L’humanité antique a eu besoin des Dieux qui leur fournissaient une explication des phénomènes qu’ils ne comprenaient pas : la foudre, la tempête, les tremblements de Terre, ou même les évènements aléatoires de la vie. Si les Dieux les avaient voulus, alors, leur toute puissance s’exerçait et il était inutile de rechercher des causes que l’on ne pouvait trouver ailleurs.

De nos jours, l’Islam, religion monothéiste, continue de croire à la toute-puissance divine et à considérer que ce qui arrive est voulu par Dieu car Dieu l’avait écrit. C’est le « Mektoub ». Pour les intégristes, Dieu peut même justifier des actes de défense de la religion contre les « infidèles » dont toute punition, même la mort, n’est que justice. Il y a encore trois siècles, les tribunaux chrétiens de l’inquisition envoyaient au bucher les gens qui avaient blasphémé, affirmant ainsi leur amour de Dieu et se mettant en totale contradiction avec leur livre Saint, la Bible, qui commande pourtant : « Tu ne tueras point ». Ceci est considéré comme l’obscurantisme religieux dont les peuples tentent de se libérer, mais qui sévit encore sur la Terre. Dieu est un juge suprême dont les hommes déterminent le pouvoir dans des textes qu’ils ont écrit, tout en considérant que ces textes ont été eux-mêmes inspirés par Dieu. Pour les chrétiens, Dieu est « descendu » sur la Terre en la personne de Jésus-Christ, ses apôtres ont écrit les évangiles pour perpétuer sa parole transmise jusqu’à nos jours et considérée par eux comme vérité pour les gens de foi.

Dans les cas cités, la nécessité de Dieu, ou des Dieux, s’explique donc par le besoin d’avoir un arbitre ou un juge qui impose sa loi admise par tous les religieux qui lui font allégeance.

Pour les peuples éclairés qui croient en Dieu, l’obscurantisme est heureusement rejeté. La pratique du libre arbitre remplace le tribunal religieux et le croyant s’en réfère à sa conscience, en demandant à Dieu qu’il lui inspire la justice, la tolérance et la compréhension. Dieu reste la référence morale à laquelle on fait appel, c’est un guide spirituel. Ainsi, il existe de très nombreux croyants qui ne pratiquent pas de dogme religieux car ils distinguent Dieu et la religion. L’utilité de Dieu est alors une aide à l’introspection, à la spiritualité sincère. L’attachement que ces croyants ont à Dieu s’explique par leur conviction que Dieu est transcendant et, là aussi, qu’il apporte une réponse au mystère de la création de l’Univers et de la Vie.

Pour les non-croyants, Dieu est totalement inutile car la preuve de son existence n’existe pas matériellement. Ils croient plutôt à l’immanence des choses qu’à la transcendance. Pour eux l’inspiration par Dieu de nos pensées n’existe pas car ils croient que l’homme est seul dans l’Univers. Certains rejettent même la possibilité que nous ayons une âme, et encore moins qu’elle nous survive après la mort, bien que la notion d’âme ne soit pas toujours corrélée avec la croyance en Dieu.

Pour la science, Dieu est-il utile au monde ? Pour Newton, oui, car il remet de temps en temps de l’ordre dans la rotation des planètes, ce que dénonce totalement Laplace en affirmant qu’il n’est pas utile de faire intervenir Dieu comme hypothèse en astronomie. Actuellement les scientifiques sont partagés entre croyants et non-croyants, mais ne font toujours pas intervenir l’action de Dieu dans le fonctionnement de l’Univers. En biologie, par contre, les scientifiques appelés créationnistes, nient la théorie Darwinienne de l’évolution des espèces et considèrent que c’est Dieu qui les a créées.

Einstein, pour sa part était croyant mais ne pratiquait aucune religion, sa religiosité se fondait sur les mystères de l’Univers et la perfection des constantes physiques qui ont pu aboutir à l’arrivée de la Vie sur la Terre. En ce sens, si Dieu y était pour quelque chose, il aurait été utile à l’apparition de la Vie.
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