Depuis une dizaine d'années, les astrophysiciens s'interrogent sur l'état initial de l'Univers que le modèle du Big Bang définit comme une singularité toute petite dont la densité et la température sont infinies. Or ce genre d'objet est totalement inconnu et les lois connues de la physique ne permettent pas de le décrire. La physique ne souffre pas les infinis. Plusieurs astrophysiciens se sont donc attelés à la tâche pour proposer diverses théories permettant d'éviter l'hypothèse d'une singularité. Ainsi, Penrose et Gurzadyan proposent la théorie de l'Univers cyclique, et Linde la théorie du multiunivers.
Si le modèle standard du Big Bang conclut à un état initial de l'Univers sous forme d'une singularité, (un corps de température et densité infinie), c'est par application des lois de la relativité Générale, totalement validée à grande échelle, mais qui ne prend en compte que la gravité, alors qu'à très petite échelle, d'autres forces devraient être prises en compte, ce sont les 3 forces d'interaction connues de la physique entre les particules élémentaires car elles sont alors suffisamment proches les unes des autres. Or ceci nécessiterait que les scientifiques disposent d'une théorie unifiée qui prend en compte les 4 forces connues, incluant donc la gravité, ce qui n'est pas encore le cas. Ceci signifierait qu'il est possible de remettre en cause la singularité qui aurait présidé à la création de l'Univers et laisse la place à une possibilité de rebond de l'Univers après une contraction telle que sa température et sa densité atteindraient une limite, au-delà de laquelle l'Univers se redilaterait. Un nouvel Univers apparaîtrait. C'est ce que les scientifiques cités ont fait et ils ont pu élaborer des nouvelles théories sur l'Univers pulsant ou le multiunivers.
Penrose et Gurzadyan considèrent que l'univers est unique et peut indéfiniment se comprimer et se dilater et Linde considère qu'au moment de la dilatation, appelé communément Big Bang, il pourrait se produire plusieurs Big Bang simultanés et se créer plusieurs univers, dont le nôtre avec des caractéristiques différentes pour chacun.
Pour étayer leur théorie, Penrose et Gurzadyan estiment avoir découvert dans le fond cosmologique de l'Univers, qui est observable parce qu'il émet toujours des micro-ondes dans toutes les directions de l'espace à très faible intensité, mais parfaitement détectables qui sont les seuls témoins de l'Univers le plus ancien dont nous disposons, des structures concentriques qui, selon eux, révèlent l'existence antérieure d'un corps qui aurait envahi brutalement tout l'espace. Ce corps ne serait autre que l'Univers précédent qui se serait comprimé et qui aurait rebondi.
Cette théorie remet évidemment en cause la notion d'un Univers créé proposé par les religions et, si elle était validée un jour, invaliderait la notion de Génèse de l'Univers par un créateur. Philosophiquement, ceux qui ne souhaitent pas envisager que l'Univers actuel finira, avec son expansion continue, totalement dispersé dans les espaces infinis et dans un froid absolu et définitif, pourront être confortés à l'idée qu'il y a un éternel recommencement des choses, avec, peut-être une certaine mémoire au fond de chaque être qui permettra le renouveau de la vie.
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Alain-Bernard Haïoun - Janvier 2012
Alain-Bernard Haïoun - Janvier 2012
Disons qu'il est aussi incrompréhensible qu'il ait existé depuis toujours ou qu'il ait surgit du néant. Alors la science avance lentement. Le raisonnement sur l'Univers cyclique repousse en effet le problème de l'origine que personne aujourd'hui ne peut comprendre, mais qui n'est décrit que par les religions. Alors, c'est effectivement une question de croyance, donc ce n'est plus le domaine de la science. Elle ne sait raisonner que sur des théories dont les hypothèses sont que rien ne se crée. Il ne faut donc pas attendre des scientifiques qu'ils résolvent la question de la création. Ils laissent aux religieux cette question qui, pour eux, ne demande pas de preuve mais seulement de la foi.
Il est curieux que les asiatiques ne se posent pas la question de la création, c'est une attitude typiquement occidentale et moyen orientale.
Mon hypothèse est que la raison pour laquelle nous ne comprenons pas la génèse de l'Univers est que notre cerveau est peut-être encore trop limité et géné par la somme de science que nous avons acquise. Peut-être qu'un jour, la lumière se fera et que nos paradigmes seront complètement remis en question, lorsqu'un homme nouveau émergera de l'humanité. L'évolution se fait par bonds successifs.
