About this blog

September 2009
  Sun Mon Tue Wed Thu Fri Sat  
      1 2 3 4 5  
  6 7 8 9 10 11 12  
  13 14 15 16 17 18 19  
  20 21 22 23 24 25 26  
  27 28 29 30        

Archives

September 23, 2009

10000 visites....

+ que 15 visites et je serai à 10000..... Je vous remercie tous pour tout vos commentaires ret autre visites sur ma galerie....!!!!!!!!!!!



Published at 17:31 ( 12 comments / 81 visits )
This post is public

September 2nd, 2009

NOUVEAUTE : Canon EOS 7D, une réponse à l’attente des photographes


Comme les rumeurs l’avaient annoncée, Canon présente ce jour un nouvel appareil photo reflex destiné aux amateurs avertis, l’EOS 7D. Depuis plusieurs mois, Canon avait du retard sur son principal concurrent, Nikon. Avec le Canon EOS 7D, la marque rouge frappe fort et propose contrairement à Nikon avec le D300s et Sony avec l’Alpha 850, un nouveau boîtier reflex entièrement revisité par ses ingénieurs, afin de répondre à l’attente des photographes. Pour se relancer et proposer un boîtier innovant, Canon a donc interviewé cinq milles photographes du monde entier, dont mille cinq cent en Europe. Cette étude a permis à Canon de développer un appareil positionné entre l’EOS 50D et le dernier EOS 5D Mark II, non pas un reflex pour professionnel uniquement, mais plutôt un reflex d’amateur passionné, idéal pour un amateur chevronné en quête d’un appareil photo reflex puissant et perfectionné lui assurant une qualité d’image optimum.

Plus proche de l’EOS 5D Mark II que de l’EOS 50D en terme de spécificités, le Canon EOS 7D est le résultat de plusieurs années d’expériences. Avec son capteur CMOS APS-C de 18 mégapixels (22,4 x 14,9 mm) correspond à un angle de champ égal à 1,6x entièrement développé par Canon, l’EOS 7D présente des caractéristiques impressionnantes comme son double processeur DIGIC 4 pour une plus grande rapidité et une meilleure qualité d’image. Même si certains auraient préféré un Full-Frame, ces deux processeurs DIGIC 4 permettent à l’EOS 7D de photographier avec une sensibilité allant de 100 à 6 400 ISO (extensible à 12 800 ISO) et d’employer le mode rafale en enregistrant 8 images par seconde (15 en Raw et 126 en JPEG avec CompactFlash UDMA) ! Le capteur du Canon EOS 7D intègre de nouvelles microlentilles sans espace entre elles et qui ont été rapprochées des photodiodes. Ces avancées technologiques, développées et manufacturées en exclusivité par Canon, entraîne une amélioration de la qualité du rapport signal/bruit selon la marque.

Le système autofocus de l’EOS 7D a été complètement restructuré en partant de l’architecture de base de celui des EOS-1. Il comprend désormais un processeur séparé pour la gestion des calculs de mise au point AF. Ceci, notamment en mode Ai-SERVO II, permet à l’EOS 7D d’atteindre de manière fiable et précise la cadence de 8 images par seconde en prise de vues en rafale. Caractéristique exclusive à ce niveau, l’ensemble des 19 points du capteur AF de l’EOS 7D sont tous de type croisé, compatibles avec l’ouverture f/5,6 ou supérieure, ce qui permet un suivi AF très performant et très précis sur l’ensemble de la plage de mise au point.
Le Canon EOS 7D propose également le Spot AF, un nouveau mode autofocus qui réduit la taille d’analyse des capteurs AF pour déterminer le point sur une zone ultra-précise du sujet. Ce mode s’avère utile pour la mise au point sur des petits sujets situés devant un fond aux détails prédominants qui risquent d’accrocher les capteurs de manière prépondérante et intempestive. D’autre part, le mode Zone AF permet de limiter l’action de l’AF automatique à l’une des 5 zones qui composent l’ensemble de la plage AF. Cela permet un meilleur contrôle de la mise au point automatique d’un sujet évoluant sur une zone d’amplitude réduite.
Ce système autofocus optimisé offre un large éventail de réglages manuels et automatiques dont les modes AF Zone et Spot qui permettent de suivre un sujet rapidement et précisément afin de déclencher au moment optimum. Ces réglages de mode AF peuvent être largement personnalisés pour assurer une excellente réactivité lorsque des changements de conditions interviennent dans la scène cadrée. Différents collimateurs AF peuvent être sélectionnés spécifiquement pour une prise de vues en cadrage vertical ou horizontal et le photographe peut automatiquement passer d’un mode détection AF vertical à horizontal sans passer par une commande particulière.

L’EOS 7D bénéficie également d’un nouveau système de mesure de l’exposition. Ce système de mesure iFCL (Intelligent Focus Colour Luminance) basé sur la détection du sujet mis au point, de sa couleur dominante et de sa luminance, détermine l’exposition parfaite par une analyse de la scène cadrée sur 63 zones. En corrélation avec les 19 collimateurs AF, le capteur de mesure composé de deux segments sensibles distincts à double couche peut collecter des informations très précises pour chacune des 63 zones pour assurer une exposition parfaite et cohérente. Tous les collimateurs AF fournissent une information de distance au système de mesure afin qu’il détermine la proximité du sujet et permette ainsi à l’algorithme de pondérer l’exposition en conséquence. Le posemètre de l’EOS 7D est complètement nouveau et met en œuvre un nouveau capteur à 63 zones, couplé au 19 collimateurs AF. Typiquement, les capteurs de mesure de la lumière sont plus sensibles aux sujets de couleur rouge, ce qui peut entraîner une sous-exposition de photos comportant ces mêmes sujets. Le Canon EOS 7D évite ce phénomène grâce à son capteur à double couche dont une est composée d’un segment sensible au rouge et au vert et l’autre d’un segment sensible au bleu et au vert. L’algorithme de calcul d’exposition peut ainsi comparer le niveau de mesure des deux couches et si nécessaire, ajuster finement l’exposition en conséquence.

De plus, et toujours pour ravir les photographes, le Canon EOS 7D offre un viseur haut de gamme qui assure une couverture de visée de 100% et un grossissement 1x (une première pour un EOS). Il intègre un prisme, des technologies de traitement optique et des lentilles d’oculaire dérivés de ceux des EOS-1. Le viseur de l’EOS 7D ne dispose pas de verres de visée interchangeables. À la place, il comporte un écran LCD transmissif (autre première pour un EOS). Grâce à des avancées technologiques, Canon est en effet parvenu à utiliser cet écran pour l’intégrer dans un viseur de reflex tout en préservant la qualité de l’image de visée. Cette visée peut être éclairée en basse lumière et permet l’affichage en superposition et à la demande, du cercle de mesure spot, des collimateurs AF et d’un quadrillage d’aide à la composition.

L’EOS 7D est également le premier EOS à proposer un double niveau électronique axial, visible dans le viseur et sur l’écran LCD, qui indique l’inclinaison latérale et longitudinale (tangage et roulis) de l’appareil. Ce niveau se révèle particulièrement utile en photo de paysage pour s’aligner sur l’horizon ou en architecture, avec un objectif à bascule et décentrement, pour placer le boîtier parfaitement de niveau.

Le Canon EOS 7D est également équipé d’un nouvel écran LCD 3 pouces (7,6 cm) de type Clear View II à structure solide, conçue pour éliminer les reflets en supprimant le vide d’air entre la couche de protection de l’écran LCD et le panneau de cristaux liquides. Ce nouvel écran offre un angle d’incidence de visibilité de 160 degrés. Comme pour l’EOS 5D Mark II, un capteur d’éclairage ambiant situé sur un côté de l’écran en ajuste automatiquement la luminosité en fonction de l’environnement lumineux. Le Canon EOS 7D est équipé d’un transmetteur Speedlite intégré. Pour la première fois avec un EOS, les photographes pourront ainsi contrôler des flashes Speedlite distants sans passer par un accessoire supplémentaire : idéal pour ceux qui souhaitent mettre en oeuvre des configurations d’éclairage créatives. L’EOS 7D est également équipé d’un nouveau flash intégré plus performant avec contrôle manuel et couverture plus large afin de couvrir les focales grand-angle jusqu’à 15 mm.

Le Canon EOS 7D propose pour finir cette longue liste de nouveauté, une nouvelle fonction vidéo pour l’enregistrement de vidéos Full HD. Le lancement de l’enregistrement vidéo a été optimisé pour en faciliter l’utilisation par des accès directs aux réglages par l’intermédiaire de touches dédiées. L’AF peut maintenant être lancé au choix par pression à mi-course du déclencheur ou comme auparavant, par la touche AF-ON. L’exposition en vidéo peut être gérée en manuel afin de contrôler entièrement les paramètres de vitesse et d’ouverture. Il est possible de sélectionner des cadences d’acquisition de 30 (29,97), 25, et 24 (23,976) et même de 60 (59,94) et 50 images par seconde en mode 720p. La sensibilité ISO peut être réglée automatiquement ou manuellement sur la plage 100-6 400 et est extensible à 12 800 ISO. L’EOS 7D permet également le montage des vidéos enregistrées, rien que ça !

Lors de la conception de l’EOS 7D et des technologies qu’il met en œuvre, Canon a prêté une oreille attentive aux remontées d’informations de la part des photographes sur les précédents modèles. Ce boîtier en alliage de magnésium robuste et léger est étanche à l’humidité et à la poussière, tout comme l’était le précurseur et déjà légendaire EOS–1N.

L’EOS 7D est compatible avec un large éventail d’accessoires, ainsi il peut être facilement intégré au flux de travail du photographe. Le transmetteur de fichiers sans fil (WFT-E5) permet un contrôle complet via un navigateur web, ce qui permet de commander le boîtier depuis un périphérique mobile équipé d’une connexion Internet. Le Canon EOS 7D est compatible avec tous les objectifs EF et EF-S ainsi qu’avec les flashes Canon Speedlite EX. Il peut également être utilisé avec la poignée d’alimentation BG-E7 et avec des télécommandes telles que les RC-1/RC-5.

Voir les caractéristiques détaillées du Canon EOS 7D.

Prix et disponibilité :
Le Canon EOS 7D sera disponible en octobre 2009 et proposé au même prix que le Nikon D300s à 1799€ ou en kit avec le 18-135 mm f/3,5-5,6 IS pour 2199€ ou avec le nouveau EF-S 15-85 mm f/3,5-5,6 IS USM pour 2499€.

