http://www.ipernity.com/blog/31060/386126/comment/17929423#comment17929423
L'espèce humaine est victime de ses aptitudes à utiliser la nature à son service plus que toutes les autres espèces. Elle a mis au point une arme redoutable pour la nature qui est la technologie. Elle lui sert à vivre plus longtemps, à échapper aux calamités des maladies, elle la protège des prédateurs animaux, elle l’aide à se défendre contre les calamités naturelles. Mais a-t-elle su l'utiliser correctement ?
Certes pas si grâce à elle l'homme s'est multiplié en nombre qui ne cesse d'augmenter, s'il répand sa pollution mortelle pour bien des espèces, s'il exploite les ressources de la Terre pour les réduire en cendre et en fumée jusqu'à leur épuisement, s'il prend à la nature toujours plus d'espace de façon irréversible et s'il se sert de cette technologie pour rendre les conflits plus meurtriers.
Il blesse la Terre et ses habitants naturels et il se menace lui-même par la consommation des ressources naturelles, évidemment limitées. Voilà pourquoi il est victime de lui-même. Au moins jusqu'à ce qu'il comprenne, sous peine de disparition, qu'il doit s'inserrer harmonieusement dans les cycles de la nature.
Encore une fois, l'homme peut arrêter demain, tous les travers que tu dénonces. Il suffit tout simplement qu'il le décide. Qui peut l'en empêcher ?
Alain-Bernard has replied to PhilippeLorsqu'on parlera de défense prioritaire de la Terre, on aura tout compris. Il faudra du temps alors il faut avancer déjà en pédagogie.
J'imagine bien qu'une association d'experts bénévoles, mette sur pied un cycle de conférences sur le sujet, accessible aux enfants et ados et diffusées partout, car ce sont eux qui seront les décideurs et les acteurs dans 15 ou 20 ans seulement. Les choses vont vite, il est temps d'agir.
Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d'empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins; descendus au fond inexplorable des siècles avec leurs dieux et leurs lois, leurs académies et leurs sciences pures et appliquées, avec leurs grammaires, leurs dictionnaires, leurs classiques, leurs romantiques et leurs symbolistes, leurs critiques et les critiques de leurs critiques. Nous savions bien que toute la terre apparente est faite de cendres, que la cendre signifie quelque chose. Nous apercevions à travers l'épaisseur de l'histoire, les fantômes d'immenses navires qui furent chargés de richesse et d'esprit. Nous ne pouvions pas les compter. Mais ces naufrages, après tout, n'étaient pas notre affaire.
Élam, Ninive, Babylone étaient de beaux noms vagues, et la ruine totale de ces mondes avait aussi peu de signification pour nous que leur existence même. Mais France, Angleterre, Russie... ce seraient aussi de beaux noms. Lusitania aussi est un beau nom. Et nous voyons maintenant que l'abîme de l'histoire est assez grand pour tout le monde. Nous sentons qu'une civilisation a la même fragilité qu'une vie. Les circonstances qui enverraient les oeuvres de Keats et celles de Baudelaire rejoindre les œuvres de Ménandre ne sont plus du tout inconcevables : elles sont dans les journaux.
Paul Valéry, La Crise de l'Esprit (1919)
Oui l'homme est con comme un cancer qui se tue en tuant.
Alain-Bernard has replied to Georges.Tout le problème est de savoir comment on peut résister autant que faire se peut à la destruction.
Qu'il s'attaque par sa connerie à sa civilisation, c'est une question d'éthique des peuples, mais qu'il s'attaque à sa propre planète, c'est une question d'éthique universelle. Et là, il y a de quoi soulever une armée pour défendre la Terre. C'est celle des hommes de bonne volonté.
Et le monde entier est d'accord.......................avec Toi.
Après tu fais le constat..................égoïsme des individus , égoïsme des états .............rien
ne va dans le bon sens.
C'est vrai que l'humain attend des accidents gravissimes comme Fukushima pour
réorienter sa politique.
Oui il va falloir beaucoup , beaucoup d'énergie.
Tout est tellement sujet à paradoxe.
Alain-Bernard has replied to Georges.Le combat est perdu d'avance si on essaye de convaincre les politiques de ce qu'ils doivent faire maintenant. Ces gens n'agissent qu'à court terme, 5 ans au maximum. Mais, du moment qu'ils ne sont pas astreints à faire des réformes impopulaires qui nuiraient à leur réélection, alors ils comprennent les choses. C'est le cas pour ce qu'il faut arriver à faire pour la vie future (pour moi, je parle de 20 à 30 ans, c'est-à-dire pour nos enfants et petits enfants car nous auront disparu d'ici là)
Je vois une stratégie possible, c'est documenter dès maintenant les enfants des lycées et collèges, donc ceux qui auront les rennes dans 20 ou 30 ans, par des conférences, films, DVD, ou toute sorte de médias. Je pense que c'est vers eux qu'il faut transmettre la bonne parole. Pour les plus de 40 ou 50 ans, ceux qui sont actuellement aux manettes, c'est inutile car dans 20 ou 30 ans ils seront hors circuit.
Je pense qu'il y a aujourd'hui suffisamment d'experts pour expliquer les risques encourus par nos comportements s'ils devaient ne pas se réformer. Ce sont ces experts qui aident à mettre en place des programmes de recherche technologiques et qui peuvent en expliquer l'urgence pour proposer les solutions de l'avenir. D'ailleurs cela s'est toujours fait comme ça, sauf qu'on avait une mauvaise hypothèse : l'idée de ressources terrestres illimitées. C'était politiquement incorrect de parler des ressources limitées, mais maintenant il faut être réaliste et comprendre que la Terre n'est peut-être pas assez grande pour poursuivre à moyen terme ce que nous sommes en train de faire aujourd'hui. C'est cette nouvelle hypothèse dont il faudra tenir compte. Ce dont les dirigeants actuels se moquent éperdument. Je t'assure que je les ai entendu dire clairement : "après nous, le déluge". Je trouve cela criminel.
Alain-Bernard has replied to Odette HabramIl y a surtout l'action pédagogique à maintenir vers les jeunes, il est indispensable d'acquérir soi-même une bonne culture sur le sujet de la Terre future (lire beaucoup).
Attention à ceux qui se disent écologistes politiques, ils sont souvent dogmatiques. Par exemple : le dogme de la sortie du nucléaire et le non développement des éoliennes sans solution de remplacement avérée. Ce problème est extrêmement complexe. On peut en parler mais là ce serait très long. L'action politique a bien des volets écologiques, mais il n'y a pas de raison de politiser l'écologie qui doit être une préoccupation de tous les partis et non d'un seul.
Alain-Bernard has replied to Simone MaurelEnsuite instruire les jeunes (de son entourage par exemple)
Aujourd'hui les politiques sont surtout préoccupés par la crise économique dont ils veulent trouver des solutions à court terme (because ils pensent à leur réélection!!). Si on le peut, il faut agir auprès de ses élus pour les persuader que le long terme pose plus de problèmes que le court terme. La fuite en avant n'a jamais été une solution.
Sign-in to post a comment.