En attendant il y a la place pour la contemplation et le rêve, et c'est le principal.
Merci de ton intérêt pour ces choses transcendantes :-)
Merci aussi d'apprécier mes textes.
Très bonne année à toi.
Nous ne saurons jamais, mais ce n'est pas grave, c'est quand même passionnant !
Soit nous avons raison et il n'y a pas eu de commencement. Soit nous avons tort et il faut trouver comment le néant peut produire de la masse et de l'énergie.
Une solution totalement folle car digne de la science fiction (mais on est ici pour s'amuser n'est-ce pas?) serait qu'il existe un Univers complémentaire du nôtre mais dont la masse et l'énergie sont de signe opposé au nôtre, ce qui fait que la somme des deux est bien nulle, elle correspondrait au néant. Nous n'aurions même pas besoin de savoir si nous appartenons à l'un ou à l'autre Univers puisqu'ils ne communiqueraient pas, sous peine d'anihilation totale.
C'est Stephen Hawking qui disait que l'Univers pouvait tenir dans une noix avant son expansion. Il suffirait donc qu'il soit sorti du néant une noix positive et une noix négative strictement égale en masse et énergie et qu'une au moins, la nôtre, ait pu subir l'expansion.
Si un scientifique tombait sur ce que je viens d'écrire, ça le ferait bien rire. Aussi je reprécise que ce n'est que pour plaisanter. (Je me méfie avec ces lascards!). Ce n'est pas demain que l'on va prouver qu'une masse négative existe.
nous v''la beaux ! :
non seulement il nous faut chercher à savoir comment " NÔTRE" Univers est apparu, mais maintenant il faudra aussi chercher à savoir comment l'AUTRE est apparu !
qu'est-ce qu'' on a gagné ?
on avait bien besoin de ça !
au secours !
tu as raison : Faut rigoler faut rigoler avant qu' le CIEL ( oui ) nous tombe sur la tête !
.
Réponse : c'est une énergie toujours présente dans le néant (et que l'on retrouve d'ailleurs dans le vide quantique dont parlent les physiciens)
Tant qu'on y est à fantasmer, on peut continuer l'analogie en disant ceci : le moment du déséquilibre pourrait être le moment d'un Big Bang. Tant que le plateau descend (pendant que l'autre monte) je dirais que c'est une phase expansionniste jusqu'à un maximum, puis, le plateau remonte et c'est la phase de contraction. A l'équilibre, l'élan fait que les plateaux continuent leur oscillation au lieu de s'arrêter et c'est un nouveau Big Bang dans l'autre sens. Ceci, indéfiniment, comme dans la théorie de Penrose et Gurzdayan avec les cycles d'expansion, compression et rebond. Le néant ne correspondrait alors qu'à la position d'équilibre, jamais atteinte si l'oscillation est permanente. On ne fait qu'y passer pour changer de sens. La loi de conservation de la masse et de l'énergie sont respectées avec mes 2 Univers symétriques et opposés et la loi de conservation de l'énergie l'est aussi puisque l'oscillation est permanente (comme avec un ressort qui oscille sans frottement.
L'avantage du profane, vois-tu, c'est qu'il peut s'amuser à imaginer toute sorte de théorie dont est absomument incapable d'en démontrer la validité, mais qui lui paraissent à lui cohérentes. Evidemment, aucun scientifique ne le prendra au sérieux, et il aura raison. Cependant, à bien voir, mon analogie avec la balance roberval paraît séduisante n'est-ce pas ? (Ne le dis à personne surtout !!)
Ce qui est amusant, c'est que dans la théorie du Big Bang, on parle aussi de matière et d'antimatière qui se seraient neutralisées, mais on nous raconte quelque chose d'inouï (donc pas moins inouï que mon histoire fantastique) : après la neutralisation matière/anti-matière, il ne resterait qu'un supplément de matière qui n'est autre que la matière de l'Univers. Et on est bien embêté car le supplément d'antimatière qui devrait aussi rester a disparu ; les astrophysiciens sont désespérément à sa recherche et ils ne la trouvent encore pas. Tandis qu'avec mon hypothèse d'un Univers symétrique au nôtre, on ne perd rien puisqu'à toute la matière, on a pile poil la même quantité de matière symétrique dans l'autre Univers.
Etonnant n'est-ce pas ?
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