Hier soir dans le métro, je me suis assise en face d'une jeune femme en pleurs.

Bon. Je lui ai proposé un kleenex (qu'elle a pris) et je lui ai demandé si je pouvais faire quoique ce soit.. Elle m'a remercié (en hoquetant) mais a refusé ma pauvre aide.

Alors mon esprit est parti à 10 000 à l'heure... j'ai essayé de deviner la cause de ce chagrin si fort qu'elle ne puisse le contenir dans un espace aussi impudique qu'une rame de métro.

Ma première idée : un chagrin d'amour évidemment. Le scénario : Nous sommes vendredi soir, il est presque 23 h, elle rentre seule en pleurant. Son mec (mari, jules, amant, amoureux, l'homme de sa vie) vient de lui annoncer sa liaison avec la boulangère (ouais ouais, celle qui a de si jolies miches)

Deuxième idée, moins rigolote (non parce que, une rupture amoureuse c'est souvent rigolo quand ça arrive aux autres  : "Quoi ?? ah bon ?? il couchait avec la boulangère ????  Rhooo ! le salauuuuuud ! Non seulement elle se fait larguer mais elle a pris 15 kilos en 6 mois à force de bouffer les viennoiseries que son mari rapportait chaque jour ! HAHAHAHA")

Donc, deuxième idée : la mort d'un être cher. Ayant moi-même quelques farouches angoisses liées à l'éventuelle mort de mes êtres chers, je ne vais pas trop faire la mariole et rigoler avec ça... passons directos à la troisième idée

Troisième idée : la mort de son chien (chat, poisson, lapin nain etc..) Je suis la première à rire de la peine des gens qui perdent leur animal. Mais .. mais .. quand Lulu le chat noir le plus intelligent au monde s'est suicidé du 7ème étage j'ai mis au moins une semaine avant de reprendre le cours normal de ma vie (et un autre chat, évidemment)

Quatrième idée : juste un gros coup de blues passagé (mais intense) lié aux soucis de la vie quotidienne. C'est la raison qui me plait le moins : Pleurer si fort parce que la machine à laver fuit + on a passé la journée à se faire engueuler par le chefaillon de service + le môme se choppe la varicelle la veille de son départ en colo... c'est nul comme chagrin. Ca manque de panache.

Bref, tout ça pour vous demander : et vous, vous pleurez dans le métro ?

(Attendez... je me demande si je ne suis pas en train de tout mélanger… ici ce n’est pas comme là-bas, on n’est pas obligé de terminer ses textes par une question, si ?)