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March 6, 2009

Rouge Désir

L'envie de toi ... ce désir brûlant ... il fût un temps où je l'entretenais de savoureuses rêveries ludiques, scénarisant mes fantasmes, fouillant au cœur de mon esprit pour y découvrir ceux que me cachait mon inconscient.

Mais il n'est plus là ce temps. L'heure a sonné de la distanciation ...

& pourtant, le désir n'est pas éteint. Il s'est mis en sourdine quelques temps, aidé par les inconvénients corporels mensuels ... mais voici la nuit tombée qu'il refait surface.

Ça me chatouille les entrailles. Je sens mon intimité se liquéfier. L'envie de toi la possède, la manipule à sa guise. Ça s'ouvre & ça se contracte, soubresauts incontrôlables du désir qui résistent à toute volonté.

C'est frustrant !

Pour le moment, je rationalise ... mais c'est une lutte entre le corps & l'esprit. Mon cerveau qui tente vainement de dire à mon entrejambe : « Non ! Arrêtes de te laisser aller ! N'y penses même pas ! Tu ne la sentiras pas cette queue si dure au fond de toi. Non, elle ne viendra pas t'apaiser. Tu n'as aucun pouvoir sur elle. Que tu en sois affamée n'y change rien. »

Mon esprit devrait être en colère contre mon corps qui ne lui obéit pas ... mais ils se connaissent si bien ces deux-là. Ils savent que c'est ensemble qu'ils arrivent à la jouissance.

Mais il n'y aura pas d'orgasme car il n'y a pas de rencontre entre nos corps. J'ai beau être prête à t'accueillir. Mon antre est chaude, douce & humide. Mais il n'y a que du vide !

Dans ces moments-là, il y a peu de place aux préambules tellement le désir me noue le bas-ventre.

C'est l'envie de t'embrasser, de faire glisser mes mains sur ta peau, de me presser contre toi, de caler ma cuisse contre ta hanche ... te communiquer mon désir le plus possible par tous mes gestes, par chaque vibration de mon corps ... te contaminer avec cette furieuse envie ... avec les mains, avec les lèvres, avec les doigts, avec la bouche, avec les ongles, avec la langue ...

& murmurer, tout en me retenant de le crier : « Viens ! Viens, vite ! Dépêches-toi de venir en moi ! »

Ce serait inhumain de me faire plus languir depuis tout ce temps que je te désire ...

... mais je suis seule avec mon envie de toi.

Seule avec cette terrible envie que tu t'immisces en moi sans même prendre le temps de se dévêtir.

Personne pour me prendre contre un mur, derrière une porte à peine refermée ... tout lieu qui nous permettrait un tant soit peu d'échapper aux regards de quelque témoin.

Quand le désir de toi me mènera à l'implosion, je n'aurai pour compagnon que mes draps froissés, voyeurs de cet onanisme forcé.

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November 29, 2008

Silence Assassin ... suite

Tout en fumant à petites bouffées rapprochées, elle se disait qu’elle n’aimait pas tellement le nom de ROMPRE LE SILENCE même si lors du dîner, après la représentation, monsieur P., parrain d’honneur de l’association, s’était exprimé ainsi : « Comprenez, belle enfant, qu’il ne s’agît pas tant de rompre le silence réel de la surdité, mais bien plus le silence psychologique qui s’installe chez le sourd s’il se désocialise & rompt toute communication avec le reste de la population. C’est bien ce que vous m’avez expliqué Docteur J. pour justifier notre action de ce soir ? », ajouta-t-il en se tournant vers le maire de la commune & président de l’association. Puis, il avait repris, enthousiaste : « C’est à nous qui entendons de venir vous tirer de votre détresse ».

Elle piétina violemment le mégot de sa cigarette, n’éprouvant de nouveau que mépris pour monsieur P., le docteur J. & les autres, « politoquards » intéressés justifiant leur avide ambition par des marques publiques de pitié à l’égard de ceux qui ‘étaient pas à leurs normes. « Mademoiselle SILENCE », comédienne renommée, se sentait toute de haine pour ces « cons » qui croyaient connaître son infirmité mieux qu’elle.

Revenant à des idées plus terre à terre, elle reprit son chemin. Elle traversa la A86, puis s’engagea sur le pont de Bezons. Une rafale de pluie et de vent la déséquilibra et elle marqua une pause pour reprendre son souffle. C’est alors qu’elle aperçut une silhouette sur l’autre côté du pont qui attira son attention. Quelque chose clochait. L’homme était debout sur le rebord, brandissant un objet qu’elle ne distinguait pas. Sans réfléchir, elle traversa le pont et alla à sa rencontre …

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November 27, 2008

Silence Assassin

En ce soir froid & pluvieux d’octobre, vers une heure du matin, elle prend enfin le chemin de son hôtel. Ce soir, c’était la première. Quelle trouille elle avait eu en montant sur scène ! Guillerette malgré la nuit noire et les gouttes qui lui battaient le visage, elle tourna devant le lycée La Tournelle et continua de trottiner en direction des Quatre Chemins. Au rond-point du petit Colombes, elle marqua une pause sous un abribus. Ses longs cheveux roux dégoulinaient. Elle les essora, puis fouilla dans son sac pour en tirer un mouchoir en papier. Elle rejeta l’idée d’ouvrir son miroir de poche, s’essuya les mains négligemment et finie par s’asseoir sur le banc en allumant une cigarette. Elle était pensive.


Comme vous l'aurez constaté, ma tentative de scannage de ce manuscrit étant un échec, je retape ce texte que vous découvrirez donc au fur & à mesure du temps que je peux y consacrer.

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November 25, 2008

1er prix du concours de poésie "Coeurs sombres" (2003) organisé par Le Théâtre du Sang

Thème : XVIII ème siècle - Libertinage



L'âme candide, j'attendais le mâle

Entrevu souvent au Palais-Royal

Bras ballants, mine fort pâle

Tombée sous l'empire de Jean-Charles

Vertuchoux, qu'il était élégant,

Fort majestueux de l'habit au cadogan !

