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June 23, 2009

IImpressions andalouses

Je grimperai là haut, seul, sans hâte, en pleine nuit, sur la colline desolée, en trainant mon ombre tordue parmi les troncs des oliviers. Je m’assierai sur un trône de pierres froides, aux côtés d’un nid de vipères endormies et enfouirai mes pieds dans la glaise, pour être sûr de ne pas m’envoler. Puis je hurlerai dans la nuit. Des lévriers moribonds au loin dans le village répondront à mon cri et nos aboiements réveilleront les spectres des bandoleros qui jadis hantaient la sierra. Ensuite, je déroulerai le fil de mes idées noires et les lancerai dans le vent. Je les lancerai, encore et encore, jusqu’à parvenir à capturer dans mon filet quelques lunes noires et deux ou trois étoiles filantes. J’y chaufferai mes doigts pour les imprégner de mélodies gitanes puis les agiterai dans l’air; et au son de ma mélodie silencieuse, la colline se peuplera de fantasmes dansants et de mauresques aux sourires voilés. Je tournerai avec elles parmi les tronc des oliviers récalcitrants. Puis je regrouperai en fagots mes ardeurs et mes peines encores vives pour en faire un grand feu. Mon sang en bouillant dans mes veines m’enivrera aux chaleurs de l’aube. Alors, j’invoquerai mes souvenirs d’enfance pour mieux les oublier en buvant mes paroles psalmodiées que je projetterai dans les cactus et les ronces. Enfin, ivre mort sous le ciel de sirop, à la lueur d’un couteau rougi par le soleil de mandarine, je ferai le serment de ne jamais achever ma fête. Je trancherai mes deux bras et les clouerai dans la terre. Ainsi mon sang mêlé à la boue vermeille descendra la colline, peu à peu… Vers midi, la rigole, gorgée de soleil, atteindra le village, et cette rivière d’or s’écoulera dans les ruelles tortueuses de la vieille médina, pour venir mourir à tes pieds.
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November 18, 2008

Contes et légendes de l'histoire du monde

Il s'agit en réalité d'un très vaste projet d'écriture qui n'en est qu'à son balbutiement: l'idée est de retracer l'histoire du monde, de la préhistoire jusqu'à l'époque actuelle sous la forme de contes agencés chronologiquement, en suivant le parcours d'un peuple paria qui n'aurait jamais existé.

Mais je préfère ne pas trop rédiger cette introduction, ni développer trop cette idée encore vague... Voici les deux premiers contes, qui ne sont pas encore reliés entre eux. (Attention peinture fraîche: c'est à dire que le 1er texte vient d'être écrit, et donc est susceptible d'être remanié)

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November 3rd, 2008

L'ange déchu. Roman historique

Il s'agit d'un roman historique que j'ai terminé l'année dernière et que je dois encore finir de retoucher, avant de tenter ma chance auprès des éditeurs.

Voici, sur ce blog, le résumé de l'histoire et un fragment, au début du récit. Je mettrais peut-être d'autres passages plus tard, sur ce blog:

Résumé du récit: Sous un des arcs-boutants les plus haut placés de la cathédrale de Rouen, se trouve une statue d’archange, sans aile, sans épée ni bouclier. Il s’agit de la « plus belle statue jamais ciselée depuis que Pygmalion sculpta dans les légendes », mais personne ne l’a jamais vue. Le Créateur de cette statue possédait un don particulier : il savait « parler le langage secret de la pierre ».

La structure de ce roman est assez simple : dans le prologue, je raconte comment m’est parvenue cette histoire, grâce au témoignage d’un vieillard rencontré à l’abbaye de Jumièges, en Normandie. Puis, juste après, débute l’histoire de ce sculpteur fictif nommé Pierre Toussaint, qui aurait vécu à cheval entre le 12ème et le 13ème siècle, à l’époque de la transition entre art roman et gothique. Cette histoire est articulée en trois parties.

La première, intitulée « l’abbaye de Lussignac », relate ses premières années dans un monastère de Guyenne. Enfant abandonné, infirme (voir fragment ci-après), son imagination lui permet de fuir une réalité trop cruelle, et il finit par se persuader que Dieu lui a confié la mission de transcender les hommes grâce à son art.

