Le temps ne fait rien à l'affaire, il temporise....empile maladroitement ses tranches de vie pour panser la béance, étouffer dans l'oeuf la souffrance.
Progressivement, les cris stridents se changent en murmures lancinants,
s'espacent .
Quelques sursauts de désespoir jaillissent,
puis imperceptiblement, tout se fige en une empreinte muette,
nouée,comme murée sous les strates.
Cette fragile construction vacille...
Elle craint la moindre tempête qui arrache soudainement des pans de cet édifice.
Des failles s'ouvrent: le doute s'y infiltre, revient nourrir la blessure en déposant sur son noeud ses gouttes de venin.
Les lambeaux de vie desséchés craquent,dénudant l'artifice.
La blessure nourrie , enfle en son coeur et laisse échapper sa plainte ranimée.
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Fremyd