Ma raison était déjà subjuguée

Lorsque vint l'occasion de nous rencontrer

La fortune aida à mes appats

Pour paraître aimable à ce coquin-là

Toutefois, quelle ne fût pas ma surprise

En découvrant un homme tout de franchise

Désormais les sangs me tournaient

Quand, aux babillards, il me cachait

Le temps accroîssait mon goût pour ce volage

Qui, de ses entours, m'éloignait sans ambage

Jean-Charles me convertit à ses libéralité

Tant il savait l'art de battre le briquet

Ennivrée par ces amuse-bouches

Je m'osais au port de la mouche

D'ingénue, je devins courtisane

Au dam, des inclinations de mon âme

Mais le temps m'apprit

Que, des galantes, il est l'ennemi

Et bientôt, le petit marquis

Devint sujet de tous mes soucis

Il me préférait les pousseurs de bois

Et la langueur des filles de joie

L'élégant avait bien du caquet

A défendre diablement ses intérêts

Sur le chapitre de ma doutance

Il rétablissait hardimment ma confiance

Brillament maintenait la constance

Evitant ainsi scandale ou défiance

Notre commerce ne semblait pas sujet à la casse

Mais que faire lorsqu'un amant se lasse ?

Mes tendresses n'étaient plus gratifiées que d'éloignement

Alors, je pratiquais une saignée de la veine du sentiment

Oublier ce maroufle croquenote nécessita longue main

Quellement, parfaire l'apprentissage du dédain

L'inclination de Jean-Charles pour les voluptés

Semble mieux destinée aux catins des cabarets.



merci à J.C. qui m'inspira contre son gré :-)

Lexique :

cadogan : terme littéraire, de Sir Cadogan qui fut le 1er à faire usage du catogan

homme de franchise : célibataire qui profite des opportunités féminines

les babillards : les commères

ses entours : ses intimes

l'art de battre le briquet : l'art de faire l'amour

les pousseurs de bois : les joueurs de dames ou d'échecs

avoir du caquet : être éloquent

maintenir la constance : sauver les apparences

éloignement : mépris

longue main : longtemps

quellement : tant bien que mal

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November 24, 2008

3ème mi-temps

Par ce beau dimanche ensoleillé, il arborait un sourire plein de fierté. L’équipe de football junior qu’il entraînait venait de remporter le match trois buts à zéro. Elle l’attendait assise dans les gradins du stade. Elle savait qu’il en aurait encore pour une heure ou deux. Il faisait les choses sérieusement (vérifier que les gamins ne faisaient pas de bêtises dans les douches, discuter de leurs évolutions respectives avec les parents …) & c’était ce genre de petits détails qui la rendait fière de lui. Le temps ne lui paressait jamais long dans ces moments-là & ça lui permettait aussi de s’adonner à ses propres démons. Généralement, elle en profitait pour griffonner dans son calepin : croquis, esquisses, idées de poèmes ou de nouvelles …

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Petit à petit, le stade s’était désemplit & le silence s’était installé. Elle était tellement absorbé par son activité artistique, totalement abandonnée à son imagination, qu’elle ne l’entendit pas arriver.
Il se pencha au-dessus d’elle & ses lèvres effleurèrent son cou de baisers délicats.
Hmmm, comme c’est agréable, pensa-t-elle dans un frisson de plaisir. Elle avait les yeux mi-clos & savourait pleinement la tendresse qu’il lui donnait.
Au bout de quelques longues minutes, elle releva la tête vers lui & leurs bouches se cherchèrent. Ils échangèrent de langoureux baisers. Leurs langues jouaient ensemble. Leurs salives se mélangeaient.
Le désir montait de plus en plus violemment en eux. Ils étaient à bout de souffle.
Il fit tomber les bretelles de son débardeur & glissa une de ses mains jusqu’au mamelon rigide de désir. Elle lui défit sa ceinture promptement & s’immisça jusqu’à son membre durcit qu’elle commençât à caresser de ses doigts fins & délicats. Soudain, elle sursauta de plaisir en sentant un titillement sur son fruit défendu. Elle gémît doucement & commença à lui embrasser tendrement les abdominaux. Sa bouche, pleine de délicatesse, se promenait partout, s’égarait jusqu’au creux de ses reins.
Subrepticement, elle l’avait conduit à s’appuyer contre la rambarde de la tribune. Elle avait maintenant son sexe dressé devant le visage. Elle effleura ses testicules de petits bisous timides puis petit à petit, sentant son plaisir prendre de l’ampleur, elle osa y mettre des coups de langue.
Sa respiration s’accéléra. Sa verge se tendit un peu plus. Il avait les reins calés contre la barre métallique, les jambes légèrement écartées & pliées. Ses yeux ne la quittaient pas. Son regard était plus expressif que des mots. Il l’encourageait à oublier toute pudeur & à s’abandonner totalement.
Il sentait sa langue qui remontait délicatement le long de sa virilité & finissait par s’attarder à la lisière du gland. Il entrait dans la phase de lutte, se contrôler, ne pas la laisser l’entraîner aussi vite vers l’extase, savourer chaque sensation au maximum … mais elle avait des arguments fort difficiles à combattre. Sa bouche, humide & accueillante, venait de l’engloutir. Elle remontait lentement & en aspirant doucement. Il sentait sa langue qui fourmillait imperceptiblement sur la concrétisation de son désir. Puis elle se mit à aller & venir en achevant chacun de ses allers-retours de coups de langue de plus en plus appuyés sur son gland.
De sa main droite, il se mit à lui caresser les cheveux & la nuque tendrement. Elle avait les yeux brillants, aussi brillants que son sexe glissant sous sa salive. Elle respirait bruyamment mais elle ne s’accordait aucun répit & lui se sentait chavirer peu à peu dans l’abîme de la volupté. Un brasier, dont le foyer était son sexe gonflé de désir, le consumait tout entier.
Ses lèvres s’entrouvrirent de plus en plus pour laisser place à un long feulement venant du cœur de ses entrailles lorsqu’il lui déchargea dans la bouche.
Elle redressa la tête vers lui & il reconnut une lueur de défi dans l’expression de son visage. Son sperme dégoulinait à la commissure de ses lèvres mais elle essayait d’en retenir le maximum. Le liquide blanc & poisseux glissait jusque dans le sillon de ses petits seins tendus de désir & elle tentait pourtant d’en ingurgiter le plus.
Il souriait. Il l’attira délicatement dans ses bras & lui essuya la bouche de coups de langue plein de désir. Elle avait avalé. Enfin, elle l’avait fait. Il sentit son sexe se durcir de nouveau ; il la désirait encore plus.

