorcier à la dernière molécule salvatrice de nos « shadocks » de laboratoires….

Christine DIDIER : En quoi différez-vous du guérisseur ?

Alain HAUUY : J’en diffère par l’esprit qui m’anime. Si l’illusion, le rituel, le placebo, peuvent aider à obtenir de bons résultats, il convient de ne pas « saucissonner » le patient dans l’ignorance afin qu’il participe activement à son auto-guérison. Je ne suis pas un faiseur de miracles, je ne peux ni faire repousser un membre perdu ni proposer la « Lumière guérisseuse » à X euros…mais susciter la motivation chez la personne de faire un travail sur « soi », ca je le sais; ca demande de l’expérience et de la patience, mais quant aux résultats obtenus ils sont visibles, efficaces et surtout, durables dans le temps !. Les témoignages de reconnaissance sont nombreux chez tous les naturopathes qui ont (ou qui ont eu) comme moi une expérience en cabinet ou en institut, et pour n’en citer que quelques uns parmi mes confrères et auteurs d’ouvrages en la matière : Robert Masson, Daniel Kieffer, Christian Brun, Christian Chauchard, Christopher Vazey, Michel Dogna : ils démontrent comment, sans médicaments et seulement par des moyens naturels (alimentation, respiration, hydrothérapie, relaxation etc), on peut non seulement soigner, mais surtout, « guérir » les grands maux de notre époque. Aujourd’hui, la recherche médicale et les dernières découvertes en neurobiologie donnent raison au biologiste Pierre Valentin Marchesseau de qui, pour la plupart de ces praticiens et moi-même, avons reçu la formation de base - Aujourd’hui on ne peut plus prétendre soigner le corps sans l’esprit mais on ne peut prétendre non plus, guérir l’esprit sans soigner la corps ! - Le socle de la santé c’est la nutrition et c’est de la nutrition, via le système digestif que dépend la qualité de nos liquides organiques chargés de véhiculer l’énergie vitale au niveau cellulaire. Les désordres « psy » naissent sur un substratum organique déséquilibré. !
« Il faut que le corps soit bien pour que l’âme s’y plaise » disait St Vincent de Paul.

Christine DIDIER : Expliquez-nous " l'auto-guérison "

Alain HAUUY : La naturopathie affirme que nous pouvons conserver notre santé par des règles précises de vie. La maladie ne s’attrape pas, l’énergie vitale qui est en nous lutte toujours de manière intelligente contre les troubles organiques ; cet effort organique est celui de l’auto-guérison. Le malade, s’il n’a pas atteint le seuil d’irréversibilité, a en principe un potentiel de ressources qui lui permet d’éviter toute intervention étrangère. C’est le potentiel vital et il doit apprendre à l’utiliser et le préserver afin de le transmettre à sa descendance. C’est ce « potentiel » vital qui sous forme d’influx, régule, coordonne et contrôle tous les mécanismes physiologiques. Vous pouvez prendre l’énergie où vous voulez, vous faire magnétiser, recourir aux médecines « énergétiques », il n’en demeure pas moins que c’est le sang qui véhicule votre énergie (si vous perdez votre sang, vous faiblissez et la mort s’ensuit) - Qu’en est-il d’un un sang surchargé en toxines, en « métabolites » issus d’une mauvaise alimentation ? Il ne véhicule plus suffisamment d’énergie et le foie, ce « réservoir du Yang » , ce « bouclier des émotions » comme on le qualifie en médecine traditionnelle chinoise, cette « usine métabolique », s’épuise à détoxiner et à détoxiquer (métaux-lourds, drogues, médicaments, vaccins) et il s’ensuit que c’est la totalité de l’organisme « corps-esprit » qui déprime. Le Syndrome d’Immuno-déficience Acquise (SIDA) relève de ce processus ; c’est sur un terrain immuno-déprimé qu’apparaissent les parasites, les champignons, que colonisent les bactéries et que se révèlent les virus !

Conseil du mois :

La gastro-entérite, la soigner naturellement:
Quand apparaissent les épidémies de gastro-entérite ? Comme par hasard souvent après les fêtes de fin d’années ; N’étions nous pas fatigué avant Noël, ne ressentions nous pas une baisse d’énergie ? Et puis ce réveillon en famille qui a duré une bonne partie de la nuit et ce repas bien arrosé du Nouvel-An chez les amis…
Cette affection virale se propage très facilement de proches en proches. Les troubles sont plus ou moins marqués selon les individus : perte d’appétit, embarras gastrique, diarrhées accompagnées de quelques vomissements, « on se vide », on se sent fébrile, las, épuisé. La phase paroxistique ne dure en principe pas plus de 24 heures. Attention à la déshydratation due à la diarrhée surtout chez les enfants !
Le traitement naturel :
Charbon activé en poudre : 2 cuillères à soupe rases dans de l’eau 3 fois dans la journée
Extrait de pépins de pamplemousse : 30 à 40 gttes 3 fois par jour dans de l’eau.
Alimentation autorisée : riz blanc pour réguler l’intestin et ne pas s’affaiblir
Pour les enfants faire boire de petites quantité d’eau légèrement « sucrée-salée » toutes les 20 mn.
Chez les bébés la déshydratation est grave ; surveiller si la fontanelle ne se creuse pas et si le regard reste vigilant, dans le cas contraire et dans le doute, toujours faire appel à la médecine d’urgence.