Petit texte écrit à deux. Première partie de Nicolas Fabre, deuxième de moi. Voilà ce qui se passe quand on inflige des cours d'algorythmique à des gens qui n'y comprennent pas une bille...
Il était couché sur elle de tout son poids. Tout à coup, elle le sentit entrer en elle, doucement, sans violence. Elle ne voyait plus que cet homme mystérieux, qui était venu sans raison, comme une maladie. Des yeux profondément verts. Elle y plongea. Elle vit un plaisir bestial, presque mesquin, une sorte de méchanceté. Tout cela était partagé avec une tristesse profonde, un gouffre sans fond qu’il remplissait de douceur. Cet homme devait être puissant, très puissant, intelligent aussi. Un grand malheur l’avait fait tomber plus bas que terre, il était déchu, mais gardait son côté bestial et effroyable. Elle ne voyait toujours que ses yeux quand une chaleur se répandit en elle.
Neuf mois plus tard, elle fut brûlée vive. On disait que c’était une sorcière et qu’elle avait commis le péché de chair avec le Diable.
Son âme impure erre, perdue
Ses yeux brûlés pleurent du sang
Ses cris broyés aux pics aigus
Crissent en écho qui se répand
Le plaisir vicieux de la chair
L’a arrachée à sa vie saine
Et l’a crachée droit en Enfer
A présent coule dans ses veines
Le mortel venin de Satan
Qui a fait tuer sa triste Reine
Mais fier, voit grandir son enfant.
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Manokotak says:
Poupiflo replies: