Une nuit pleine de promesses et d'étoiles, je me lance à la découverte de ma ville, dans le décor particulier qu'elle a ce jour-là.Décor éphémère qui ne durerait pas, pas plus que ma dernière idylle.Le temps que met un soufflé à retomber en cuisine, expérience temporelle de l'éphémère, du décalage.
C'est l'été, la ville chaude exahle les senteurs emagasinées par les labeurs du jour.
Sur les bords du fleuve, les transats accueillent la fatigue de ceux qui s'y prélassent prolongeant l'instant de repos, les yeux perdus au loin, vaguement fixés sur la tour du château, sans pour autant la voir.
La surface de l'eau brille des feux des lampadaires qui scintillent et se reflètent dans les eaux limpides du fleuve.
Je poursuis mon vagabondage urbain, croise un terrain de basket où quelques passionnnés scandent aussi le temps de leur ballon qui rebondit méthodiquement sur le goudron.
Je pense aux miens dans mon errance;ils passent furtivement dans mon champ visuel, souvenir bien présent comme si leurs photos captaient subitement mon regard.
Flasch incontôlé, vite éloigné, suivi par d'autres, tout aussi imprévisibles: un pont de bois sous lequel nous jouiions enfants, un chef d'orchestre en costume sur une scène aux lourdes tentures de velours rouge, rouge , un soleil couchant, belles images éphémères ponctuant mon errance nocturne.
Fremyd, le 06 02 14 à l'atelier d'écriture.