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November 24, 2008

1ère rencontre

Elle descendit du TGV & son regard croisa immédiatement le sien. Ils se regardèrent, savourant le moindre détail. Elle était tout de noir vêtue : jupe & pardessus en cuir. Il se délecta à la vue de ses longues jambes mises en valeur par des bas résilles & de magnifiques cuissardes en chevreau.
Elle aussi en pris plein les mirettes. Il portait un costume qui lui allait comme un gant. Elle le trouva raffiné & élégant. Elle était impressionnée par la prestance qui se dégageait de tout son être.
Il l’attira contre lui & d’une main ferme & douce orienta son visage vers lui. Il lui picora le visage de tendres baisers. Un long frisson de plaisir la traversa & ce fut elle qui chercha sa bouche. Ils échangèrent un baiser chaud & langoureux. Certains voyageurs détournaient leurs regards, gênés. D’autres les regardaient avec envie, presque jaloux de cette passion physique qui émanait du couple qu’ils formaient. Ils s’en aperçurent à peine trop bouleversés par la volupté. Leurs mains s’étaient accrochées l’une à l’autre instinctivement.
Il finit par la repousser doucement & lui murmura à l’oreille : « Quittons vite ce quai de gare, je veux t’avoir juste à moi ». Elle acquiesçât d’un sourire. Il lui prit sa valise & de sa main libre l’entraîna jusqu’à sa voiture.
Il mit sa valise dans le coffre & lui ouvrit la portière pour qu’elle puisse s’installer confortablement.
La nuit tombait déjà & seuls les néons des boutiques alentours troublaient légèrement l’intimité dans laquelle ils baignaient. Ils savouraient le silence qui les unissaient plus fort que des mots.
Elle posa timidement sa main gauche sur sa cuisse droite. Il profita d’un feu rouge pour allumer la radio. Comme il souriait, elle s’osa à lui caresser la cuisse. Lentement, puis avec de plus en plus d’assurance, sa main glissait sur l’étoffe, remontait, descendait, se glissait de plus en plus vers l’intérieur de son entre-jambe. Elle se demandait si il appréciait cette caresse, lorsqu’il posa sa main droite sur sa cuisse gauche & changea de vitesse de l‘autre main. Le toucher l’avait déjà pas mal troublée mais qu’il lui rende la pareille, la mis dans un terrible état d’excitation. Elle déboutonna son manteau. Aussitôt, elle sentit sa main s’immiscer sous sa jupe & il ne la retira qu’au moment d’exécuter le créneau qui annonçait qu’ils étaient arrivés.

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Ils avaient tellement attendu cette rencontre qu’une fois à l’intérieur de son appartement, il la plaqua contre la porte d’entrée & l’embrassa fougueusement. Elle avait déjà atteint un seuil d’humidité impressionnant & lui murmura au creux de l’oreille, alors qu’elle sentait son membre tout en tension contre elle : « J’ai envie de toi ! »
- « Moi aussi, mais je pensais que tu préférerais attendre d’être installée ».

Elle ne lui répondit même pas & se laissa glisser contre la porte tout en débouclant sa ceinture. Elle le mit à nu & sa bouche embrassa délicatement son ventre plusieurs fois puis elle alterna baisers & coups de langue.
Il la releva en passant ses bras sous ses aisselles.
- « J’en ai envie mais plus tard sinon je ne vais pas parvenir à te satisfaire. Laisses-moi te caresser ».
- « Si tu fais ça, je ne parviendrai pas à me contenir moi non plus ».
Ils éclatèrent de rire & se déshabillèrent mutuellement.
Ils firent l’amour avec rapidité & passion contre la porte d’entrée & à leur grande surprise, jouirent simultanément.

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November 24, 2008

Divan du Monde - 10 mars 2007

Émotion fractale
Sur ma peau d’opale

Vertigineuses sensations hadales
Dans la quiétude d’une sérénité fœtale

Un frissonnement sinusoïdal
Me chavire d’ondulations animales

Des constellations d’étoiles

Miroitant kaléidoscope
D’éclats d’âme qui se dévoilent
En une troublante nuée héliotrope

Torpeur équatoriale
D’un voyage psychotrope

Sous les fourches caudines
De mes humeurs félines
Mélodie assassine
De notes libertines

Mirage incertain
Au petit matin

Silhouette troublante
Mélopée lancinante

La morsure de tes lèvres
N’est ni acerbe ni mièvre

Elle m’enivre, me bouscule
Corporel conciliabule

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September 21, 2008

Pour tous les parents ...

Les paroles de cette chanson m'ont collées une jolie larmichette. Alors vous sortez vos mouchoirs ou je suis trop émotive ?

Bébé d'amour
Paroles et musique : Henri Dès

D'abord il y a
La p'tit graine à papa
Qui va dans maman
Gentiment
Petit à petit
L'oiseau fait son nid
Et neuf mois après
Tu es prêt

Refrain :
Et on te dit je t'aime
Je t'aimerai toujours
Et on te dit je t'aime
Notre bébé d'amour

Tu bouges beaucoup
Tu donnes des petits coups
Ca n'est pas méchant
Pour maman

Mais tu tournes en rond
Tu trouves le temps long
Tu frappes à la porte
Faut qu'tu sortes

Refrain :
Et on te dit je t'aime

Tout est préparé
Pour ton arrivée
Le monde t'attend
En chantant
Et jour après jour
Tu deviens plus lourd
Maman s'arrondit
Tu grandis

Refrain :
Et on te dit je t'aime

Deux petits petons
Tellement mignons

Deux menues menottes


Qui gigotent


Et te voilà là


Et on n'y croit pas


T'es notre plus beau


Des cadeaux



Refrain :


Et on te dit je t'aime...



