Grain de sable, dans les rouages,

Immensité de mon vague à l'âme,

Reflux de mon chagrin,

Tempête dans mon coeur,

Je m'échoue tout à l'heure.


Sur la plage de ton amour,

Château de sable,

De ces douleurs inaltérables,

La marée emporte avec elle,

Ton souvenir, et je deploie mes ailes,

Albatros libre de changer de cap.


Dans les profondeurs de mon âme,

Se régénére une nouvelle vie,

Faite de couleurs d'ici.


De nouveau le soleil se lève,

Sur l'horizon, la grève,

Et le roulis du destin,

Efface ton nom d'un trait carmin.


Au banc de mes désirs,

Se dessine à nouveau mon sourire,

L'appel du large me pousse vers tribord,

Et ma boussole en perd le nord.



Au soleil couchant, je préfère le présent,

Le sel de la vie me brûle la peau, mais tant pis.

Même si je bois encore la tasse,

Jamais d'aimer mon coeur ne se lasse.


Un jour je reviendrais au port,

Pas grave, j'ai déja trouvé mon trésor.

Mon matelot deviendra capitaine,

Et moi, son phare de bohème.


Je rejoindrais les sirènes, pour étancher ma peine,

Dans la lie de mon destin, je terminerais mon chemin,

Sillon gravé sur la plage de son souvenir,

J'accepterais enfin de vieillir.