La Mort


Tu la découvres, elle te respire,

De son nez rongé par le temps,

Ses crocs t’adressent un grand sourire

Un vicieux regard aux yeux blancs.

Sur toi sa bave dégouline,

Mortel venin qui se répand

Nectar amer, goût de morphine,

Et qui t’étreint, cruel amant.

Soudain un cri sort de ta bouche,

Ultime appel plein de détresse,

Sa peau véreuse qui te touche.

Affreux destin ! Froide promesse,

Un goût de sang ton âme emplit,

Sa griffe t’arrache à la vie.