Tu pleures et tu cries


C'est comme ça la vie


Nous aussi on pleure


De bonheur !

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September 2nd, 2008

Point de suture

Mylène Farmer
Appelle mon numéro

Musique: Laurent Boutonnat 2008 "Point de suture"

Qui entre dans l'histoire
Entre dans le noir
Histoire d'y voir
Mon plus beau geste

J'ai un pillow du soir
Un pillow de star
Sans pillow je n'ai
Plus l'envie d'être

Qui entre dans l'histoire
Cache derrière un fard, noir
La peur des regards
Qui glissent et blessent

J'ai un pillow en plumes
En forme de lune
En forme de dune
Refais le geste

{Refrain:}
Appelle mon numéro
J'humeur à zéro
Appelle mon numéro
J'ai le sang si chaud
Appelle mon numéro
Viens dans mon sillage
Ni trop sage
Ni collage
Juste ce qu'il me faut

Appelle mon numéro
Compose ma vie
Appelle mon numéro
Fais-moi l'hallali
Appelle mon numéro
Donne-moi le «la»
Lalalala
Lalalala
Appelle-moi

Qui entre dans l'histoire
Entre dans le noir
Velours d'un boudoir
Et pour le reste...

J'ai un pillow duvet
Sans pilosité
Sans pillow je n'ai
Plus rien à mettre

Allégorie, viens là
Délit de l'émoi
Mon au-delà, c'est l'i...
Vresse du geste

À la folie j'ai «l'a...llo»
Qui me dit : au lit, là !
L'embellie c'est l'o...
Reiller, de rêve

{au Refrain, x2}

Appelle mon numéro
Appelle mon numéro
J'ai le sang si chaud
Appelle mon numéro
Ni trop sage
Ni collage
Juste ce qu'il me faut
Appelle mon numéro {x3}

A...
Appelle-moi

degeneration mylene farmer

Sexy coma
Sexy trauma
Sexy coma
Sexy trauma

Coma des sexes, des styxs, des statiques
Coma des sexes, des styxs, extatique
Coma des sexes, des styxs, des sta-tique
Coma des sexes, des styxs, esthétiques

Ou
Dégénération
Où, où est, où, où est, où, où est
Ma génération ?

Sexy coma
Sexy trauma
Sexy coma
Sexy trauma

J’suis dans mon lit faut qu’ça bouge
J’sais pas moi, il faut qu’ça bouge
Ce coma là, il faut que ça bouge
J’sais pas moi, il faut qu’ça bouge, faut qu’ça bouge

Sexy coma
Sexy trauma
Sexy coma
Sexy trauma
Sexy, sexy, sexy

Ou
Dégénération
Où, où est, où, où est, où, où est
Ma génération ?

Co-Coma des sexes, des styxs, des statiques
Coma des sexes, des styxs, extatique
Coma des sexes, des styxs, des sta-tique
Coma des sexes, des styxs, esthétique
C'est dans l'air

Paroles: Mylène Farmer. Musique: Laurent Boutonnat 2008 "Point de suture"

Vanité... c'est laid
Trahison... c'est laid
Lâcheté... c'est laid
Délation... c'est laid

La cruauté... c'est laid
La calomnie... c'est laid
L'âpreté... c'est laid
L'infamie, c'est laid aussi

Les cabossés vous dérangent
Tous les fêlés sont des anges
Les opprimés vous démangent
Les mal-aimés, qui les venge ?

Les calamités dérangent
Les chaotiques sont des anges
(C'est dans l'air)
Pas comme les autres, démangent
Les bons apôtres, j' les mange
(C'est dans l'air)

[Refrain:}
C'est dans l'air
C'est dans l'air
C'est dans l'air, c'est nécessaire
Prendre l'air
Respirer
Parfois piquer la poupée
C'est dans l'air
C'est dans l'air
C'est dans l'air, c'est millénaire
S'enivrer
Coïter
Quid de nos amours passés ?
C'est dans l'air
C'est dans l'air
C'est dans l'air, c'est salutaire
Sauf qui peut
Sauve c'est mieux
Sauf qu'ici, loin sont les cieux
C'est dans l'air
C'est dans l'air
C'est dans l'air, c'est nucléaire
On s'en fout
On est tout
On finira au fond du trou
Et moi, je chante
Moi, je m'invente
Une vie

La fatuité... c'est laid
La tyrannie... c'est laid
La félonie... c'est laid
Mais la vie, c'est ça aussi

Tous les rebuts vous dérangent
Pourtant les fous sont des anges
(C'est dans l'air)
Les incompris vous démangent
Que faire des ruses ? Que fait le vent ?
(C'est dans l'air)

{au Refrain, x2}

Un petit aperçu de son dernier clip.
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August 30, 2008

Q/R

J'avais envie d'en parler ici depuis longtemps mais je ne savais trop comment aborder le sujet ...

Hé bien la solution est trouvée !

La question de Thelma :

Est ce que bébé dormait avec vous au début ? ?

Salut,

bébé est prévu pour fin janvier et sa chambre est au rez de chaussée alors que la nôtre est à l'étage... Beaucoup de monde nous conseille de le mettre au départ (jusqu'à ce qu'il fasse ses nuits) dans notre chambre pour le côté pratique (pas loin, on peut l'entendre...) mais d'un autre côté, je me dis que lorsqu'il va falloir le laisser dans sa chambre seul, ça va être dur pour liu (comme pour nous) et que mine de rien c'est bien aussi d'avoir chacun son "espace vital" ...
Et pour les siestes, je devrais à chaque fois le remettre dans notre chambre ?
Comment avez-vous fait ?
Merci pour vos avis et conseils !
& ma réponse :

Votre réponse :

