Notre bonheur devenu dépendence...


La vie est faite pour le bonheur.
Mais, trop souvent, nous refusons de le choisir.
Par peur, par culpabilité, par attachement...
Nous nous laissons manipuler de bien des façons.
Du discours insidieux qui donne dans la flatterie
à une consommation excessive qui freine tout élan,
nos murs sont placardés de faux bonheurs.
Les sens anesthésiés
et l'esprit qui flotte au-dessus de la vie,
nous sommes incapable d'assumer un bonheur « bio ».
Nous sommes restés des enfants
qui rêvent d'être bercés, cajolés, pris en main,

jusqu'à ce que mort s'en suive.
Nous manquons d'autonomie!
Notre bonheur est devenu dépendance!
On s'accroche à tout ce qui passe
pour ne pas sombrer
dans les eaux tumultueuses de la vie.
On a peur! Peur de vivre!
Peur de l'inconnu!
Nous refusons l'insécurité
d'une route parsemée d'émerveillement.
Notre besoin d'être aimé est si grand
que nous sommes prêts à tout pour plaire
Même être amputé d'une part de nous-mêmes.
Incapables d'être, nous participons
de ce mode de vie qui développe
des êtres manipulables et sans vivacité.
Wells avait bien raison
en imaginant ce voyage dans le temps...

Les situations malheureuses,
misères et pauvreté,
familles déchirées,
conditions de vie pitoyables,
viennent de notre désir
de vivre en consommateur.
Être heureux n'a pas de dépendance.
Le bonheur est un état choisit.
Si je me crois incapable de survivre au bonheur,
c'est que je suis dans la dépendance.
J'ai peur qu'il ne revienne jamais.
Pourtant, le soleil se lève chaque jour!
Le bonheur demande confiance et liberté.
Confiance en soi, en la vie et en l'autre.
Le bonheur coule sur nous comme un fleuve vivant.
Toujours présent, il est de cette eau
qui rassasie jusqu'à plus soif...


Découvrez Renaud!