Published at 10:17 ( 1 comment / 305 visits )
This post is public

September 1st, 2009

NOUVEAUTE : Canon EF 100mm f/2,8 Macro IS USM


Canon dévoile un nouvel objectif l’EF 100 mm f/2,8L Macro IS USM, nouveau représentant de la prestigieuse Série L. Ce 100 mm macro a la particularité d’être également le premier objectif pour EOS intégrant un système de stabilisation spécifique pour la prise de vue macro, le stabilisateur d’image optique hybride. Ce stabilisateur d’image optique Canon de nouvelle génération permet l’enregistrement de macrophotographies sans avoir recours à l’utilisation d’un trépied. Le nouveau stabilisateur d’image optique hybride permet une compensation du flou de bougé équivalente au gain de 4 vitesses d’obturation en prise de vues générique. Il a cependant la particularité de comporter dans ses supports de lentille mobile compensatrice, des billes en céramique à faible friction, ce qui permet de compenser les mouvements parasites lents qui accompagnent souvent la prise de vue en macro. D’autre part, le stabilisateur d’image optique hybride corrige les effets des mouvements linéaires (problématiques en prise de vue macro) aussi bien que les habituels mouvements angulaires. Cela se traduit par une stabilisation d’image qui peu aller jusqu’à l’équivalent de 2 vitesses en prise de vues macro au rapport de reproduction 1 :1.

La formule optique de l’EF 100 mm f/2,8L macro IS USM comprend des lentilles en verre UD à dispersion ultra-faible qui corrigent l’aberration chromatique afin d’assurer des images de haute résolution et au contraste élevé. D’autre part, le traitement Super Spectra réduit la formation d’images secondaires (images fantômes) et les reflets internes. Le diaphragme à 9 lamelles à couverture circulaire permet de mettre en valeur les sujets en premier plan sur des fonds au flou très esthétique et le moteur AF de type USM annulaire assure une mise au point rapide. Cet objectif comporte un limiteur de course de mise au point à 3 positions qui permet à l’utilisateur de configurer l’autofocus idéalement en fonction du type de prise de vues qu’il doit aborder (générique, portrait, macro, etc).

En temps qu’optique de la Série L, l’EF 100 mm f/2,8L macro IS USM bénéficie d’une construction avec joints d’étanchéité à l’humidité et à la poussière. Proposé en complément de l’actuel EF 100 mm f/2,8 USM macro, il peut être complété par de nombreux accessoires dont une monture pour trépied (D), un adaptateur (67) pour flash annulaire, un parasoleil (ET-73) et les tubes-allonge EF12 II et EF25 II. La monture pour trépied se fixe sur l’objectif sans qu’un adaptateur ne soit nécessaire et permet le passage rapide entre cadrage vertical et horizontal. Les flashes Speedlites annulaire MR-14EX et macro à double réflecteur MT-24EX peuvent montés par l’intermédiaire de l’adaptateur pour flash annulaire.

Voir les caractéristiques détaillées du Canon EF 100mm f/2,8 Macro IS USM.

Prix et disponibilité :
Le Canon EF 100mm f/2,8 Macro IS USM sera disponible en octobre 2009 en même temps que le nouveau Canon EOS 7D et proposé au prix de 1149€.
Published at 20:33 ( 3 comments / 74 visits )
This post is public

May 26, 2009

Canon 500mm L

Voici un lien vers 3 vidéos qui montrent le processus de fabrication d'un 500mm série L de chez Canon. Je comprends maintenant pourquoi leurs prix est si élevé...

reportagesphotos.fr/page.php?title=Video-Canon-Canon-:-Fabrication-d-un-objectif&id=14&tag=19

Published at 15:43 ( 1 comment / 146 visits )
This post is public

May 19, 2009

Le MacBook Air sur le terrain , test géant !!!

Etant moi même utilisateur d'un Macbook unibody alu 13", j'avais envie de partager avec vous ce test très complet sur le Macbook Air. Bonne lecture !

Le très atypique Macbook Air n’a « pas été conçu pour les photographes », avait prévenu Apple. J’ai pourtant décidé de m’en remettre au portable « le plus fin du monde » pour ce trip de 40 jours à Bali, en lieux et place de mon habituel Macbook Pro... Car par dessus tout, j’apprécie de voyager léger !

Véritable prouesse technologique permettant de gagner du temps et de travailler plus efficacement ? Ou simple accessoire de luxe pour goldens boys friqués et bobos obsédés de design ? Voilà ce que j’ai entrepris de vérifier en confrontant le Macbook Air à de réelles conditions de reportage en Asie…

Me voilà donc embarqué pour deux mois de vadrouille tropicale avec 10 jours d’escale à Hong Kong avant d’explorer Bali durant 40 jours. Ce sera l’occasion de mettre à l’épreuve le portable « le plus fin du monde » qui fait rêver tous les utilisateurs nomades… Tous ou presque !

Les photographes lui reprochent un certain nombre de limitations, notamment une batterie inamovible (des batteries externes tiers existent dorénavant), un port USB unique, une puissance modeste, un disque dur étroit (à l’époque des capteurs de 12 megapixels)… Sans oublier un prix relativement dissuasif. Il est vrai que le Macbook Air (MBA pour les intimes) n’a pas été conçu pour les photographes, mais plutôt pour des utilisateurs nomades travaillant avec des applications conventionnelles (web, mail, bureautique) n’ayant pas d’énormes besoins de puissance.

Afin de satisfaire ceux pour qui la compacité n’a pas de prix, Apple a dû consentir certains sacrifices sur la fiche technique. Le résultat est étonnant : seulement 1,36 kg sur la balance, un confortable clavier rétro éclairé, un superbe écran à LED de 13,3 pouces, le tout pouvant se glisser dans une enveloppe A4…

Mais les concessions réalisées ne sont-elles pas gênantes et même rédhibitoires pour un professionnel ? Un portable aux caractéristiques aussi extrêmes, sera-t-il en mesure de satisfaire les besoins d’un photographe et tiendra-t-il tenir le choc, en cas de choc, de poussière, d’humidité ?

En quête du videur de carte idéal !

Oublions cinq secondes que le Macbook Air est cet ordinateur « un peu bridé » critiqué par les "geeks". Et considérons le plutôt comme une sorte de videur de carte « de luxe ». Un disque dur autonome disposant d’un écran fantastique, d’une interface idéale, qui s’offrait le luxe d’embarquer Lightroom, Aperture ou Expression Media, sans oublier la capacité de réaliser des sauvegardes sur d’autres disque. Vu sous cet angle, on apprécie le MBA à sa juste valeur. Ajoutez à cela qu’il sert aussi de terminal web et de machine à écrire (autant de choses qui ne sont pas dans les attributions d’un disque dur autonome) et vous disposez de tout ce dont un photographe peut avoir besoin pendant son reportage.

On ne peut qu’être frappé par la légèreté de l’appareil, surtout lorsqu’il est débarrassé de tous fils à la pate. Cette discrétion vous incite à le sortir plus souvent du sac, juste pour ajouter quelques légendes, ajuster trois photos ou noter une idée... C’est d’autant plus agréable qu’il n’est pas nécessaire d’appuyer sur un bouton pour déverrouiller l’écran du MBA, opération un peu fastidieuse avec mon Macbook Pro actuel, du moins lorsqu’elle est répétée dix fois par jour.

Le MBA vous invite à travailler à tout moment, partout et sans contrainte dès que vous avez 5 minutes à perdre dans le bus, sur un banc public ou au café, ce que l’on hésite à faire avec un modèle plus encombrant pour lequel toute manipulation prend certaines proportions, notamment au moment de le sortir du sac à dos !

Le temps gagné au quotidien, fait oublier la relative lenteur du déchargement des cartes en USB (par comparaison avec le Fire Wire 800 des Macbook Pro) et les ralentissements constatés lorsque plusieurs tâches sont lancées simultanément. Après avoir travaillé sur le MBA, il me semble très difficile de revenir à une machine de 15 pouces, pesant deux kilos ou plus… D’autant qu’en voyage ce n’est pas la puissance qui compte, il n’est pas obligatoire de réaliser de lourds travaux sur ses fichiers RAW, mieux vaut consacrer son énergie à la prise de vue !

Je me suis donc contenté de supprimer les images ratées, d’appliquer des mots-clefs et d’ajuster à la louche les tonalités pour « dégrossir » le travail… Le gros du traitement (notamment la conversion des meilleurs vers le format JPEG ou TIFF), se faisant plus efficacement sur les deux écrans 24 pouces de mon Mac Pro.

Premières sensations… dans l’avion.

Il y a longtemps que je n’avais pas ressenti un tel plaisir à travailler sur un portable… Sans aller jusqu’à mon Powerbook 140, ses 3 kg, ses 4 Mo de RAM et ses 40 Mo de disque qui eurent une carrière bien remplie entre 1991 et 1996, il me faut remonter au Powerbook G4 de 12 pouces qui en 2003 pesait 2,1 kg seulement...

Ce petit « costaud » s’était révélé increvable survivant à de nombreux trips, transbahuté d’îles en îles aux Philippines, voyageant à dos de lama dans les Andes, traversant les défilés poussiéreux du Ladakh à dos de mule, passant des cols à 5000 m et se réveillant même couvert de givre par moins 15° lors d’un bivouac à 4000 mètres…

Je l’avais beaucoup regretté lorsqu’il avait fallu le remplacer par un Macbook Pro 15". Ni le gain de puissance de ce dernier, ni son meilleur écran n’avaient réussi à m’en consoler. Vous comprenez donc mon impatience à tester aujourd’hui le MBA. C’est donc avec un brin d’émotion que j’ai installé la petite merveille sur la tablette de l’avion d’Aeroflot pour commencer cet article… Sur ce support étroit et instable, le Macbook Air est bien plus à son aise qu’un Macbook Pro ! Notamment lorsque que le passager de devant bascule brutalement son siège en position couchée. Ou lorsqu’il s’agit d’escamoter le portable d'urgence dans le vide-poche alors qu’arrive le plateau-repas. Avec les hôtesses d’Aeroflot faut pas traîner !



L’écran somptueux et le clavier retro éclairé font le reste, éveillant l’attention de vos voisins. Travailler avec un MBA est idéal pour entamer la conversation, ou frimer sans complexes ! Après avoir opté pour le réglage d’autonomie maximale, baissé la luminosité, lancé Lightroom 2, désactivé le Bluetooth et le WIFI, la jauge d’OSX affiche 4h d’autonomie…

Apple annonce jusqu’à 5h ce qui est optimiste. En pratique j’ai pu tenir jusqu’à trois heures en travaillant sur Lightroom, ce qui n’est pas si mal. Tant mieux, car sur ce premier modèle de MBA la batterie est inamovible (lire plus bas), voila le seul reproche sérieux que je lui fasse.

Un écran sensationnel, même en plein soleil.

L’écran du Macbook Air est vraiment épatant et laisse évidement très loin derrière, ceux des meilleurs disques durs autonomes. C’est d’ailleurs l’avenir de ce genre d’appareils (Epson P2000, Archos) qui me semble compromis lorsque l’on s’intéresse au marché florissant des ultra portables et à la profusion de modèles en tout genres… Des plus simples, comme l’EeePC (qu’on peut transformer en Hackintosh), aux plus luxueux comme le Macbook Air…

Grâce à la technologie LED, l’écran du MBA est très lumineux et saturé ce qui m’a permis de travailler en plein jour (notamment au bord d’une piscine dans des conditions très pénibles ;-) Au bout de quelques jours, j’ai fini par découvrir l’intérêt de porter une casquette à visière (c’est donc pour cela que tous les californiens portent des casquettes). C’est très efficace.

Question colorimétrie, je me suis retrouvé en terrain connu une fois l’écran du MBA calibré… Pour un usage photo, pensez à désactiver l’ajustement automatique de la luminosité en fonction de la lumière ambiante, une remarque valable pour tous les ordinateurs… Contrairement à ce que j’appréhendais, je n’ai pas été le moins du monde gêné par la dalle brillante du MBA. Et à ma grande très surprise, j’ai même l’impression d’y avoir pris goût, je me demande même si mon prochain portable ne sera justement pas équipé d’une dalle brillante ? Je sais que certains ne vont pas en revenir de lire ceci, mais c’est la vérité ! Voilà donc une objection des anti-Macbook Air levée : la dalle brillante du MBA ne gêne pas l’usage photographique…

Une batterie relativement performante, mais inamovible !

Effectivement, sa batterie inamovible est le plus gros reproche que l’on puisse faire au MBA. Bien avant son unique port USB, avec lequel on peut finir par s’entendre... Espérons qu’Apple y remédie un jour (mais c'est de moins en moins probable). Les utilisateurs chevronnés risqueront d’être frustrés au bout de plusieurs mois d’utilisation intensive, car on ne connaît pas encore les performances de cette batterie à très long terme. Autant dire qu’il vaut mieux suivre les conseils d’Apple pour optimiser sa durée de vie (adresses web en fin d’article). Heureusement si celle-ci donne des signes de fatigue, il est possible de la faire changer pour 139 €TTC en Europe (129 USD HT aux USA).

Mais cela ne règle pas le problème de l’autonomie limitée à 3 ou 4h (selon l’utilisation). C’est lors des vols transatlantiques que cela peut se révéler frustrant (encore que je me souviens avoir été autorisé à recharger mon Mac sur la Thaï et avoir utilisé des prises électriques en Business et en classe Eco sur Lufthansa). Apple propose un Adaptateur secteur avion (49 €), permettant de se brancher aux prises proposées par certaines compagnies.

Un trackpad très efficace… y compris avec Lightroom !

J’ai toujours soutenu que l’on est plus efficace avec une souris qu’avec un trackpad, quelle que soit l’habileté que l’on peut avoir acquis avec ce type de pointeur. Il s’avère toutefois que le trackpad du MBA est excellent, me faisant oublier souvent ma souris au fond du sac... L’utilisateur de MBA n’a d’ailleurs pas le choix, lorsque son unique port USB est mobilisé par un disque dur ou un lecteur de carte. Transporter un petit « Hub USB » reste possible (j’en ai d’ailleurs trouvé un vraiment minuscule à Hong Kong), mais c’est un peu contradictoire avec la philosophie du MBA... Autant apprendre à tirer le meilleur parti de ce trackpad exceptionnel.

Première chose étonnante, les fonctionnalités démontrées par Apple avec iPhoto, fonctionnent parfaitement avec Lightroom 2… Il est par exemple facile de zoomer dans les images ou d’agrandir les vignettes de la vue grille en écartant le pouce et l’index comme on le fait sur l’iPhone. Succès garanti à chaque démonstration ! Une fois l’image agrandie, il suffit d’un « clic et demi » maintenu (l’outil main apparaît) pour s’y déplacer. On peut aussi obtenir une rotation en basculant l’image avec deux doigts… Sympa, même si cela ne sert plus à rien puisque l’orientation correcte est systématiquement indiquée par le boîtier. Le clic droit, si indispensable et riche d’astuces avec Lightroom (ou même avec Word pour l’orthographe), s’obtient par une petite frappe avec deux doigts serrés. Si le glissement vertical à deux doigts est bien connu (pratique pour les pages web), il est maintenant possible de faire défiler les images horizontalement grâce à un glissement latéral de 3 doigts.

Le trackpad est aussi fort pratique avec Word : une double frappe pour sélectionner un mot… Une triple frappe pour un paragraphe… On acquière de nouvelles habitudes facilement, ce trackpad est un plaisir qui contribue à l’efficacité du Macbook Air. Cerise sur le clavier, un court apprentissage en vidéo est accessible directement dans le panneau des préférences (ou sur le site d’Apple).

Paramétrer Lightroom au mieux pour l’utilisation sur MBA.

Venons en maintenant à la question la plus essentielle, qui conditionne l’adoption du BMA par un photographe. Oui, l’utilisation de Lightroom 2 s’est avérée relativement fluide avec le modèle de base du MBA, équipé d’un disque dur standard et cadencé à 1,6 Ghz ! Le secret pour éviter les ralentissements lors de l’utilisation de LR2, consiste à construire à l’avance les aperçus à la « taille standard », (lors de l’importation ou plus tard). C’est dans cette fonctionnalité présente depuis la version 1, que réside le secret de la réactivité de Lightroom (à noter qu’une fonction équivalente est apparue dans la V2 d’Aperture). Pensez à régler préalablement la taille et la compression de ces Aperçus dans les préférences du logiciel.

J’ai d’ailleurs opté pour une taille intermédiaire et une compression moyenne afin de ne pas trop alourdir mon catalogue. Autre astuce, je procédais une fois par jour à l’écriture de toutes les modifications des images en .xmp. Sélectionnez toutes les images en tapant Ctrl A (tout sélectionner), puis tapez Ctrl S (comme pour sauver). Cette précaution permet de parer à toute défaillance (éventuelle) de la base de donnée de LR2. Ce qui ne m’est jamais arrivé, mais je préférais être prudent car je travaillais encore avec une version beta de LR2.

Pour une question de vitesse et de réactivité, le stockage de mes images se faisait sur le disque dur interne du MBA (avec 60 Go d’espace disponible comme expliqué plus haut). De préférence à un disque externe, solution plus lente à cause de la connexion USB2 (c’est peu dire que l’on apprécierait l’arrivée du Fire Wire 400 ou 800 sur une prochaine version).

Mais le stockage du catalogue et des photo directement sur un disque externe, reste évidement possible ; c’est une autre façon de travailler moins rapide mais plus facile à appréhender…

Ne pas négliger les sauvegardes ! Surtout en voyage…

Tous les deux ou trois soirs, je réalisais une sauvegarde de mon stock en exportant le catalogue sur deux disques grâce à la fonction « Exporter en tant que catalogue ». Ce qui ne prenait que 30 minutes par sauvegarde et me procurait la satisfaction de savoir que mes images étaient conservées à l’abri : en deux exemplaires bien rangées dans des bullpack et des sacs de congélation étanches ! Quoiqu’il puisse arriver au MBA, (vol, chute ou noyade lors des traversées en pirogues), je ramènerais quelque chose de mon voyage…

Cinq heures de croisière en ferry entre Bali et Lombok sont l’occasion d’affiner l’éditing d’une première semaine de reportage, ce qui ne va pas sans éveiller la curiosité des passagers Indonésiens… Disposer d’une vue d’ensemble des images déjà réalisées constitue un avantage certain par rapport à l’époque argentique ou l’on construisait son reportage « à l’aveuglette ».

Une fois le disque du MBA plein ce qui est arrivé au bout de 2 ou 3 semaines (c’est-à-dire une fois 60 Go d’images accumulées), j’ai exporté une dernière fois mon catalogue sur mes deux disques externes… Avant de supprimer toutes les images de mon MBA (ne surtout pas négliger de vérifier l’intégrité de ces catalogues avant de supprimer les images).

Mes originaux étaient donc stockés en deux exemplaires sur deux disques durs distincts de 250 Go chacun… L’un restant en permanence dans mon sac photo (avec mon passeport et ma carte Visa), l’autre restant dans mes bagages. En deux mois, j’ai ainsi été amené à produire 3 catalogues distincts de 50 Go chacun. L’ensemble stockant 11.000 fichiers RAW, pour un poids total de 150 Go.

Il m’était possible à tout moment d’accéder à images du début du voyage, en lançant les catalogues 1 ou 2, depuis un des disques externes. Une fois de retour sur mon Mac Pro à Paris, il m’a suffit de demander l’importation de ces 3 catalogues dans mon catalogue principal (celui qui gère mon stock général sur mon MacPro équipé de 4 disque internes de 1 To chacuns). Branchez les disques externes, lancez votre catalogue principal depuis votre station de travail et demandez « Importer d’un catalogue »… LR2 importera alors vos photos, sans oublier vos annotations ni vos collections, copies virtuelles, piles, etc… Et vous proposera de copier les originaux à l’emplacement de votre choix. Ces fonctionnalités d’export et de fusion de catalogues sont extraordinairement efficaces dans LR2 et facilitant énormément l’utilisation de plusieurs machines.

En conclusion : oui le MBA est bien adapté à la photo !