Oulalalala ! Ta question va être mon coup de gueule du jour car les réponses que je viens de lire montrent à quel point notre société est pleine de préjugés & de rigidité ... tout ce qui n'est pas un bébé.
C'est l'expérience de devenir maman qui m'a permise de me remettre en question & de donner le meilleur à ma fille.
J'ai eu un accouchement magnifique & les hormones jouant, j'étais pleine d'une énergie sereine durant le séjour à la maternité ... & pourtant ma fille pleurait énormément (on a fini par comprendre que c'étaient des coliques) & avait du coup du mal à prendre le sein.
Je dormais un peu de 8h à midi & entre ma fille qui ne grossissait pas & ce peu de sommeil pour moi, les sage-femmes commençaient à s'inquiéter.
Une nuit, l'une d'elle ne m'a pas laissé le choix. Elle m'a montré comment mettre ma fille au sein allongée. Ma princesse a bien tété & s'est endormie sans lâcher le sein mais super détendue. Je voulais la mettre dans le berceau mais la sage-femme m'a rassurée & m'a convaincue de la garder avec moi. J'ai testé & après, journées comme nuits étaient plus cool.
Une fois sortie de la maternité, j'étais perdue sur le sujet. La chambre de bébé était prête à l'accueillir. Je l'ai gardée la nuit & mise dans sa chambre pour les siestes. J'en ai parlé avec la puericultrice de la PMI qui m'a encouragée à continuer, pour sécuriser ma fille & favoriser l'allaitement.
J'ai partagé les nuits de ma fille pendant un peu plus de 7 mois & 3 mois de siestes communes.
Elle a eu tout le temps d'apprivoiser sa chambre. C'est son univers. Elle adore y être. & je n'ai aucun problème.
Ma fille est rayonnante, très éveillée surtout sur le plan moteur.
Ta formule "espace vital" me fait sourire. C'est un truc que j'aurai pu dire avant d'être mère.
Ton bébé vit 9 mois en toi. Il arrive au monde de façon brutale & violente. Soudain, plus d'eau, du froid, de l'air, il doit se nourrir ... !!! C'est le cerveau reptilien qui prédomine chez lui. On se connait mais parfois la communication est difficile.
C'est comme cette espèce de truc radoté de certains psy sur la place du père qui doit venir briser les relations maman-bébé.
La 1ère année, c'est de la survie qui passe par les apprentissages de base.
Ton bébé a besoin de toi énormément. Déjà, les obligations de la vie vont te forcer à devoir le confier, l'éloigner de toi. Il a besoin que les choses se passent en douceur. On ne pourrit pas un bébé comme ça.
Un jour, naturellement, il fera du 4 pattes, puis se mettra debout pour marcher puis courir ... & là, tu voudras juste le rattraper car tu flipperas pour lui ... mais lui, il est prêt à découvrir le monde & il compte sur ses parents pour le protéger même s'il s'éloigne de lui-même.
Je savais qu'en regardant les enfants on finit par comprendre mais c'est essentiel de leur faire confiance & de se guider en fonction d'eux.

Votre source :

expérience + Margot Sunderland
bonne soirée, tout le monde !
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August 26, 2008

Allaiter

bébé au sein
bébé au sein

Comme toujours, je manque de temps & ne peut consacrer ma soirée à concocter moi-même un article sur l'allaitement mais il y a un lien que je souhaite mettre à la disposition de tout le monde :

belle2jour.free.fr/PDF/dernierjetfinaldulivret%5B2%5D.pdf

bonne lecture !

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August 12, 2008

Mardi 12 août 2008

Dur de trouver un titre d'article pour un pêle-mêle de nouvelles ... pour ne pas dire un fouilli.

& c'est là qu'en plus, je me rends compte que je n'ai pas encore chargé certaines photos illustrant mes propos ... mère indigne que je suis.

Mon dieu, que le temps passe vite ! J'ai presque l'impression d'avoir accoucher hier & pourtant chaque jour, la réalité m'explose au visage : ma fille a incroyablement changée & ne cesse de m'étonner.

A 2 mois, mademoiselle tenait sa tête. Le mois suivant, elle se retournait déjà & nous poussait de joyeux roucoulements. A 3 mois, elle tournait seule les pages de ses livres. Le mois suivant, elle découvrait les joies que procurent le fait de déchirer du papier. Son portique lui aura servit de ses 1 mois à ses 6 mois, lorsqu'elle a enfin manifesté un intérêt pour la position assise. En 15 jours à peine, elle a maitrisé le 4 pattes & s'en est vite détourné pour s'acharner à se mettre debout pour marcher. A ce moment là, nous avons effectué notre première tentative de peinture aux doigts. Un peu laborieux :-) mais un premier chef-d'oeuvre à l'arrivée. Mademoiselle vocalise de mieux en mieux ; le 25 juillet est sorti par mégarde le premier maman au milieu d'une litanie de mamamama.

Depuis vendredi dernier, elle a quitté mon lit pour passer la totalité de la nuit dans le sien dans sa chambre. & contrairement à ce que la grande majorité me prédisait, ça n'a pas été un calvaire. (j'en profite pour avoir une grosse pensée pour ma chère Antigone, copinaute de Q/R qui par ses convictions en le maternage m'a permis de suivre ma voie de maman) Ce matin, j'étais tellement claquée que c'est même ma mère qui est venue me réveiller pour me dire que ma fille jouait depuis une demie-heure dans son lit.

Elle commence à montrer les choses du doigts, va chercher elle-même ses livres dans sa bibliothèque, se tient debout en appui & depuis hier tente de se lacher.

Je suis toujours aussi crevée car Poupette a d'horribles rages de dents : les nuits sont courtes & les journées entrecoupées régulièrement de moments infernaux.

Lorsque ça se calme, je retrouve mon petit trésor dont je suis complètement gaga.

De mon côté, j'ai tourné le chapitre vie sentimentale pour me retrouver égoïstement. Résultat, trois romans & demi de fantasy lus (La trilogie de Bartiméus de Jonathan Stroud que je recommande vivement tellement c'est tordant de rire & là, je viens de commencer La trilogie Morgenstern d'Hervé Jubert ... pas mal du tout mais très thriller) & dès que j'ai cinq minutes tranquille chez moi, je barbouille ... si bien que ce matin, mal réveillée, j'ai fait de la peinture au café !!!

Je vous invite à vous ballader dans les dernières photos que je vais charger sur ce blog pour commenter mes divagations acryliques.

