Quelques signes commencent à indiquer la bonne nouvelle : la consommation d'essence commencerait à stagner depuis 2008 et les automobilistes diminueraient le nombre de kilomètres qu'ils parcourent dans l'année.Le facteur déclenchant est, bien évidemment, le prix des carburants, ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour l'économie, mais ce qui provoque un évènement historique, nous en avons moins brulé en 2008 et en 2011, chaque fois que le prix de l'essence atteint des sommets.

Nous savons que les ressources en pétrole de la Terre sont limitées et que ce qui est brulé est parti en fumées pour des millénaires. L'accélération au cours du XXème siècle de la consommation de pétrole, ne saurait se poursuivre au XXIème siècle. Sinon l'épuisement du pétrole de la planète, malgré les nouveaux et les futurs gisements mis en production ne permettraient pas de fournir au-delà de la moitié du siècle. Ceci est, à mon avis, un peu court pour permettre la mise en place des solutions de remplacement qui se font à peine jour avec l'hydrogène, le solaire et le bio-carburant de seconde génération et aussi la voiture électrique, si ce n'est que cette solution va reporter le problème à la génération de l'électricité du pays.

Dans la période actuelle, la consommation moyenne par véhicule diminue par le fait que les moteurs modernes sont un peu moins consommateurs de carburant, mais aussi parceque l'automobiliste rechigne à payer plus cher son essence. On a observé une diminution de la consommation en 2008 et aussi depuis un an de l'ordre de 1%. Est-ce à dire qu'il faille augmenter encore le prix de l'essence pour que la consommation diminue ? A vrai dire le prix du pétrole devrait dans l'avenir être de plus en plus élevé à mesure que les réserves vont s'épuiser. Ceci est l'application directe de la règle de la rareté : "ce qui est rare est cher". Mais ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'économie car plus le pétrole est cher et plus le chômage augmente.

Alors que peut-on faire ? La solution est évidemment dans la recherche de dépense minimale à activité égale, c'est-à-dire que, d'une part, les fabricants de véhicules doivent continuer à fabriquer des véhicules de moins en moins gourmands et les utilisateurs doivent apprendre la conduite économique. Ceux qui font l'expérience de la conduite économique savent bien que la grande majorité des automobilistes les considèrent comme des parasites. On est klaxonné, réprimandé, lorsque ce n'est pas insulté, par la plupart des autres automobilistes si on a la bonne idée de respecter les zones à 50 ou à 30 km/h. On est dépassé nerveusement par les conducteurs trop pressés qui usent intempestivement de l'accélérateur et du frein, ceux qui nous dépassent à au moins 15 km/h de plus que nous et sont obligés de freiner une fois devant nous. Dans ce cas je dis : "rendez-vous au carrefour ou au feu Messieurs-Dames." Ce qui ne manque pas d'arriver. Résultat : ils ont consommé 30% d'essence de plus que moi, sans compter les plaquettes de frein. Et ce sont ces mêmes personnes qui vont pester contre le prix de l'essence.

Il me semble qu'il faille faire rapidement des campagnes pour la conduite économique dans tous les médias pour que la consommation d'essence baisse encore plus que 1% par an . Avec la baisse constatée de 1% sur 1 an, on a bien fait la preuve qu'il était possible, par simple volonté de diminuer sa consommation. Alors c'est bien dans cette voie qu'il faut agir.