Tu etais ailleurs en te sachant toi,
Tu te desesperais d'un desespoir
Perdu en des larmes enivrees
L'alcool embrumait ton regard
Mais eclaircissait ta voix
La tendresse osait asperger ton esprit,
Tu redevenais sans pudeur
L'image de la sensualite.
Depasser ton image
C'est offrir ton ame
A ceux qui savent t'aimer
Pour la violence du coeur
Et accepter les griffes de ta vie
Dans la saveur epicee de ta jalousie,
Tu etais enfin tellement toi
Qu on ne pouvait que t'aimer
Dans ce monde que tu savais desespere.

Jean Philippe DESSAINT