Main vierge de tout bord
Dépasse de la manche
Pointillée de fumée

Sur la nappe effeuillée
Les lames du couchant

Destins cernés de poivre
Présent éternué

La longue liste dépasse de la tête
Aux rambardes du sens

Le sifflet des adieux
Plane dessus la coque

Quand les joues de la mer
Dégobillent sur le pont

La vareuse est ouverte
Et le cœur est ailleurs

Plus loin que les forêts
Loin des dunes de sable

Il n’y a pas d’étoiles
Dans les poches de l’air

Ne berce pas si bas
L’ombre bleue du soleil.