Le stockage et les sauvegardes ne reposant que sur des disques durs externes, l’absence de lecteur optique (graveur / lecteur de DVD) ne m’a donc jamais posé le moindre problème (je ne l’avais d’ailleurs pas emporté). Y compris pour transporter quelques films et un peu de musique, également hébergés sur disques externes. Voici l’autre « défaut » du MBA (l’absence de graveur), écarté de mon point de vue…
Alors que j’avais émis de nombreuses critiques sur cette machine au moment de sa présentation en déplorant son relatif « dépouillement », j’ai au final été totalement séduit par ce MacBook Air. J’ai même complètement changé d’avis au point de l’adopter définitivement pour ma production professionnelle. Car plus que la puissance brute, c’est bien la disponibilité d’un ordinateur qui compte dans un flux de production photographique. Et dans le cas d’un portable, c’est bien la « portabilité » qui est déterminante, (sauf pour les personnes qui utilisent leur portable comme machine principale)

Dans un sac photo, le MBA se fait oublier. Selon les besoins, je travaille avec deux sac à dos Lowepro. Le plus souvent j’utilise le Compu Trekker Plus AW (35 X 21 X 50 cm) que l’on voit ici… Mais dès que je peux m’alléger, je préfère le petit Fastpack 350 (31 X 24 X 49 cm) qui est pratique car je peux sortir mon boîtier sans le poser à terre. Tous deux disposent d’une poche conçue pour protéger votre portable (jusqu'à 17 pouces).

La part de marché d’Apple est récemment montée à 10% aux USA sur le marché des portables. Cela ne m’étonne guère au vu des progrès réalisés par les dernières générations de Macbook (ergonomie, écrans LED, fiabilité lié à MacOS 10.5).

J’ignore pour quelle part le MBA contribue à ce succès, mais pour certains utilisateurs recherchant la légèreté à tout prix (notamment les reporters), les qualités du MBA justifient finalement son prix un peu hors normes. Toutefois recherchez dans le monde PC des machines équivalentes au MBA, et vous constaterez que celles-ci sont relativement chères également, tout en offrant une connectivité bien plus ambitieuse il est vrai... Leur seul problème, étant de ne pas faire tourner nativement Mac OSX ! Mais ceci est un autre (et long) débat…








Installation personnalisée d’un OSX ultra light.

Quelques mots à propos de l’installation du Système d’exploitation… Les débutants n’auront évidemment pas à s’en inquiéter, puisque Mac OSX est déjà installé sur tous les Mac au moment de l’achat. Toutefois, les utilisateurs débrouillés préféreront personnaliser leur Système afin d’optimiser la vocation de videur de carte de leur Macbook Air (remarque valable pour tous les portables). Afin de réserver autant de place que possible aux photos, je me suis donc mijoté un Mac OSX 10.5 allégé, ne pesant que 6,5 Go… Les spécialistes apprécieront ! Cette flexibilité est d’ailleurs une des raisons, qui me font préférer Mac OSX à Windows.

Pour en faire autant, il vous suffit d’éviter l’installation des pilotes d’imprimantes et des langues qui alourdissent le système. Vous pourrez aussi vous passer de certains logiciels offerts (il sera possible de les ajouter plus tard), notamment iPhoto que je ne conseille pas aux photographes. Pour ma part j’ai aussi fait l’impasse sur Mail, iCal et iMovie… Et supprimé à la main d’autres petits logiciels installés automatiquement.

Pour installer mon système, j’ai utilisé le Superdrive USB (graveur de DVD) crée par Apple pour le MBA, mais il est possible d’utiliser d’autres modèles USB. J’ai évité la connexion WIFI à un lecteur optique distant (Mac ou même PC). Si celle-ci peut s’avérer pratique pour installer ponctuellement un ou deux logiciels, il ne me semble guère réaliste de l’utiliser pour ré installer un système tout entier…

Voici enfin une « astuce de pro », à l’attention des utilisateurs confirmés : une fois l’installation d’OSX achevée il est possible de récupérer encore un Giga d’espace en utilisant le Shareware « Grand perspective ». Ce petit outil génial permet de repérer visuellement les fichiers lourds, à éliminer en priorité, notamment les « voix » de la synthèse vocale, inutiles et encombrantes… Attention à ne pas faire de bêtise, vous pourriez endommager votre système en supprimant n’importe quoi ! Plus fort encore, il est possible de fignoler le travail avec X-Slimmer qui élimine le code inutile des applications Universal Binary (il divise leur taille par deux).

.


Plus de 60 Giga d’espace disponibles pour les photos.

Après le système, j’ai ensuite installé Word pour mes textes, Entourage pour mes mails et Lightroom pour cataloguer les photos. Point final, besoin de rien d’autre en voyage. Les nouvelles fonctions de retouches localisées de Lightroom 2 m’ont permit de faire l’impasse sur Photoshop, devenu quasi inutile... Le fait que ces retouches s’appliquent directement sur les fichiers RAW (sans conversions en TIFF, contrairement à celles d’Aperture) et le fait qu’elles ne soient décrites que par quelques lignes de textes (dans les .xmp) autorise une énorme économie d’espace, sans oublier une grande flexibilité dans l’application des réglages à des lots d’images. La notion de workflow (flux de travail) s’en trouve simplifiée.

Voilà mon système en ordre de marche, en considérant que le disque de 80 Go du Macbook Air (modèle de base) offrait une capacité de 74,2 Go utile après formatage et en n’oubliant pas de conserver au moins 3 Go d’espace libre afin de laisser « respirer » le système ; il me reste donc plus de 65 Go disponibles pour installer quelques logiciels et stocker les photos. Largement suffisant pour tenir plusieurs semaines en déplacement, à l’aide bien entendu de quelques disques externes dédiés au stockage et à la sauvegarde.



Difficile de revenir à son bureau en ville, après avoir goûté au travail en plein air ! La luminosité de l’écran s’avère dans ces cas-là un atout vital… Avec celui du MBA, il est possible de travailler à l’ombre des arbres même par grand beau temps.

Un dernier mot à propos de l’indispensable shareware Carbon Copy Cloner qui permet de fabriquer un clone de votre Système d’exploitation ou même du disque dur tout entier. Rappelons qu’un clone est une sauvegarde complète et bootable de votre disque dur (ou d’une de ses partitions), que vous pouvez créer sur un autre disque (externe ou pas).

En connectant ce clone à n’importe quel autre Mac, vous pouvez « booter dessus » et retrouver instantanément votre environnement de travail (bureau, préférences, applications, documents, etc…).

En cas de crash du disque interne, il vous sera même possible de continuer à travailler sur votre clone, en attendant un passage en SAV ! Une sécurité rassurante en voyage, circonstances au cours desquelles votre portable est plus exposé aux chocs qu’habituellement… La simplicité d’emploi de cette fonctionnalité, contribue à rendre les Macbook plus sécurisants que les portables PC.




Pratique : le Macbook Air 13 pouces 1,6 Ghz.

Deux mois durant, j’ai testé la version standard du MBA (actuellement à 1699 € TTC), équipée d’un disque dur classique de 80 Go. Il existe une autre version cadencée à 1,8 Ghz et équipée d’un disque SSD de 64 Go. Un disque SSD ne comporte pas de pièces mécaniques en rotation, mais est constitué de barrettes mémoires qui le rendent plus rapide, économe et résistant aux chocs. Si ce modèle 1,8 Ghz est encore trop cher (2389 € TTC), il ne fait guère de doutes que d’ici 2 ans, de nombreux portables en seront équipés ce qui changera beaucoup de choses en terme d’autonomie et de performances. Nous sommes donc très curieux de connaître les prochaines évolutions des Macbook Air.

  • Intel Core 2 Duo à 1,6 GHz.
  • 2 Go de mémoire SDRAM DDR2 à 667 MHz (fixe).
  • Disque dur PATA de 80 Go à 4 200 tr/min (fixe).
  • Un port USB2.
  • Wi-Fi (IEEE 802.11n).
  • Bluetooth 2.1 + EDR.
  • Clavier 79 touches, rétro éclairé avec capteurs de lumière pour réglage auto.
  • Trackpad multi-touch (défilement, de pincement, de rotation, etc).
  • Ecran 13,3 pouces TFT panoramique brillant à LED, en millions de couleurs.
  • Puce Intel GMA X3100 (144 Mo SDRAM DDR2 partagée avec la RAM).
  • Webcam iSight intégrée.
  • Sortie audio analogique casque (mini-jack).
  • Haut-parleur mono intégré.
  • Microphone omnidirectionnel intégré.
  • Sortie DVI par adaptateur micro-DVI vers DVI (fourni).
  • Sortie VGA par adaptateur micro-DVI vers VGA (fourni).
  • Modes étendu et Recopie jusqu'à 1 920 x 1 200 pix sur écran externe.
  • Batterie lithium polymère intégrée de 37 watts / heure.
  • Hauteur : de 0,4 (à l’avant) à 1,94 cm (à l’arrière).
  • Largeur : 32,5 cm.
  • Profondeur : 22,7 cm.
  • Poids : 1,36 kg.
  • Lecteur graveur DVD SuperDrive USB externe en option (89 €).
  • Adaptateur USB Ethernet Apple en option (29 €).
  • Adaptateur secteur pour avion (49 €).
  • Prix : 1699 € TTC.

Remplacement de la batterie du MacBook Air :
www.apple.com/fr/support/macbookair/service/battery/
Optimiser la durée de vie de sa batterie lithium-ion :
www.apple.com/fr/batteries

C’est à l’occasion de treks de plusieurs jours que l’on apprécie la légèreté du MBA. L’endurance de sa batterie autorise le déchargement des cartes durant plusieurs jours, si vous ne faites rien d’autre. Un kilo économisé par ici, c’est une optique de plus que vous emporterez au sommet .





Une batterie externe pour le Macbook Air ?

Pour 350 USD (tout de même), la société Quickertek propose un accumulateur externe pour Macbook Air et autres Macbook d’Apple. En rechargeant la batterie interne il pousserait l’autonomie de l’ensemble jusqu’à 6 ou même 10 heures, après 3 heures de charge seulement. Un accessoire garanti un an qui intéressera sans doutes les photographes professionnels.
www.quickertek.com/products/macbook_air_charger




Mobile Me, l’ami du voyageur…

Le MBA et le service online d’Apple Mobile Me (ex .Mac) font une bonne équipe en voyage, il est assez rassurant de mettre à l’abri « online » ses textes et quelques images. En ce qui concerne les photos, tout dépendra évidemment de la vitesse de connexion. Il reste encore impossible de sauver l’intégralité d’un reportage dans un cyber café et vous ne pourrez sauver que quelques dizaines d’images indispensables. Voilà pourquoi Mobile Me ne peut constituer qu’un complément à une sauvegarde classique sur disque dur.

