D'abord, l'absence, l'ignorance, l'indigence,
Tant de solitude, d'incertitude, au ban des habitudes !
Puis, vient l'espoir, l'inconscient de l'illusoire,
Le temps de l'enfance masque ton inconséquence !

Tant de miroirs aux alouettes, Qui peuplent nos nuits et qui nous guettent !
Tant de paroles en l'air, Soufflées par le vent de la misère !
Ensuite vient l'heure de la fuite,
Les sentiments se suivent sans suite !

On subit les tourments,
D'une vie sans engagement !
Alors vient la maturité,
Trop tard le destin nous a brisé !

Les Hommes nous ont brimés,Seuls les enfants vont nous réveillés !
Puis on cherche un sens a notre vie, Les raisons de notre présence sur terre !
On regarde nos voisins avec envie, Convaincue que chez eux, l'air est moins austère !

Enfin on comprend combien la vie est dérisoire,
Que tout cela n'est qu'un miroir !
Ou se reflète à l'infini, La peur du déni,
seul aimer est un défi !