Cut cut cut …

 

 

Il est des fois où l’on aimerait être ailleurs, ou ici, mais alors être chose. Dans le premier cas nous sommes malheureusement souvent contraint de rester pour des raisons diverses liées à des obligations professionnelles, d’état, de faisabilités, … dans le second, nous sommes prisonniers de notre corps, moi, j’aimerais des fois être un chat, est-ce trop demander ?

 

En ce moment je voudrais plutôt changer d’état psychologique… ou au grand pire être une panthère balaise douée d’une conscience et d’une parfaite connaissance du monde. Pour devenir un assassin. Je ne sais pas si l’envie de tuer est universel, mais moi je la connais. Nous ne devons jamais nous sentir aussi vivant que lorsque l’on tue, la victime aussi doit se sentir terriblement vivante, d’une part parce qu’elle souffre, et d’une autre, parce que l’on doit à ce moment se poser de nombreuses questions métaphysiques que jamais nous n’avions voulu aborder par peur des éventuels réponses ou hypothèses, et parce que la société est un paradoxe concernant ce sujet, nous poussant rarement à réfléchir (soyez sage). Peut être veux-je tuer pour faire l’expérience de la mort ? Cette idée manifeste t’elle un trouble psychologique naissant, une virée m’emportant dans de chaotiques rapides se terminant par la célèbre « chute de la folie », chute vertigineuse et profonde que seul les plus forts et courageux saumons peuvent remonter avec à chaque fois la même difficulté trahissant leur désir incompréhensible de sommeiller encore et pour longtemps dans ces eaux tourmentées mais néanmoins protectrices ; ici il est à l’abris, à l’abris car seul au monde (ne le voyant point). Moi, je vois le monde. Mais différemment, avec à chaque fois la même peur au ventre de le voire un jour tel que je l’imagine aujourd’hui.

Peut-être veux-je tuer pour changer ce monde (je vais me chercher une bière). C’est dure ce que je viens de dire, cela met en évidence ma face narcissique, car en disant vouloir changer le monde en effaçant autrui c’est penser que c’est d’eux que vient le mal, qu’ils font le mal, qu’il n’y a aucun espoir à ce que cela change ; mais que moi je suis bien et capable de le faire changer. Cette idée me dégoûte et me ravie à la fois, cette idée sonne la cloche de mon espérance et de ma paradoxal foi en la vie et en l’Homme. Car il y en a des bons, et ceux là je les garderais auprès de moi, tout comme Jésus Christ l’a déjà fait, mais prônant une multitude de dieu vivant incarnés en notre personne. A chaque être un monde différent régie par les lois de son continuel bâtisseur, aucun jugement hiérarchique ne vient s’interposer entre ces multiples paradis loin d’être artificiels. Rêverie d’un promeneur solitaire arpentant les chemins abrupte de son lui… envie d’autre chose de mieux ; irréalisable. Pessimisme.