Bisous, tout le monde !

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July 12, 2008

Allaitement au sein ... encore un tabou

Bon vous connaissez Q/R ... tant de bêtise m'a vraiment agacée grrrrrrrrrr

Voici le lien : fr.answers.yahoo.com/question/index

fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080712083348AA6lo9U&r=w&pa=FZptHWf.BGRX3OFPgDFdWTQ154bS2D3UytqC679e1VXtpv1kgs5SCRo3CXUbbcwxY5DHkIM4aC4aroNz_w--&paid=answered#R80uXmTuBzBVKu5CjdDsJiBZtDrHr5wzNqOg8kLwvUFcwezSAopP

déjà, la question est débile :

..??pour ou contre l'allaitement en public..??

voici ma réponse :

Je suis profondément choquée par la bêtise de tout ce que je viens de lire, car rares sont les réponses en rapport avec la réalité de l'allaitement.
Lorsqu'on allaite, on ne programme pas son bébé comme un robot au niveau des repas. Ca se fait à la demande.
Donc ta question revient à demander si on est pour ou contre laisser son bébé mourir de faim parce qu'on est dans un endroit public & sous-entend que parce qu'on allaite on devrait rester en autarcie chez soi alors que si le corps de la femme produit du lait, c'est bel & bien parce que la nature lui donne l'avantage de produire la meilleure nourriture possible pour que bébé démarre sa vie.
Etre choquer par une femme qui allaite en public revient à projeter des idées malsaines & renier notre nature de mammifères.
Nous sommes des animaux doté d'un cerveau supérieur à celui de tout le règne animal mais les réponses faites ici démontrent que la culture peut réduire à néant ce privilège de l'intelligence cérébrale. C'est pitoyable !
Encore aujourd'hui, j'ai allaité ma fille au café, au parc & restau ... & je ne me cache pas. Ma fille est curieuse & lache souvent le sein pour regarder ce qui se passe avant de le reprendre, comme un adulte curieux qui grignoterait plutôt que d'engloutir son repas d'une traite.
Juste parce qu'une majorité de personne n'y comprennent rien & ce sont laissés endoctriner par les industriels du lait reconstitué, je devrai avoir honte de nourrir mon bébé, me sentir coupable d'exhibition ou je ne sais quoi encore.
Mon bébé a passé 9 mois à grandir en moi, à combattre pour venir à la vie & si avant cette magnifique expérience j'avais certains raisonnements aussi hors sujet que les propos que je viens de lire, je me suis bien vite remise en question.
Aurait-on idée de dire à une vache d'aller se cacher pour donner son pis à son veau & de la traiter d'exhibitionniste ? Non, on se dirait que la vache respecte la nature & que son instinct fait le meilleur choix pour la pérennité de sa descendance.
Allaiter est un acte ancestral de survie & d'attachement à son enfant.
Oui, certaines personnes malsaines me jugent ou adoptent un comportement pervers lorsque j'allaite ma fille dans le même environnement qu'eux mais la plupart des gens soit s'en moquent totalement soit sont attendris ... & vous savez ce qui m'a le plus touché ? C'est une amie d'enfance qui par les mêmes raisonnements que la majorité d'entre vous a donné le biberon à ses deux enfants & qui me dit que lorsqu'elle me voit allaiter ma fille, ça lui donne envie d'en avoir un troisième, qu'elle regrette son choix & qu'elle n'avait rien compris à la réalité de l'allaitement.
Donc le seul truc que j'ai à vous dire c'est que si vous êtes incapable de vous remettre en question, vous n'avez qu'à détourner le regard de ce qui vous gêne.
Pour ceux que ça intéresserait, je conseille de lire Margot Sunderland & de faire un tour sur le site de la leche league.

Sources :

mon expérience de ce qu'on nomme un allaitement long avec l'amour de ma vie

une énorme pensée pour Antigone qui a su me faire me remetre en question & une étoile à cette question car j'espère qu'elle pourra y répondre

bon week-end du 14 juillet à tout le monde !

 

 

J'ai essayé de rester à peu près cool même si j'ai totalement halluciné !

Je reviendrai sur le sujet dès que possible.

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July 11, 2008

La rage au ventre

Grâce à ma volonté & au réconfort d'un pôte au téléphone cet après-midi, j'ai retrouvé un peu de tonus & j'ai réussi à me forcer à avaler une boîte de raviolis, mais ça devient totalement hallucinant.

Ce soir, au moment où je faisais couler le bain de ma fille, elle m'a dit que si je continuais à n'en faire qu'à ma tête, elle allait saisir le tribunal pour me faire déchoir de mes droits parentaux.

Pendant ma grossesse, grâce à ma coach puis en lisant le bouquin de Susan Forward, j'ai compris qu'elle faisait partie des parents toxiques & que c'est ce qui m'avait amené à multiplier les TS pendant 10 ans. Je n'ai pourtant pas eu l'audace de tout foutre en l'air. J'ai usé toute ma patience à tenter de communiquer, à la comprendre (c'est lié à son éducation) ... mais le vampire m'a encore bien manipuler & tout déraille à nouveau.

En effet, je passe le moins de temps possible à la maison car je ne la supporte plus, que j'ai besoin de retrouver une vie avec des amis, des amants ... mais de là à m'accuser de maltraitance envers ma fille, j'hallucine !

Je sais que j'ai intérêt à me bouger les fesses avant qu'elle ne me mette dehors & me prenne ma fille & pour cela, elle essaiera par la destruction psychologique avant même de tenter une procédure où elle est assez intelligente pour savoir qu'elle se ridiculiserait.

Jusqu'à maintenant, elle a toujours réussi lorsqu'elle a joué cette tactique. La dernière fois, j'ai passé une nuit à dormir dans une cage d'escalier. L'assistante sociale n'ayant pas pu (voulu) m'aider. Je suis rentrée totalement soumise de peur de perdre mon boulot. On fait comment pour assurer un job d'hôtesse quand on vit dans la rue & qu'on ne peut même pas se laver ?

