Trêve de paresse C’est décidé, je sors mon vélo, et me voilà partie faire un petit tour sur mon itinéraire préféré.
C’est le printemps, le soleil brille, des insectes chatoyant scintillent autour de moi, le sentier est ombragé, les bourgeons éclatent gonflés de sève…Les modestes fleures du bord du sentier, me tendent leurs coroles pour que j’en admire les coloris et me grisent de leur parfum.
Mais là, au bord du fossé, quel est cet objet rouge qui brille au soleil ?
Curieuse je fais une pose, m’approche et je vois un escarpin vernis rouge tout neuf !!!
Qui a bien pu venir jusqu’ici chaussée d’escarpins, laisser tomber l’un d’eux, et repartir à cloche pied ?
J’imagine la promeneuse, main dans la main avec son amoureux. Ils décident d’une halte dans les fougères, elle perd un escarpin dans le feu de l’étreinte.
Survient un représentant de l’ordre qui les interpelle, et leur intime l’ordre de vider les lieux au plus vite si non, menace de sanction, pour exhibitionnisme sur les bords d’une voie publique.
Ils s’enfuient si vite qu’elle oubli son escarpin verni rouge.
Même si cette jeune fille aime se vêtir avec élégance, mieux vaut me semble t il, choisir des chaussures plus adéquates pour une escapade dans les chemins creux…à moins que la promenade n’ait été improvisée dans un moment de tendresse imprévu.
Je laisse sur place l’escarpin, peut être reviendra t elle le récupérer une fois le danger écarté. Je reprends ma promenade à vélo.