C Maquette de Philae atterrisseur de la sonde spatiale Rosetta e n’est pas une galéjade, il s’agit de la comète Churyumov-Gerasimenko, un corps de 5 km sur 3 km, qui orbite autour du soleil que l’ESA se propose de rencontrer grâce à une sonde spatiale baptisée Rosetta. Ce plan doit permettre d’analyser le contenu de la comète et d’y envoyer sur sa surface un atterrisseur : le robot Philae (voir photo ci-contre) amené par Rosetta et dont il se détachera pour venir s'aggriper sur la comète en principe le 11 Novembre 2014.

Il s’agit d’un projet, initialement préparé par la NASA, puis abandonné et repris par l’ESA vers 2002 qui y a consacré 1 milliard d’Euro. La sonde a été lancée en 2004 et sa trajectoire corrigée pendant 10 ans en vue d’un rendez-vous avec la comète dans une position favorable qui sera atteinte le 11 novembre 2014. A ce moment, on larguera l’atterrisseur Philae sur la comète afin d’en analyser la nature et diverses propriétés. Ces résultats permettront d’en savoir plus sur la formation du système solaire et peut-être l’origine de la vie car la comète est un objet contemporain de la formation du système solaire et conservé intact depuis l’origine. Elle contient probablement des molécules organiques intéressantes.

Le nom de baptême du projet vient de la célèbre pierre de Rosette qui a permis de lever le voile sur 4000 ans d’histoire égyptienne grâce au texte qu’elle contenait écrit en 3 alphabets dont l’alphabet hiéroglyphique utilisé dans l’ancienne Egypte. Par analogie, on espère que la sonde Rosetta permettra de mieux comprendre la formation du système solaire et peut-être sur l’origine de la vie . Mais une raison plus romantique du nom vient de ce que la sonde, qui, après la fin de sa mission en décembre 2015, continuant son voyage dans l’espace lointain, et transportant le fameux disque en nickel, déjà installé jadis sur les sondes Pioneer, pourrait peut-être un jour être découvert par des extra-terrestres qui, cherchant à comprendre cet objet qui serait pour eux un OVNI, trouveraient le disque sur lequel on a micro gravé un texte en mille langues différentes. Si ces gens arrivaient à déchiffrer un de ces textes, ils pourraient alors savoir d’où provient cet OVNI qui serait pour eux une sorte de pierre de Rosette.
Alain-Bernard Haïoun - Février 2014