Par acquis de conscience, je sauve une copie de mes billets d’avion et quelques scans de mon passeport (on ne sait jamais). Si je me fais voler mes bagages, je pourrais y accéder depuis n’importe quel PC. Jusqu’à présent je faisais tout ça sur un serveur FTP, mais il est plus agréable de disposer d’un disque virtuel sur le bureau. J’ai apprécié la synchronisation automatique de mes signets entre mes différents Mac et la possibilité de programmer le logiciel Back Up, pour automatiser des sauvegardes incrémentales vers mon iDisk.

Certes, les 20 Go d’espace de Mobile Me sont assez étroits (upgrade possible vers 40 ou 60 Go), mais ils restent suffisants pour mettre à l’abri textes et documents susceptibles d’évoluer quotidiennement. Après une mise en route capricieuse, mon compte Mobile Me s’est révélé efficace, ce qui m’a décidé à investir 90 € par an dans ce service. C’est un peu coûteux, mais il est aussi pleinement compatible avec l’iPhone…


Les voyages, c’est aussi beaucoup de temps perdu à attendre des avions, des bus et des bateaux. Le Macbook Air sort alors du sac à dos en un clin d’œil ! Sa légèreté incite à l’utiliser plus souvent, juste pour ajuster trois images ou relever ses mails, comme ici à l’aéroport de Hong Kong…

Published at 18:59 ( 0 comments / 298 visits )
This post is public

May 19, 2009

Comment choisir ses cartes mémoires

Comment choisir ses cartes mémoires ? Voilà une question d'importance et qui revient souvent. Agfa, fabricant bien connu de pellicules, s'est tourné vers le marché des cartes mémoires puique celles-ci sont en quelques sortes les films du numérique. Voici un petit résumé des cartes mémoires réalisé avec la complicité d'Agfa Photo.

Les cartes mémoire sont des supports de stockage solides (sans pièce mobile) pour les appareils photo numériques, baladeurs MP3, les téléphones GSM et tout autre équipement nomade. Leur capacité est inférieure à celle des disques d'ordinateur mais leur taille très réduite en fait un support très pratique, compatible avec la miniaturisation des équipements.

Compte tenu de l'explosion du marché des appareils photo numériques, les cartes mémoire sont en très forte croissance (on est passé de 200 000 cartes en 2002 à 5 millions en 2004, et on estime 2005 à 8 millions d'unités) - Source GfK.

Il existe un grand nombre de formats de mémoire non compatibles entre eux, portés par presque autant de constructeurs. Parmi ces formats de cartes mémoire, se distinguent six familles Cf Lexique :

- Les cartes Compact Flash
- Les cartes Secure Digital
- Les cartes MMC
- Les cartes SmartMedia
- Les cartes xD picture card
- Les cartes Memory Stick

De plus, de nouvelles cartes font leur entrée en force sur le marché telles que la RSMMC et la Mini SD. AgfaPhoto commercialise déjà ces 2 formats, qui, selon certains analystes, seront d'ci 2009 les plus vendus au monde.

Qu'est-ce-que la mémoire flash ?

La "carte mémoire" représente l'ensemble des supports de stockage de données qui utilisent le procédé dit de "mémoire flash". La mémoire flash est une mémoire à semi-conducteurs, non volatile et réinscriptible, c'est-à-dire une mémoire possédant les caractéristiques d'une mémoire vive mais dont les données ne se volatilisent pas lors d'une mise hors tension. En raison de sa vitesse élevée, de sa durabilité et de sa faible consommation, la mémoire flash est idéale pour de nombreuses applications telles que les appareils photo numériques, les téléphones portables, les imprimantes, les assistants personnels (PDA), les ordinateurs portables ou baladeurs MP3.

Les cartes dites haute vitesse

Les cartes dites "High Speed", haute vitesse ou Ultra Performance comme certaines cartes mémoire AgfaPhoto, réunissent des capacités de stockage très importantes et une vitesse de transfert supérieure aux cartes standard. Grâce à leur technologie avancée, elles décuplent les capacités et la vitesse des appareils numériques. Le taux de transfert de ces cartes est en moyenne supérieur de 40% à celui des cartes traditionnelles.

Plus précisément :
- la " Ultra Performance" CompactFlash va 4 fois plus vite que le standard actuel (40x contre 10x)
- la " Ultra Performance" SD Secure Digital peut aller jusqu'à 5 fois plus vite que les cartes classiques ! (en écriture : 66x contre 13x en standard)
- Les " Ultra Performance" sont généralement utilisées par les photographes professionnels et les amateurs éclairés.

Néanmoins, les photographes désirant profiter pleinement de leur matériel sont aussi concernés. Avec cette technologie, ils savent qu'ils ne rateront plus LE cliché important. En effet, avec les cartes Ultra Performance, l'attente entre 2 prises de vue est largement réduite. Ceci s'applique toutefois à des appareils de catégorie supérieure, des matériels bas de gamme étant limités par leurs propres fonctionnalités.

Au-delà des prouesses techniques, les photographes initiés sont de grands consommateurs de cartes Flash qui représentent une part significative de leur budget photo. Avec les cartes " Ultra Performance", ils accèdent à des produits performants à un prix compétitif et surtout adaptés à leur consommation.

Petit plus : Le fameux "mode rafale" fait rêver grand nombre de photographes. Il est impossible à réaliser avec des cartes flash classiques mais ne pose aucun problème avec les cartes haute performance. Le "mode rafale" est le déclenchement de plusieurs prises de vue à la suite en laissant le doigt appuyé sur le déclencheur. On obtient alors une série de photos proche de la vidéo.

La clé USB

La clé USB est la nouvelle solution de stockage : elle agit comme un disque dur de quelques dizaines de grammes permettant de sauvegarder, stocker et transférer très simplement des données. Connectée au port USB de l'ordinateur, elle ne nécessite ni pilote, ni logiciel et peut être utilisée sur tout type d'ordinateur. Plug & play, universelle, rapide, très robuste, aussi peu encombrante qu'un briquet, la clé USB est un "must" qui a réussi à faire passer définitivement la disquette au rayon des antiquités.

Lexique des cartes mémoire : pour mieux s'y retrouver...

Compact Flash (CF) : Ce format est l'un des 2 formats les plus répandus pour les appareils numériques. Il s'agit là d'une invention de SanDisk, datant de 1994. Ce type de carte mémoire offre les plus grandes capacités : certaines atteignent déjà 4 Go et bientôt devraient arriver des cartes de 12 Go.

Secure Digital (SD) : C'est le deuxième format le plus répandu dans la photo numérique, aujourd'hui. Il est très compact et surtout offre la possibilité de chiffrer les données et de gérer les droits d'auteur. Cette carte a été créée par Toshiba et Matsushita.

Carte MultiMedia (MMC) : Développée en 1997 par Siemens et SanDisk, elle est encore utilisée dans de nombreux appareils tels que Kodak et Minolta. De même dimension mais plus ancienne que la Secure Digital (SD), elle sera bientôt complètement remplacée par cette dernière.

Carte SmartMedia (SM) : Ce format a été développé en 1995 par Toshiba. Avant l'arrivée des cartes MMC et SD, la SmartMedia était la plus utilisée mais aussi la plus fragile. Sa capacité maximum étant de 128 Mo, cette carte tend à disparaître.

Carte xD Picture (xD) : Petite dernière des cartes mémoire, la xD a été présentée par Fujifilm et Olympus. Un adaptateur sera bientôt disponible pour une utilisation des cartes xD dans les appareils conçus pour des cartes Compact Flash. Elle est amenée à remplacer la SmartMedia (SM).

Memory Stick (MS) : cette carte a été inventée par Sony en 1998 et est le format de mémoire principal des produits Sony. Elle est utilisée dans les appareils photo numériques, les PDA...

Source : zonenumerique.com

Published at 18:53 ( 1 comment / 86 visits )
This post is public

May 19, 2009

Tuto : les données exifs

Comme vous le savez, l'un des intérêts de la photo numérique c'est sa grande souplesse : le résultat peut être immédiatement visualisé sur l'écran de l'appareil ou un peu plus tard sur l'écran de votre ordinateur. Plus besoin d'attendre impatiemment le développement du film et le tirage sur papier.

Grâce à cette souplesse, il est possible (et recommandé) de multiplier à loisir le nombre de photos prises et de ne garder que les meilleures.

Mais voilà, les photos peuvent s'accumuler rapidement et leur classement devient rapidement un véritable casse-tête.

A chaque fois que vous appuyez sur le déclencheur, votre appareil enregistre la photo dans un fichier informatique. Ce fichier est généralement au format jpg (ou jpeg)


Mais saviez-vous que ce fichier ne contient pas seulement la photo elle-même ?

Grâce à l'informatique présente dans tous les appareils numériques, d'autres informations sont enregistrées dans le fichier contenant la photo :
- Une miniature de la photo (appelé parfois vignette ou thumbnail en anglais)
- Les conditions de la prise de vue.

Ces informations, enregistrées à l'insu de votre plein gré, forment ce que l'on appelle les informations EXIF (acronyme de "Exchangeable Image File Format") et constituent une variante compatible du format jpg de base (on rencontre parfois le terme de métadonnées ou son équivalent en anglais metadata). En fin de compte, le fichier contenant la photo que vous venez de prendre contient la photo, une miniature et une foule d'autres informations.



Elles peuvent s'avérer très utiles dans certains cas. Pour s'en rendre compte, regardons dans le détail ce qu'elles contiennent (sans être exhaustif, ni dans l'ordre):
- La date et l'heure de la prise de vue
- Le fabricant et le modèle de votre appareil
- Les conditions de la prise de vue :
- temps d'exposition (ex : 1/125s ou 1/500s ou 1/1000s, ...)
- valeur de fermeture du diaphragme (ex : f/1.8 ou f8 ou f16, ...)
- distance focale (ex : 20mm ou 50mm ou 200mm, ...)
- valeur ISO (ex : 100 ou 400 ou 800, ...)
- source de lumière (ex : lumière du jour ou halogène,...)
- flash (s'est-il déclenché ou non)
- l'objectif utilisé (pour les reflex numériques par exemple)
- coordonnées GPS (et oui, si la connexion avec un GPS est possible, ces informations peuvent être enregistrées aussi !)

Les données EXIF constituent donc la mémoire de votre photo.

Chaque utilisateur y trouvera son compte, suivant ses besoins:
- la date et l'heure permettent de retrouver ces informations essentielles. Elles sont également automatiquement utilisées par les logiciels de classement.
- celui qui souhaite progresser peut tirer profit de ses informations en les examinant et en les modifiant (ou en les reproduisant) pour ses prochaines photos.