J'ai mis 25 ans à trouver la force de rompre avec mon père & je pensais que lui seul était à l'origine de tous mes maux, mais non, ils étaient aussi déséquilibrés psychologiquement l'un que l'autre mais chacun à sa façon. Je me sentais responsable de ma mère car à 16 ans, je lui ai donné l'ultimatum de quitter ce mari violent ou de commettre un patricide. Je n'en pouvais plus de m'interposer entre eux & mon père commençait à me prendre aussi pour cible (il a fini par le faire totalement grâce à sa propre mère juste après le divorce).

On doit tout à ses parents dit notre morale sociale. Du coup, on se sent jugé, coupable, honteux ... lorsqu'on tente de VIVRE, de sortir du joug malsain de la domination psychologique. On espère longtemps car ça fait supermal & que ça ne se démontre pas comme les violences physiques mais c'est du gachis.

Je ne sais pas encore comment mais pour moi, c'est clair, elle ne me volera pas ma fille ... plutôt la tuer que de la laisser faire & c'est fini, je ne me soumettrai plus JAMAIS.

Putain, qu'est-ce que ça fait comme bien d'écrire & ça m'évite de basculer dans la violence physique !!!!!!!!!!!!

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July 11, 2008

Pétage de plombs

C'est complètement fou d'en arriver à ce stade ! Elle m'a mise au monde & à la place de l'amour, il n'y a plus que de la haine.

Je me sens reglisser lentement dans l'abîme de la dépression & JE NE VEUX PAS.

Toujours juger ... mettre la pression pour choisir à ma place ... essayer par tous les moyens de faire de moi un robot qu'on contrôle en tout point ... me faire payer à prix d'or mes résistances.

Non, je ne tenterai pas à nouveau de mettre fin à mes jours à cause de ça. C'est fini cette mauvaise période où je ne trouvais pas la force de lutter ... & puis, je dois tenir le coup pour Poupette.

Je me déteste pourtant aujourd'hui : le cerveau en vrac, mon sourire que je n'arrive pas à récupérer. Je déteste être l'ombre de moi-même & elle sait si bien le faire.

C'est de la folie de se rendre compte qu'à 30 ans, on est encore suivi par sa mère dès qu'on met les pieds dehors, qu'on ne peut toujours pas fréquenter ses amis comme on veut, qu'on n'a pas le droit à une vie intime ...

Je voulais pouvoir materner ma fille jusqu'à ses trois ans mais si ça continue, à force de prendre sur moi, je vais tout perdre.

Comment faire le chemin pour accepter de sevrer ma fille puisqu'il n'y a qu'ainsi que je pourrai être disponible pour un boulot ??????????? & est-ce que sa proposition tiendra encore quand je serai prête ??????????

J'espère que je n'ai pas encore tout fichu en l'air à espérer que je n'en arriverai pas au même point qu'avec mon père !

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July 10, 2008

Je suis compliquée !!!!

3615 ma life ... la suite

 

Je m'étais dit qu'il fallait que je me désintoxique mais non, impossible de ne pas me faire des overdoses d'expresso le matin en mattant ses petites fesses. Han, la coquine !!!

Bref, donc mardi, mister R. s'est dépeint comme le pire des connards qui soit. Même pas peur !

Hier, je l'ai trouvé bizarre ... fermé, renfrogné ... mais le mystère est levé : une fichue rage de dents. Son dentiste a l'air d'un véritable charlatan & pour couronner le tout, il est furieux contre un des mecs qui lui donne un coup de main car il rêvasse au lieu de tout briquer comme un sou neuf (le mec en question est le fameux lourdingue qui a tenté de me faire des avances & voyant que je résistais se met à me faire la morale pfffffffffff).

En fin de matinée, aujourd'hui, il lui a passé un de ces savons ! Ca avait beau être en arabe & à une rapidité qui m'a juste permis de comprendre "regardes!", j'ai bien compris que ça bardait. Mais il avait raison, je n'avais jamais vu son café dans cet état depuis que c'est lui qui le tient !

Bref, comme malheureusement trop souvent, impossible de rester tranquilles 5 minutes tous les deux mais très très lentement un pas de plus a été fait grâce à un de ses clients, un vieil alcoolique (57 ans mais qui fait plus avec une bedaine pire que quand j'étais enceinte ... il va accoucher d'une Leffe !!!) super grivois.

Ma fille me réclame le sein. Comme d'hab, je me pose à une table du fond discrètement & le vieux se rince l'oeil tout en ajoutant qu'il voudrait la place de ma fille.

Je n'étais pas certaine d'avoir bien entendu donc j'ouvre ma grande bouche. R., gêné, me dit :"non, non, des conneries, laisses tomber" & à l'attention du client, il ajoute :"arrêtes de faire l'obsédé".

Je calme le vieux mais la discussion continue de ne pas voler haut. Lourdingue mais ça m'a arrangé au final ! Comme d'hab., R. se la joue gros dragueur avec une vieille veuve alcoolique qui fait ses mots croisés en enchainant les verres de porto & le vieux continue à me faire son baratin sur les jeunes femmes qui sont mieux avec des vieux blablabla (beueueueurrrrrrrrrrkkkkkkkkkk pour moi qui déteste la viande avariée !!!). Mais bon, de là, je place quand même que le sérieux, c'est plus souvent prise de tête qu'autre chose & que je préfère profiter de la vie que de me prendre la tête.

Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd ! D'un coup, R. se retourne vers moi & dit :"bah voilà, c'est ça ... pas se prendre la tête!" ... & manque de pot, les éboueurs sont passés prendre leur café & tout le monde s'est tu !

Cet après-midi, je n'ai pas voulu repasser même si un café n'aurait pas été du luxe vue l'horrible nuit que j'avais passée (Poupette a mal aux dents & ça ne sort pas grrrrrrrrrr) mais je suis allée au square qui est un peu plus loin.

A 17h, je fais un détour par le tabac & prend le chemin du retour ... mais finalement, je ne suis arrivée qu'à 18h30.

R. était parti je ne sais où & il avait laissé le bar à son cousin S. que j'apprécie énormément (le plus jeune & le seul à être sérieux dans la famille). Au comptoir, il y avait le cousin H. (mon ex qui n'a pas hésité à lui confier notre histoire d'il y a 10 ans alors que d'ordinaire c'est motus), son pôte Saïd & un pôte de R. qui faisaient un 421.