Dans la seconde partie, intitulée « la cathédrale de Sistreville », Pierre Toussaint abandonne le monastère et gagne la Normandie, où il travaille sur les motifs sculptés d’une cathédrale. Cependant toutes ses créations sont détruites au fur et à mesure dans des circonstances étranges, et Pierre Toussaint comprend par là que Dieu l’a puni.

La troisième partie s’intitule « la Merveille » : Pierre Toussaint entreprend un long pèlerinage jusqu’au Mont Saint Michel pour demander à l’Archange si Dieu veut qu’il continue ou non de sculpter. Entre chaque partie du roman se trouve un court chapitre intermédiaire qui fait état de mes recherches sur la statue de l’archange caché, et lors de l’épilogue, on la découvre enfin.

« L’ange déchu » est une histoire à la limite du fantastique qui traite de la chose à la fois la plus dérisoire et la plus transcendantale du monde : l’art. C’est un roman historique, qui nous plonge dans l’univers mystique médiéval et évoque les prouesses techniques des bâtisseurs de cathédrales, mais aussi un conte philosophique chargé de symboles que le lecteur est libre d’interpréter comme bon lui semble : ainsi, il pourra privilégier une lecture historique, une lecture sociale, politique, ou préférer la portée psychologique ou métaphysique de cette oeuvre. Le morceau choisi, correspondant au second chapitre juste après le prologue, et qui fait débuter l’histoire de Pierre Toussaint, permettra, je l’espère, de mieux faire comprendre cette idée

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November 2nd, 2008

Les histoires zérotiques de Sire Anus de Vergetrac

C'est un roc, c'est un cap, que dis-je, c'est une péninsule !.... (extrait de la fameuse tirade du noeud)

Histoires mêlant erotisme et burlesque.


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November 2nd, 2008

Devenez académiciens du "Gros Trébor", le petit robert à l'envers, dictionnaire de la langue verlane et des néologismes.



Devenez académiciens de la langue verlane, et élaborons ensemble le dictionnaire des néologismes : le 'Gros Trébor', le 'petit Robert' à l'envers.

Vous pourrez y donner des définitions personnelles, mais aussi des néologismes inventés par Boris Vian, San Antonio ou Raymond Queneau (entre autres), à condition bien sûr de citer leurs auteurs...

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October 31, 2008

Les facéties du vent (chansons normandes)

ROUEN.

Quand Rouen la tout en gris pleure en blanc son tourment
Les serments, les non-dits planent et s’accrochent aux brumes
Sur le pavé mouillé de souvenirs miroitants
Nos adieux si fébriles font briller le bitume

On recueille en passant qui tombent des fenêtres
Diffus et volatiles les passions et les drames
Le brouillard est chargé de nos humeurs secrètes
Le ciel est oppressé de tous nos vagues à l’âme

La pluie bat le carreau de nos maisons anciennes
On contemple la bruine du fonds de nos mansardes
Quand le crachin chagrine la rengaine ou la peine
Nos maisons assombrissent et nos murs se lézardent


Et dans ta maison d’autrefois
Pleut-il encore aussi
De temps en temps ?
Est-ce que ta maison pense à moi
Ou est-ce que tu m’oublies
Depuis longtemps ?


Une lueur, un troquet, quelques artistes évoquent
Impressions et voyages, Flaubert, Londres ou le jazz
Un bréveur de comptoir alcoolique solliloque
Ses paroles évasives partent en fumée de phrases

Et ces mots-là naviguent sur la Seine immobile
Restent là, s’éternisent, en se mouillant d’adieux
Sur le pont des péniches amarrées à la ville
Qui se perd et divague et se noie dans les cieux

Mais le soleil renaît, dans le voile livide
Il se love aux contours de la Dame figée
Et la ville se délave et les vapeurs s’évident
Nos adieux s’évaporent... Et je suis oublié


Et dans ta maison d’autrefois
Pleut-il encore aussi
De temps en temps
Est-ce que ta maison pense à moi
Ou est-ce que tu m’oublies
Si loin de Rouen ?

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October 31, 2008

le pays des pas d'chez nous. Textes pour comédie musicale.

LE PAYS DES PAS D'CHEZ NOUS

Nous ne sommes pas d’ici
On nous l’a fait savoir et on nous la redit
On est nés rouge et noirs, jaunes ou roses un peu flou
Notre fraternité et nos manières vous gênent
Nous sommes les pas d’chez nous, nous sommes les patchènes….
Du pays patchène !

