| March 2009 | ||||||||
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L'envie de toi ... ce désir brûlant ... il fût un temps où je l'entretenais de savoureuses rêveries ludiques, scénarisant mes fantasmes, fouillant au cœur de mon esprit pour y découvrir ceux que me cachait mon inconscient.
Mais il n'est plus là ce temps. L'heure a sonné de la distanciation ...
& pourtant, le désir n'est pas éteint. Il s'est mis en sourdine quelques temps, aidé par les inconvénients corporels mensuels ... mais voici la nuit tombée qu'il refait surface.
Ça me chatouille les entrailles. Je sens mon intimité se liquéfier. L'envie de toi la possède, la manipule à sa guise. Ça s'ouvre & ça se contracte, soubresauts incontrôlables du désir qui résistent à toute volonté.
C'est frustrant !
Pour le moment, je rationalise ... mais c'est une lutte entre le corps & l'esprit. Mon cerveau qui tente vainement de dire à mon entrejambe : « Non ! Arrêtes de te laisser aller ! N'y penses même pas ! Tu ne la sentiras pas cette queue si dure au fond de toi. Non, elle ne viendra pas t'apaiser. Tu n'as aucun pouvoir sur elle. Que tu en sois affamée n'y change rien. »
Mon esprit devrait être en colère contre mon corps qui ne lui obéit pas ... mais ils se connaissent si bien ces deux-là. Ils savent que c'est ensemble qu'ils arrivent à la jouissance.
Mais il n'y aura pas d'orgasme car il n'y a pas de rencontre entre nos corps. J'ai beau être prête à t'accueillir. Mon antre est chaude, douce & humide. Mais il n'y a que du vide !
Dans ces moments-là, il y a peu de place aux préambules tellement le désir me noue le bas-ventre.
C'est l'envie de t'embrasser, de faire glisser mes mains sur ta peau, de me presser contre toi, de caler ma cuisse contre ta hanche ... te communiquer mon désir le plus possible par tous mes gestes, par chaque vibration de mon corps ... te contaminer avec cette furieuse envie ... avec les mains, avec les lèvres, avec les doigts, avec la bouche, avec les ongles, avec la langue ...
& murmurer, tout en me retenant de le crier : « Viens ! Viens, vite ! Dépêches-toi de venir en moi ! »
Ce serait inhumain de me faire plus languir depuis tout ce temps que je te désire ...
... mais je suis seule avec mon envie de toi.
Seule avec cette terrible envie que tu t'immisces en moi sans même prendre le temps de se dévêtir.
Personne pour me prendre contre un mur, derrière une porte à peine refermée ... tout lieu qui nous permettrait un tant soit peu d'échapper aux regards de quelque témoin.
Quand le désir de toi me mènera à l'implosion, je n'aurai pour compagnon que mes draps froissés, voyeurs de cet onanisme forcé.
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). Je lui ai juste dit que j'avais envie de lui faire plaisir ... & puis, évidemment, la clientèle a interrompu une discussion qui prenait une tournure intéressante