H. était épuisé. 3 jours qu'il n'avait pas dormi. Saïd m'a sauté dessus en me demandant si je le reconnaissais. Toujours aussi con celui-là (à part chahuter avec lui, il n'y avait rien à en tirer il y a 10 ans). S. toujours aussi adorable m'a servi une limonade.

J'ai discuté avec S. qui doit venir boire un café en août chez ma mère (l'invitation vient d'elle) & lorsque je suis partie H. qui s'était montré un peu "amour vache" avec moi me dit "tu pars déjà".

Hum,ça m'a fait tout bizarre ! J'ai cru que je n'allais pas réussir à me retenir de le serrer dans mes bras ... mais j'ai réussi ! J'ai toujours énormément de tendresse pour H.

Sur les quelques mois que nous avons passé ensemble, nous n'avons eu qu'une seule & unique dispute où j'ai vraiment été bourrique (c'était mérité même si au départ ce n'était quà 20% de sa faute). J'ai vraiment aimé le temps où nous étions ensemble. C'était la belle vie ! 6 jours/7 & parfois 7, ensemble, à passer nos soirées au casino & à terminer dans une des plus prestigieuses boîtes de Paris(& des heures torrides au petit matin dans le restau de son père & de son oncle). Qu'est-ce que j'ai pu boire comme champagne à cette époque ! Ralala, il m'a rendu nostalgique avec ses yeux noirs de chien battu & sa petite remarque !

Ils sont blindés de défauts dans cette famille sauf S., mais qu'est-ce qu'ils sont attachants !

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July 8, 2008

Le décodeur nouveau est arrivé :-)))))))))))))))))

Hé bé, ce n'est pas trop tôt ! Je n'ai pas perdu ma matinée à passer voir mister R.

On a enfin réussi à se comprendre, à base de sous-entendus mais au moins là tout est clair. Si il faisait l'abruti qui ne comprenait rien, c'est tout bêtement parce qu'il a peur de me faire souffrir.

Je pense que c'est la visite de son cousin H., hier soir, qui l'a décidé à la franchise. Il a commencé par m'expliquer que ça faisait 4 mois qu'il était célibataire mais que ça ne changeait pas grand chose car il était plus qu'infidèle.

De là, je lui ai demandé si il savait pourquoi on ne se fréquentait plus comme avant son cousin H. & moi & là, j'ai halluciné, il m'a dit qu'il ne connaissait pas les détails mais qu'il savait  que j'avais été la maîtresse d'H. avant le mariage de celui-ci. Je découvre donc qu'ils sont très proches car H. n'est pas du genre à le crier sur tous les toits.

Il doit y avoir maximum 4 personnes au courant !

Enfin bref, de là, j'ai saisi l'occasion pour lui demander si il était du même genre qu'H. & il m'a répondu : "pire ... bien pire !"

Mais franchement, je m'en fou ! Je n'ai pas envie de me laisser envahir par une histoire prise de tête.

OK, j'ai stoppé net ma relation avec H. quand j'ai compris qu'il devenait ultra possessif & que je commençais à m'attacher malgré son mariage approchant. mais ça reste quand même la plus jolie histoire que j'ai connu.

La fidélité c'est bien joli, mais ça ne vaut pas la franchise !

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July 7, 2008

Ca existe les décodeurs pour homme ???????

Bon, il faut quand même que je vous raconte un peu où ça en est depuis mon dernier article. J'ai adoré le com' de Moe sauf que ça ne ressemble pas du tout à mon caractère. J'ai plutôt un tempérament direct.

Résultat, je me demandai comment faire pour ne pas agir sur un coup de tête & m'en mordre les doigts. & finalement, c'est son café qui m'a inspiré. Il faut dire qu'avant ça ressemblait vraiment à un boui-boui crado & qu'avec un peu de peinture noire & blanche, un énorme coup de nettoyage (c'est monsieur propre, toujours une éponge à la main) & quelques accessoires déco de chez Ik**, avec l'aide de son cousin S., ils en ont fait un petit truc bien agréable.

Enfin du coup, samedi après-midi, j'ai endormi ma princesse au chinado & j'ai sorti mes tubes d'acrylique. J'ai commencé pendant la sieste de l'après-midi & passé ma soirée dessus pour le terminer. Ce qui a donné, ceci :

Pour R.
Pour R.

 

 

 

 

 

 

Au dos, je lui ai écris que je lui souhaitais courage & prospérité dans son entreprise & j'ai ajouté un petit mot le plus neutre que j'ai pu tout en y remettant tout de même mon numéro lol (peut-être une erreur !).

Dimanche matin, comme je le supposais, impossible d'avoir un moment tranquille avec lui. Avec le marché à côté, un client en remplaçait un autre & j'ai bien cru que j'allais devoir m'armer de patience pour trouver le bon moment pour le lui offrir. Lorsque j'ai voulu rentrer un de ses clients m'a retenu & du coup, R. m'a offert un café puis il a vu l'heure & a décidé de courir chercher sa commande de pain à la boulangerie à côté.

Je l'ai rattrapé & je le lui ai donné sur le pas de la boulangerie puis je me suis sauvée.

Ce matin, lorsqu'on s'est enfin retrouvé seuls, je n'ai rien dit & c'est lui qui a abordé le sujet. Je ne compte plus le nombre de fois où il m'a dit merci & il a quand même ajouté que ça l'avait beaucoup touché (). Je lui ai juste dit que j'avais envie de lui faire plaisir ... & puis, évidemment, la clientèle a interrompu une discussion qui prenait une tournure intéressante

grrrrrrrrrrr

Il m'a à nouveau offert un café aujourd'hui en ajoutant que c'était pour me remercier une fois de plus. & là, bing, mon sale caractère s'en est mêlé. Je lui ai répondu que je ne l'avais pas fait dans cet esprit & qu'il ne me devait rien !

Donc je ne sais pas trop comment ça va évoluer ... mais je suis bien décidée à rester moi-même.

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