Notre patrie, nous la portons en nous
Entre le Pacifique et l’Océan indien
Bercée par les tropiques et les monts Caucasiens
Quand la pensée chemine par les sentiers du vent
Par la route de l’épice devant nos yeux s’étend
Le pays patchène

Nous ne sommes pas comme vous, nous n’avons pas de chaînes
Notre pays sans Dieu, sans maître et sans bannière
Est imaginaire, éphémère qui perdure
C’est un pays rêvé, un pays sans frontière
Qui ne connaît de loi que celle de la nature
Le pays patchène

Ma belle à peau rebelle
La couleur de tes joues c’est celle de ma terre
Dans ce monde à l’envers où le noir est lumière
Il n’y a pas d’étrangère, mon peuple est une famille
Sois ma « Mamma sister », sois ma jolie cousine
Suis-moi jusqu’aux confins vers le soleil couchant
Vers le pays patchène, le pays qui t’attend
Le pays patchène

La route est encore longue, aussi longue que la nuit
La roulotte cahote et les contrées défilent
Sans remords tu t’endors, surtout sans nostalgie
Mais laisse-toi guider par ces chevaux dociles
Et quand viendra l’aurore
Ce ruban de gravas sera pour toi de l’or
Qui bientôt nous amène
Vers le pays patchène

Ma belle, lève enfin les yeux
Il est là, devant toi, le pays merveilleux
Car le pays pas d’chez nous
N’était qu’à deux pas d’chez nous (bis)

Car comme dit mon pote martiniquais
« C’est quand t’y es qu’t’es antillais »
Comme dit mon copain marocain
« Un couscous et tous cousins ! »

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October 29, 2008

Au suivant, textes écrits "à la manière" des grands chansonniers français



AU SUIVANT
Projet de spectacle. Hommage à la chanson francophone....

Ce projet est au départ un exercice d'écriture, une vingtaine de textes écrits « à la manière » des plus grands chansonniers francophones L'idée principale du projet est de retrouver et de défendre les valeurs de cette tradition à l'heure où l'on chante un peu trop facilement « tout va très bien, madame la marquise », des chansons désuettes ou des raps orduriers

Les textes d' « Au suivant » proposent de retrouver ce zest de provocation, ce soupçon d'irrespect qui a toujours caractérisé la chanson française. Ce sont des chansons d'amour, d'humeur et d'humour, une « propagande poétique » quand, comme Jacques Brel, « on n'a rien qu'une chanson pour convaincre un tambour ». Ce répertoire, malgré son caractère d'hommage à la chanson passée, finit par aborder un certain nombre de sujets actuels : cependant, ces textes ont été écrits en 1998, et quelques-uns d'entre eux ne correpondent plus à la réalité d'aujourd'hui (par exemple Grand Prince, à la manière de Renaud, sur le billet de 50 Francs)

La plupart des textes sont écrits en pastichant le style et l'univers des auteurs (Lavilliers, Brassens, Gainsbourg, Dutronc,...) ; d'autres sont des adaptations un peu plus libres dans l'esprit des artistes (Piaf, Ferré, Brel...). De nouveaux textes sont en préparation, et n'ont pas encore été sélectionnés dans ce recueil : à la manière de... Leforestier / Moustaki, Barbara, Cabrel, Souchon, Aznavour, Brel 2 (texte sur « la mort de Don Quichotte »), Jonasz, Bashung, Bruant, Thiéfaine, les yéyés, Gotainer et Trénet. Habitant actuellement en Espagne, je ne peux pas monter ce repertoire. Je cherche donc des musiciens qui seraient intéressés par ces textes. Je possède des enregistrements au dictaphone de toutes ces chansons, qui permettent de se faire une idée plus précise du repertoire.

Je vous souhaite une bonne lecture.

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October 29, 2008

R.E.V.E.R, à l'endroit comme à l'envers ça fait toujours "Rêver".

Propagande poétique


« L’art c’est l’art, avant l’art ça n’est pas l’art, après l’art ça n’est plus l’art » : TOUT A L’ENVERS !
Et si l’art n’était qu’un «Je » d’enfant ?
Non ? Et pourtant…. R .E.V.E.R. à l’endroit comme à l’envers ça fait toujours rêver…

L’art se cache dans nos rêves, au paradis des utopies
Dans nos cauchemars - cache-mort - tout à l’enfer
On s’accroche… aux réalités de l’endroit, le purgatoire
On s’écorche… aux cauchemars du revers.

