L'aube dénaturée s'inventait des désespoirs,
La rosée du matin s'abreuvait des senteurs du soir,
J'attendais les yeux perdus dans le ciel le regard
Du passage d'une âme dans sa vision de l'éternité sublimée,
Mon coeur coulait de source, du sang de l'éternel espoir
Au frisson de la nature où je voulais être initié.
La douceur virtuelle de ton regard dans mon abstraction ludique
Me laissait venir les larmes du désir au bord de l'océan des désillusions inventoriées
Mais je me savais prêt a reprendre le large pour ton regard et ton sourire où je voulais me perdre a jamais.

Jean Philippe DESSAINT