Mais comment les lire, direz-vous ?

Il existe plusieurs possibilités :
- Microsoft a fait évoluer son système d'exploitation et Windows XP possède de base une fonction de l'explorateur de fichiers qui permet de visualiser ces informations.
- Il suffit pour cela de faire un clic-droit sur l'image choisie puis de cliquer sur Propriétés dans le menu qui s'affiche. Et enfin de cliquer sur l'onglet Résumé.

Il existe également des logiciels spécialisés dans la lecture des données EXIF et certains permettent mêmes de les modifier (toutes ou partie).

Sans être complet, voici quelques exemples de ces logiciels :















DigitalFilm (shareware en anglais) :http://www.opanda.com/en/df/index.html










L'avantage de ces données supplémentaires est qu'elles font partie intégrante du fichier contenant la photo. Il est donc possible de copier, envoyer par e-mail, ... les photos sans pour autant perdre ces précieuses informations.

Conclusion

Les données EXIF contenues dans les photos prisent par les appareils numériques peuvent représenter un aide précieuse dans de nombreux domaines et constituent la mémoire de votre photo.

Attention toutefois, certains logiciels de retouche ont la fâcheuse tendance de les supprimer. Vérifiez donc au préalable la prise en charge des données EXIF par le logiciel que vous utilisez, sous peine de...perte de mémoire.

Source : zonenumerique.com

Published at 18:49 ( 0 comments / 74 visits )
This post is public

May 12, 2009

Le noir et blanc en numérique - 2nde Partie : Le post-traitement

Loin des agrandisseurs, révélateurs, fixateurs et autres produits chimiques faisant tourner la tête, nous allons troquer tout cela contre un ordinateur, un écran, un clavier et une souris. Pourtant, malgré une technique diamétralement opposée à l’argentique, un traitement numérique du noir et blanc reste en tout point identique dans la personnalisation de la photographie. De la même manière que la prise de vue, nous restons toujours dans ce jeu de contraste pour accentuer ou atténuer certaines parties de la photo.

Rappels sur la prise de vue :
Avant de se lancer dans le post-traitement d’une photo, nous allons brièvement revenir sur la prise de vue. L’absence de couleur nous oblige à travailler sur d’autres critères qui sont la lumière et le contraste. Pour nous aider dans cette tâche nous avions vu ensemble que notre boitier numérique possède un mode « monochrome » ou « noir et blanc ». Dans ce mode, il est possible de régler un filtre. Celui-ci peut être de couleur vert, jaune-oranger ou rouge. Il a une importance dans le rendu final car il va permettre d’éclaircir ou d’assombrir certaines zones de la scène photographiée selon la couleur choisie. (Voir la première partie, Le noir et blanc en numérique).

Conversion en Noir et Blanc :
La première étape à effectuer devant notre ordinateur est le passage de notre photo en noir et blanc. Si la photo a été enregistrée dans le format RAW, nous pouvons récupérer un fichier converti via le logiciel qui nous a été fourni avec notre appareil ou directement grâce à des logiciels tels qu’Adobe Photoshop ou Adobe Lightroom qui ont la capacité de lire les formats bruts. Par contre, avec ces logiciels, il faut se renseigner auprès de l’éditeur (généralement sur son site internet) afin de savoir si la version installée sur notre ordinateur est capable de lire et interpréter les fichiers issus de notre boitier. Dans le cas contraire, il est nécessaire télécharger la mise à jour du logiciel qui prend en compte notre appareil photo. Cette interrogation ne se pose naturellement pas si nous lisez les photos avec le logiciel fourni avec votre appareil ou si nous avons notre photos dans un format déjà travaillé (JPG par exemple). Certains logiciels qui lisent et convertissent les formats RAW intègrent directement l’outil « noir et blanc » que nous allons voir ensemble dans les trois méthodes proposées.

A titre d’exemple pour la conversion et la personnalisation, voici une photo prise lors d’un voyage. L’objectif du post traitement est de donner le sentiment que le lecteur de la photo va emprunter le chemin qui se situe en bas à gauche de la photo et va se diriger vers la lumière du contre-jour. Pour ce faire, nous ne pouvons travailler que sur la luminance de la photographie.


Photo : image non traitée


Photo 2 : résultat recherché

Désaturation :
La première méthode consiste à désaturer complètement les couleurs de la photographie. Cette méthode est applicable avec tous les logiciels qui permettent de retoucher une image. Nous pouvons voir sur la capture d’écran que la molette qui gère la saturation de toutes les couches (toutes les couleurs) se trouve complètement à gauche. Cela nous donne bien une photo noir et blanc au final. Cette conversion n’est pas une mauvaise solution, simplement, elle ne nous permet pas l’application de filtre.
Donc, si nous ne souhaitons reproduire leur effet, elle reste la solution la plus simple et la plus rapide.


Mélangeur de couche :
Cette méthode est la plus populaire car elle est reprise par les meilleurs logiciels de retouches d’images, gratuits ou payants. Elle consiste à régler indépendamment les trois couches principales RVB (Rouge Vert Bleu). Dans un premier temps, il faut définir la couche de sortie qui doit être le gris. Cette sélection s’effectue généralement en cochant « monochrome » mais cela peut varier en fonction des logiciels. Ensuite, vous avez à votre disposition une molette par couche. Les valeurs sont en pourcentages, l’objectif est que l’addition des trois couches fasse 100%. Si nous souhaitons reproduire l’effet d’un filtre de couleur comme nous l’avions vu lors de la prise de vue, voici un tableau de correspondance des pourcentages à appliquer sur les couches :



Filtre

Rouge

Vert

Bleu

Bleu

0

0

100

Vert

0

100

0

Rouge

100

0

0

Oranger

50

50

0

Jaune

34

66

0

Bien entendu, nous ne sommes pas obligés de nous limiter à ces valeurs là. Nous pouvons affiner nos trois niveaux de manière à assombrir et éclaircir certaines parties de la photo. A partir de ce moment là, nous pouvons dire que nous personnalisons notre filtre. Ce qui est important de garder en tête, c’est que dès que vous augmenter une des trois couches, vous allez l’éclaircir au détriment d’une des deux autres couches, voir des deux.
Dans notre cas, l’idéal est d’appliquer un filtre rouge car il va nous permettre d’éclaircir notre chemin tout en assombrissant légèrement le vert des champs de thé.

Outil “Noir et blanc” :
Cette méthode est apparue de manière explicite dans le logiciel le plus populaire, Adobe Photoshop, à partir de la version CS3. Pourtant, elle existe depuis un certain temps car c’est celle que nous retrouvons dans les applications qui nous permettent de transformer nos fichiers bruts (RAW) issus de notre appareil. Son principe est très proche du principe du mélangeur de couche. La différence réside sur le fait que nous allons pouvoir travailler en parallèle sur les couches RVB (Rouge-Vert-Bleu) et CMJN (Cyan-Magenta-Jaune-Noir). En faisant varier chaque curseur de chaque couche, nous allons éclaircir la couche choisir si nous allons vers la droite, et l’assombrir si nous allons vers la gauche.

Selon le logiciel utilisé, nous avons aussi la possibilité de choisir des paramètres prédéfinis. La plupart du temps, lorsque cette option est accessible, les différents filtres (que nous trouvons sur notre boitier numérique) sont accessibles. En sélectionnant un, les différentes couches vont se régler afin d’apporter la modification choisie.

Personnalisation :
Notre photo est enfin en noir et blanc sur notre ordinateur. Mais ce n’est pas pour autant que notre tâche est terminée. Nous allons personnaliser notre photographie. C’est à partir de ce moment que nous allons lui donner une âme, notre touche de photographe. Cette manipulation n’a rien de compliqué. L’objectif est de gérer l’exposition en sur-exposant ou sous-exposant localement afin d’accentuer l’importance de notre sujet ou donner du relief à notre photo. Mais pour cela il est important de savoir que :

  • les tons clairs vont attirer l’œil du lecteur,
  • les tons sombres vont repousser l’œil du lecteur.

Ce travail n’a rien de différent d’un travail que nous pouvons effectuer lors d’un tirage argentique. Le principe est le même, nous allons découper notre photographie en plusieurs partie afin de les traiter indépendamment niveau exposition. Le mieux est encore de reprendre notre exemple afin de mieux comprendre tout cela.

Dans cette découpe, les parties qui n’ont pas de numéro sont celles pour lesquelles nous n’allons apporter aucune modification.
Pour les parties numérotées, nous allons apporter les modifications suivantes :

1. le chemin fait partie de notre sujet, c’est celui que l’œil du lecteur doit suivre. Nous allons donc légèrement éclaircir cette zone de la photo.
2. ce premier plan est complètement opposé à notre source de lumière, nous allons assombrir cette partie de la photographie afin d’ajouter du relief à notre paysage.
3. au même titre que la zone n°2, cette partie de la colline est opposée à la source de lumière, nous allons aussi l’assombrir de manière à ajouter du relief.
4. cette zone fait aussi partie de notre sujet. Elle contient l’aboutissement du chemin de notre lecteur. Bien que le ciel soit très lumineux, il existe tout de même des nuances qui vont nous permettre de ressortir de la matière. Nous allons donc appliquer sur ce ciel un assombrissement en dégradé avec la partie la plus sombre en haut. Cela n’assombrira pas notre source de lumière qui est quasiment proche du blanc mais ce qu’il y a autour de manière a maintenir le regard de notre lecteur vers la lumière, les tons clairs attirant le regard à l’opposé des tons sombres.

Pour éclaircir ou assombrir cette zone, l’idéal, et si notre logiciel de retouche en possède, et d’appliquer localement une correction d’exposition. Une correction négative va assombrir notre zone et une correction positive va l’éclaircir. Cette outil n’altère pas les différente nuances et permet un effet beaucoup plus naturel.
Dans le cas contraire, il va falloir jouer avec la luminosité et le contraste afin d’obtenir un résultat semblable. Le travail seul sur la luminosité va rendre les gris très fade et une augmentation ou une réduction du contraste va redonner du volume dans nos nuances de gris.

Par contre, il est important de garder en mémoire que, pour avoir un beau noir et blanc, il faut que nos blancs soient blancs, que nos noirs soient noirs et que nous ayons un maximum de nuance de gris.
Une fois notre retouche terminée, nous pouvons constater le volume et le caractère qu’a pris notre photo.

Conclusion :
En l’absence de couleur, le noir et blanc doit jouer sur d’autres tableaux afin de mettre en avant notre sujet. La luminance est donc le facteur sur lequel nous devons travailler. Au cours de ce post-traitement, nous avons travaillé en gardant toujours en tête le sujet de notre photo et donc ce que nous souhaitons éclaircir et assombrir. Lors de la conversion, le travail sur les couches revient à personnaliser un filtre que nous aurions pu utiliser lors de la prise de vue. Ensuite, le post-traitement nous permet d’appliquer des expositions légèrement différentes par zone afin de mettre en avant notre sujet de d’orienter la lecture de la photographie. Cette méthode n’est pas propre au numérique. Bien au contraire, elle a été adaptée du travail argentique en laboratoire où nous exposons plus ou moins certaines zones sous l’agrandisseur afin d’assombrir ou éclaircir toujours dans l’idée d’orienter la lecture.

Source : Photovore.fr

Published at 18:15 ( 3 comments / 136 visits )
This post is public

May 12, 2009

Le noir et blanc en numérique – 1ère Partie : La prise de vue

Dans le monde de la vidéo et du cinéma, la couleur a supplanté le noir et blanc. Bien que certains films soient encore faits avec cette dernière technique, ceux-ci restent très rares. En photographie, ce n’est pas le cas. Dans cet univers, le noir et blanc possède encore une place prépondérante de par son impact sur le message transmis et de par la qualité de certaines pellicules argentiques telles que la Kodak Tri-X 400 ou la Ilford HP5+ qui charment encore par la qualité de leur grain. Mais dans cet article, nous n’allons pas parler d’argentique mais bien de numérique.

Comme dans tous les domaines la technologie évolue. Avec le numérique, nous avons remplacé les pellicules par des cartes mémoires, les agrandisseurs par des ordinateurs, les révélateurs et fixateurs par des imprimantes. Pourtant, bien que la forme ait changée, le fond reste le même. En numérique, l’approche et la mise en scène du message est identique. Nous pouvons même nous vanter d’avoir un petit avantage lors de la prise de vue.

Contraintes du noir et blanc :
Quelque soit ce que nous souhaitons photographier, la première étape est la prise de vue et sa préparation. L’œil humain voit en couleur ; mais celles-ci sont bien évidemment absentes en noir et blanc. Dans cette vision monochrome, il est nécessaire de trouver d’autres éléments qui vont mettre en avant notre sujet. Il ne nous reste donc plus que la lumière et les contrastes pour marquer la différence entre les éléments qui composent la scène.

Photo 1 : cubes de constructions pris en couleur.
Photo 2 : Passage en noir et blanc, on constate que le cube rouge n’a plus le même impact visuel.

Nous constatons que la disparition des couleurs change complètement la lecture de la photo. Le noir et blanc ne retranscrit donc pas la réalité mais en fait une interprétation de celle-ci. De ce fait, il est important de connaitre dès la prise de vue quel message nous souhaitons transmettre et donc décider quel rendu final nous allons donner à notre photo, noir et blanc ou couleur. Néanmoins, même en l’absence de cette dernière, nous avons la possibilité d’influer sur celle-ci à l’aide de filtre qui nous permette d’éclaircir ou d’assombrir certaines couleurs.

Les filtres en noir et blanc :
En argentique, il n’est pas rare d’utiliser des filtres pour influer sur le rendu d’une photographie, surtout en noir et blanc. En numérique, nous avons toujours la possibilité d’en mettre un sur notre objectif mais cela n’est pas indispensable. Ce filtre, généralement de couleur, peut être appliqué directement en post-traitement ou mieux, lors de la prise de vue dans les paramètres de votre boitier numérique (voir ci-dessous « Régler sont appareil »).

Selon le filtre choisi, nous allons mettre en avant certaines couleurs plutôt que d’autres. Ce travail étant à faire en post-traitement, il est donc intéressant de connaître immédiatement son impact sur la photo finale. Mais comment les filtres influent-ils sur les éléments de la scène photographiée ? Nous allons regarder ensemble cet impact sur une photo via un exemple concret.

Voici une photo en couleur. Lors de la prise de vue, nous avons décidé de la prendre en noir et blanc afin de donner un côté authentique à la scène.

Nous avons traité cette photo en noir et blanc. Ici, aucun filtre n’a été appliqué. Il s’agit donc d’une simple conversion. Nous constatons que notre sujet, qui est la calèche avec les chevaux, vient se confondre avec le second plan.

Utilisation d’un filtre vert :
Le filtre vert va mettre en valeur et en évidence tous les tons verts de la scène photographiée et va assombrir les tons rouges.
Dans notre photo, nous constatons que les arbres en second plan sont éclaircis. Cela ne nous permet pas de détacher notre cheval marron du fond vert. Ce filtre n’est peut-être pas l’idéal pour notre scène photographiée

Utilisation d’un filtre rouge :
Le filtre rouge va assombrir les tons bleus et les tous verts pour éclaircir les tons rouges. Ce filtre a beaucoup été utilisé en cinéma (noir et blanc uniquement) pour avoir un effet nuit américaine.
Dans notre photo, nous avons un sujet qui est bien mis en avant avec un assombrissement léger du ciel et du second plan, au profit de notre calèche et du visage de notre personnage.

Utilisation d’un filtre jaune ou oranger :
les filtres jaune ou oranger vont nous permettre de mettre en avant un grain de peau et une personne pour un portrait. Ils vont aussi avoir comme impact un assombrissement des tons bleus et donc d’un ciel bleu pour lui donner un rendu plus dramatique.
Dans notre photo, le filtre jaune utilisé apporte un résultat presque semblable au filtre rouge. Une petite nuance est néanmoins visible au niveau du foin se trouvant dans la calèche qui est un peu plus clair.

Dans cette scène nous pouvons donc constater que, idéalement, l’utilisation d’un filtre jaune ou oranger apporte réellement un plus à notre résultat final. Il nous permet de mettre en avant notre sujet en l’éclaircissant tout en assombrissant légèrement notre second plan vert et notre ciel bleu (l’impact aurait été différent avec un ciel gris). Grace au numérique, et si l’appareil photo en est équipé, il nous est possible de constater tout cela dès la prise de vue.

Régler son appareil :
En numérique comme en argentique, le travail du noir et blanc s’effectue en post-traitement. Pourtant, comme je vous l’ai dit en introduction, le numérique possède un petit avantage qui est la visualisation directe après la prise de vue sur l’écran de votre boitier. Nous allons donc paramétrer notre appareil en fonction de notre travail.

Dans un premier temps, nous réglons la qualité des photos sur RAW. Il s’agit d’un format brut contenant le maximum d’informations possibles de la scène photographiée. Cette particularité nous offre une plus grande marge de manœuvre possible dans le travail des lumières lors de la phase de post-traitement. Par contre, les réglages qui vont suivre ne sont pas pris en compte lors de l’enregistrement de la photo en format RAW (la photo est donc enregistrée en couleur) ; mais ils nous permettent une meilleure appréciation du résultat final en noir et blanc.

Sur les appareils réflexes récents, il existe un paramètre « noir et blanc » ou « monochrome » qui nous permet d’enregistrer directement en noir et blanc la photo (pour une qualité autre que RAW) et qui nous permet surtout de visualiser directement sur notre écran le résultat en noir et blanc. Nous allons donc utiliser ce réglage pour cette dernière raison. Mais ce n’est pas tout, notre boitier peut aussi nous permettre d’affiner ce mode en choisissant :

  • un rendu plus net
  • un rendu plus ou moins contrasté
  • une application de filtres (jaune, oranger, rouge ou vert)

Conclusion :
Quelque soit la technique que nous employons, argentique ou numérique, les principes de bases de la photographie restent les mêmes. Seul notre support de travail change. C’est donc à nous, photographe, de nous adapter et de maitriser notre outil de travail en fonction de la technologie choisie. Nous avons donc vu ensemble quelques éléments de base de la photographie en noir et blanc, ainsi que sa préparation lors de la prise de vue en numérique. En l’absence de couleur, la lumière et le contraste deviennent les deux véhicules essentiels qui vont permettre de distinguer les différents éléments de notre scène photographiée. Pour nous aider, il existe des filtres de différentes couleurs qui influent sur les tons des objets en fonction, justement, de leur couleur. Notre tâche sera donc de choisir, si nécessaire, le filtre le plus judicieux en fonction de la scène et du message que l’on souhaite transmettre à notre lecteur.

Maintenant que notre appareil photo est réglé pour travailler le noir et blanc dans les meilleures conditions, il ne nous reste plus qu’à trouver notre sujet et le mettre scène en tenant compte de tout cela. Une fois notre photo prise, le travail sur notre laboratoire numérique apportera la touche personnelle qui fait que notre photo sera différente de toute autre photo.

Source : Photovore.fr





Published at 18:12 ( 4 comments / 143 visits )
This post is public

May 9, 2009

Construire son parc d'objectif

En photographie, lorsque l’on commence à s’équiper sérieusement vient indéniablement la question du choix des objectifs. Tous les reflex numériques actuels permettent de changer d’objectifs, et se munir d’un parc cohérent en rapport avec sa pratique est tout aussi essentiel que de choisir le bon boitier.

Afin de vous accompagner dans cette démarche, nous vous proposons quelques conseils, ainsi que le décryptage d’un monde rempli de sigles et d’appellations très obscures.

Focale :
Le rapport de grossissement s’exprime pour chaque objectif en mm, c’est la focale ; lorsque vous zoomez, vous changez la focale. Certains objectifs sont des focales fixes, d’autres des zooms qui peuvent glisser entre deux focales. La focale fixe la plus répandue est certainement le 50mm, c’est une focale facile à construire dont on peut trouver de très bon prix en entrée de gamme.
Pour les zooms, c’est la jungle, alors que sur beaucoup de compacts ou bridges le zoom est exprimé avec un nombre multiple (12x par exemple), sur les objectifs de reflex cela n’a plus trop d’intérêt. En effet, le coefficient de multiplication n’est valable que si l’on connaît la focale la plus courte. Par exemple un zoom 70-200mm n’aura un facteur de multiplication que de 2,8, alors qu’un 18-200mm aura lui un facteur de 11,11 ! Pourtant la focale la plus longue est similaire pour les deux.