Si je veux faire de l’art, - ce n’est qu’un « Je » d’enfant – je crache le mot « Rêver »,
D’abord à l’envers, car l’art a un sens, c’est l’essence même de l’art :
A l’envers ce sont mes sens, mon émoi, que j’envoie de moi jusqu’à toi…
L’art c’est ce chemin de l’envers vers l’endroit

Les arts lézardent nos pensées : Tout est art ?
Tout têtard peut devenir grenouille ou crapaud, ou pourrir dans la mare
Oui, tout est têtard d’art… Comme l’adulte fut enfant… C’est l’enfance de l’art…

L’art est une offense, et une autodéfense, il est là pour te vaincre, et là pour te convaincre,
S’il fait mouche, il te touche, tous les arts sont martiaux …
Ils sont beaux parce qu’utiles, et utiles parce que beaux...

Utiles
A mon élévation
La matière brute
C’est l’émotion, mon fin-fond
Que je sculpte … Et je polis
Car pour briser le grand interdit,
Se mettre à nu devant l’inconnu
Il convient que le message soit admis,
Qu’il soit bien mis là où je l’avais voulu…

Utiles
Car c’est le seul chemin possible pour évoquer l’indicible,
Concrétiser l’abstrait et rendre beau le laid …
Il est le seul vrai don…. Le don de soi sans se sacrifier
Que l’on reçoit sans obligation… Et sans avoir à remercier

C’est ça pour moi l’art, et l’art c’est la vie…
Mais c’est de l’art de vivre à présent dont je parle
Certainement pas de l’art des bonnes manières,
Ou de jolis chemins qui ne transportent rien…

Car les ARTS, en anagramme,
Ni à l’endroit, ni à l’envers,
C’est l’art des bonnes manières
Et ça fait… des RATS !

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October 29, 2008

Tout autour de l'amour... Recueil de poésies et chansons

LE BON VOULOIR

Depuis que je suis vieux / Je ne dis plus « je t’aime »
çMais je dis « je te veux » / Comme disent les espagnols
Je te dis « te quiero » / Comprends-tu les paroles
D’un mort-la-faim, d’un gueux / D’un enfant de bohème

1. L’amour est bien amer / Je te veux je préfère
Et je veux te prouver / Ma bonne volonté
Mais aimer c’est douter / Aimer ça ne vaut guère
Car je ne veux que toi / Et je peux tout aimer

C’est sans doute un peu court / pour un aveu d’amour
Mais laisse-moi te dire / Jusqu’où va le désir
Non, ça n’est pas la foi / Qui soulève les montagnes
Ni l’amour, moi je crois / Qu’c’est quand on veut qu’on gagne

Travailleur acharné / Je creuserai ce tunnel
Pour franchir ce sommet / Et t’atteindre, ma belle
Aimer c’est juste un songe / Pour consumer sa flemme
Aimer c’est un mensonge / Bon pour faire un poème

Car c’est bien inutile / D’offrir son cœur aux flammes
Car aimer c’est facile / Ce n’est qu’un constat de l’âme
Une marque indélébile / Tu m’aimes et c’est signé
Surtout ne rien changer / Pour éviter les drames


Depuis que je suis vieux (etc)


2. Je te fais cet aveu / Je te veux mais jamais
Je ne dirai « je t’ai » / Car t’avoir c’est bien peu
Je veux vouloir toujours/ Le désir va croissant
C’est plus fort que l’amour / Que de vouloir défier le temps

Je ne dis pas « je t’ai » / Car si je t’ai qu’aurai-je
Encore à désirer ? / Se marier, puis mourir ?
Si je t’ai que voudrai-je ? / Une plus longue laisse ?
Un chapelet de maîtresse / Pour nouer mon désir ?

C’est à l’envers qu’on dit / « Je tiens à ma liberté »
Quand vient le compromis / On se laisse enchaîner
Moi, je ne suis pas libre / J’entends le devenir
Entends l’envie qui vibre / Qui ne peut s’évanouir

Je désire tant ton corps / J’en veux jusqu’à la mort
Tous deux nous serons forts / Ô ma libre compagne
Je te dis « Te quiero » / Car tu sais qu’en Espagne
Au pays de Cocagne / On bâtit des châteaux…

Depuis que je suis vieux (etc)

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