Il est donc important à l’achat d’un nouvel objectif d’étudier la plage de focale de celui-ci ainsi que d’autres éléments essentiels : compatibilité, ouverture, construction, autofocus, qualité optique…

Compatibilité :
Chaque reflex numérique est équipé d’une monture, cette monture peut accepter un ou plusieurs types d’objectifs. Attention donc à bien sélectionner un objectif qui s’adapte à votre appareil ! La plus grande distinction se fait actuellement entre les reflex équipés d’un capteur de type APS-C et ceux équipés d’un capteur plein format (24×36). Alors que ces derniers ont souvent une monture 24×36 issue des reflex argentiques, certains constructeurs ont mis en place une nouvelle monture exclusivement adapté aux formats APS-C (EF-S par exemple chez Canon). Très souvent les objectifs destinés aux reflex équipés de petits capteurs sont purement et simplement incompatibles avec les montures plein format ! L’inverse est par contre beaucoup plus courant.

Si vous possédez un reflex numérique à capteur APS-C (la majorité des reflex entrée de gamme et experts en sont aujourd’hui équipés), il vous est donc possible de sélectionner un objectif spécialement adapté à ce format (EF-S chez Canon, DX chez Nikon, Di chez Tamron, DC chez Sigma…). Ils sont souvent optimisés pour cette couverture de champ et on retrouve parfois une qualité optique et des fonctionnalités dignes des meilleurs objectifs professionnels de chaque marque.


La seule contrainte sera si vous passez un jour à un reflex plein format, vos objectifs ne seront plus utilisable avec cet appareil. Dans tous les cas il sera nécessaire de faire attention au coefficient multiplicateur induit par la taille de votre capteur. Sur un appareil équipé d’une surface sensible au format APS-C, il est nécessaire généralement de multiplier par 1,5 ou 1,6, c’est pourquoi la plupart des objectifs dédiés débutent bien souvent à 18mm afin de retrouver au final un recadrage équivalent à un 28/30mm ! Ainsi un 17-55 cadrera comme un 26-83mm, et pour obtenir un très grand angle il sera nécessaire d’investir dans des focales approchant le 10/11mm.

Ouverture :
Le changement d’un objectif peut également être justifié par la nécessité d’une ouverture plus performante. Alors que la plupart des objectifs fournis avec les kits reflex ont une ouverture maximum glissante (par exemple 3.5-5.6 avec un 18-55mm, l’objectif ouvrira à 3.5 maximum à 18mm et à 5.6 à 55mm, et glissera progressivement entre les deux), il est souvent intéressant d’envisager l’achat d’un objectif plus performant offrant par exemple une ouverture plus grande constante sur toute sa plage de focale. Cela aura pour conséquence : de vous permettre d’obtenir des vitesses plus rapides, donc d’éviter le flou de bougé dans des conditions de lumières délicates, et de réaliser des photographies avec une très faible profondeur de champ privilégiant les fonds flous. Disposer d’un objectif plus « lumineux » est un atout dans certaines conditions de prise de vues. D’autant plus qu’une grande ouverture vous permettra d’augmenter la vitesse d’obturation, contrairement à un stabilisateur d’image, donc de figer un sujet un mouvement par exemple en concert.

Construction :
Le tarif des objectifs est également souvent justifié par leur qualité de construction. Si les lentilles d’entrée de gamme proposent la plupart du temps des futs en plastique, vous retrouverez du métal sur les pièces les plus onéreuses, avec bien souvent une conséquence inévitable sur l’augmentation du poids général. La qualité des bagues de zoom et de mise au point est aussi un élément à prendre compte qui permettra d’envisager une durée de vie supérieure de votre objectif. Enfin des indications précieuses comme la distance de mise au point dans une petite fenêtre peuvent apporter un confort non négligeable.
Enfin le mécanisme lui-même de l’objectif est important, l’objectif s’allonge-t-il lorsque vous zoomez ?
La lentille frontale tourne-t-elle lorsque vous faites la mise au point ?
Si oui, il vous sera impossible d’utiliser des filtres comme un polarisant circulaire par exemple, attention donc à ce point. Certains constructeurs proposent également une « tropicalisation » qui empêche l’introduction d’eau dans l’objectif, il vous est ainsi possible d’utiliser votre matériel dans des conditions humides sans risque.
Le pare soleil est également un outil à ne pas négliger. En plus de protéger des rayons incidents lors de journées ensoleillées ou en concert par exemple, il pourra tout à fait faire office de protection contre les coups dans des situations délicates (manifestation par exemple).

Autofocus :
Lorsqu’on photographie des sujets en mouvement, il est nécessaire de posséder un couple autofocus boitier/objectif performant. En effet, même si le boitier donne l’ordre rapidement à l’objectif de corriger sa mise au point mais que celui-ci peine à cause d’un moteur léthargique, le flou de mise au point apparaitra très facilement sur une rafale par exemple. Beaucoup de constructeurs ont donc mis au point des autofocus particulièrement rapides, où les frottements sont minimisés et le déplacement des lentilles s’effectue par electro magnétisme.
De cette façon, l’autofocus peut réagir en quelques dixième de secondes ! On retrouve donc chez la plupart des constructeurs une appellation spéciale pour ces moteurs : USM, HSM, SWM.

Qualité optique :
La qualité optique de chaque objectif est très variable et il est assez difficile de se satisfaire des recommandations des constructeurs. Il existe cependant trois observations à prendre en compte :

  1. Les objectifs de dernière génération ont, la plupart du temps, une meilleure qualité optique avec nos reflex numériques que des anciens objectifs issus de nos reflex argentiques.
  2. Les focales fixes ont, la plupart du temps, une meilleure qualité optique globale qu’un zoom.
  3. Pour un zoom, plus la plage de focale est grande, moins la qualité sera au rendez vous à toutes les focales, préférez donc des zooms de faibles amplitudes.

Nous ne détaillerons pas ici tel ou tel objectif, certains magazines et sites internet vous propose des tests approfondis qui vous permettront de vous faire une idée sur les performances optiques du précieux que vous convoitez : piqué au centre et sur les bords, vignettage, aberrations chromatiques…

Il existe néanmoins dans chaque marque quelques modèles qui, sans forcément être dans les prix les plus élevés, restent des références de qualité.

Fonctionnalités :
De plus en plus de constructeurs proposent maintenant un système de stabilisation optique. Ce système est généralement légèrement plus efficace que leurs homologues associés aux capteurs. Cependant, même si l’utilité d’un tel système n’est plus à démontré, il faut être conscient qu’il ne sera pas adapté à tous les types de photos. Une vitesse lente, même avec un objectif stabilisé qui évite le flou de bougé, enregistrera toujours les mouvements du sujet (sportif, artiste sur scène…). Rien de magique donc dans ce système, mais une fonctionnalité bien pratique qui compense parfois une ouverture un peu limite.
Les aficionados d’architecture pourront également se pencher vers des objectifs spéciaux dit à décentrement et bascule. Ces optiques permettent, dans une certaine mesure, de redresser les perspectives fuyantes de bâtiments en contre plongée par exemple (décentrement), ou d’agrandir le plan de netteté qui permet de visualiser tous les éléments nets d’une scène (bascule).

Prix :
Enfin il serait difficile de ne pas parler de prix tant les écarts peuvent être grand pour certaines gammes d’objectifs. Il faut être conscient qu’un parc d’objectif se conserve beaucoup plus longtemps qu’un boitier numérique. Lorsque vous aurez construit progressivement votre parc, vous le garderez pour longtemps ! Il est donc essentiel de consacrer une bonne partie du budget photo dans votre sélection d’objectif au cours des années.
Comptez généralement 2 à 3 fois le prix de votre reflex. Dans tous les cas, un objectif onéreux vous apportera bien souvent, en plus d’une qualité optique généralement présente, une durée de vie supérieure et un confort d’utilisation dans le temps que vous ne regretterez pas.
Néanmoins, n’hésitez pas à étudier les nombreuses possibilités : marques alternatives, modèles milieux de gamme qui proposent parfois des compromis très intéressants en termes de qualité de construction et optique.

Pour conclure cet article, il est important de souligner que l’achat d’un objectif doit être murement réfléchi : n’investissez que si vous en ressentez le besoin (qualité optique, ouverture, construction…) ! Vous n’aurez ensuite que plus de plaisir à utiliser un outil que vous avez amoureusement sélectionné pour votre utilisation photographique !

Source : Photovore.fr

Published at 14:30 ( 2 comments / 142 visits )
This post is public

April 27, 2009

Nunda Photo

NundaFoto ambitionne d’illustrer la diversité et la beauté du monde animal des cinq continents de notre planète grâce aux photographies publiées par ses membres et invités.

À l’aube du 21ème siècle, l’importance de la préservation de la nature et de la faune s’impose comme une évidence. Ainsi, 160 sites naturels et leur faune, comme le fameux cratère du Ngorongoro sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La majorité d’entre nous est déjà consciente que la biodiversité et une faune préservée enrichissent notre environnement. NundaFoto espère le prouver à ses quelques rares visiteurs qui, par extraordinaire, n’en seraient pas encore convaincus.

NundaFoto veut exalter la biodiversité de la nature dans toute sa beauté sauvage. Aussi NundaFoto ne désire pas accueillir de photographies des espèces domestiques, d'animaux en zoos ou parcs animaliers, d’animaux naturalisés, de scènes de chasse par des humains, et plus généralement toutes images prises en contradiction avec les lois et règlements en vigueur ou simplement jugées contraires à la dignité et au respect de l’animal.

Les photographies peuvent faire ou non l’objet d’une cotation, mais l’ambition de NundaFoto est surtout qu’elles donnent lieu à un échange entre passionnés. Les conseils techniques ou artistiques sont les bienvenus, autant que possible dans un esprit de camaraderie courtoise et bienveillante.


Copyright © Xavier Blanc

Une section spéciale sans cotation est réservée aux invités, professionnels ou amateurs reconnus. Le format des images peut y être éventuellement plus réduit, afin d’éviter les indélicatesses.

NundaFoto a besoin de votre collaboration active pour être chaque jour meilleur. Sa réactivité sera à la hauteur de vos espérances, ses améliorations et progrès dépendent grandement de vous. À vos appareils...

www.nundafoto.net/fr

Published at 15:22 ( 1 comment / 125 visits )
This post is public


( 11 posts )

rss Latest posts - Subscribe to the latest posts of Bastien

 

Català | Čeština nové | 中文 | Deutsch | English | Español | Esperanto | Ελληνικά | Français | Galego | Italiano | Nederlands | Português | More...