En ce moment je carbure au Danone cerise griotte

 

 

I want to be choking ! J’avais foi en eux, en ces inconnus que je prenais pour mes semblables et qui hier soir m’ont montrés leur véritable apparence, qui n’est autre que celle de mollusque, heureusement la belle Angleterre était là pour rattraper quelques peu le niveau.

 

Je réfléchissais sur mes tendances meurtrières et je me demandais si j’étais normal. Je pense que oui. C’est parce que j’aspire à un autre monde, sans hypocrisie, sans censure, où les gens réfléchiraient avant de juger et les conduirait au « pourquoi » philosophique.

C’est tellement simple de choquer, les gens sont offensés dès que vous leur présentez l’action du temps sur les corps ou un quelconque sujet tabou. Mais lorsqu’ils regardent la télé (qui est ici bas le vecteur du mal), ils boivent, ils avalent, ils se gavent ; mais jamais ne connaissent la défécation, ils ne trient rien, gardent tout. Et pourtant, pourtant tant de choses mériteraient de tomber dans la cuvette, tant de choses. Talk show à la « C mon choix », émissions débiles de divertissements ou de divertissement débile, je ne sais plus ; publicité para-militaire, groupes de « musique » à développement exponentiel dans un style purement bourrage de crane monosyllabique, émissions pour enfants dénuées de toute sensibilité, leur inculquant le virus de la consommation sans réflexion (consommation matériel comme idéologique).

Mais les gens avalent, boivent et se gavent. Et ce qui est malheureux, ce qui me rend triste, ce qui des fois me fait pleurer lorsque je suis seul dans mon lit, c’est que la plupart des gens qui avalent, boivent et se gavent sont des victimes, ils sont des produits nés de cette société de consommation excessive, société toute récente dans sa partie excessive.

 

Nous ne sommes pas de stupides jeunes satanistes drogués buveur de sang hallucinogène !!!

 

Nous sommes la crème de cette société !!! (gros rire bien gras !)

 

J’ai envie d’être méchant envers ces gens qui ne nous respectent pas.

 

J’ai l’impression qu’aujourd’hui l’évolution consiste en la régression, cette dernière masquée par le matériaux, le coût et le discours.

 

Je viens de faire une pause et j’ai regardé la télé, cela m’a rappelé que je devais vous parler de quelque chose. Je dois vous parler d’un sujet encore mal perçu, dont rien que l’évocation du nom peut faire peur à beaucoup. Je plaint ces gens car ils ne se rendent même pas compte qu ‘ils subissent cette chose qui les dégoûte, et qu’ils participent à sa propagation en n’ayant pas conscience qu’ils la subissent. En fait, et tout simplement, nous allons parler de la drogue. Si vous avez peur arrêtez dès maintenant comme vous le dicte votre (bonne) conscience.

Merci

Alors pour commencer vous allez stopper la lecture deux petites minutes (même si il est vrai que nous devrions prendre des heures, mais bon, vous le ferais à la fin, je n’en doute pas), pendant cette pause vous allez réfléchir sur le mot drogue et allez en donner une définition. Allez-y, j’attends et suis patient.

 

 

 

(lalalalalalalalal…..

 

 

…. C’est débile les Pokémon …

 

Bon … je pense qu’ils vont bientôt avoir fini.

 

 

Allez, c’est reparti !)

 

 

En fait vous pouvez prendre plus de temps car là c’est ma pause déjeuner. A tout à l’heure. Merci. Voilà, ma pause déjeuner est fini, nous pouvons reprendre.

On parlais de la drogue je crois, et nous disions que celle-ci était partout. Il y a deux formes de drogue, la première est celle connue depuis bien longtemps par les hommes, produit de la nature ou de la nature humaine, elle agit sur votre cerveau et votre corps, cella là vous la combattez. Et puis il y a la seconde, produit de la nature humaine la plus perverse, elle est là, devant vos yeux, sur votre écran ou au « Prisu » du coin, dans vos magasines comme sur les murs de vos cités. Le produit, le produit est une nouvelle drogue, il agit sur votre esprit ainsi que sur votre corps. Buvez de l’Oasis et votre papa se transformera avec tout vos amis en jeunes raveurs complètement tripés, manger un Kinder maxi qui se met au frigo et la boum de vos dix ans devient une orgie rythmée par le son de la terrible dance-miousic que vous prenez plaisir à regarder d’en haut car vous planez lorsque avec allégresse vous consommez le dit produit. En plus le yaourt c’est mieux que le sexe, quel pied tout ce liquide dans ma bouche ! nous avons tout pour vous rendre heureux, nous connaissons vos besoins, nous avons les solutions, ici c’est mieux, venez chez nous, c’est pas onéreux !

Le produit devient votre compagnon, votre allié (St Yorre, rends moi fort), sans lui vous n’êtes rien. (le point qui termine cette phrase est un point lourd et dur)

Question : où sont passés vos plaisirs, mais les votre, et ne me dites pas que vous collectionnez des objets des collections Hatlas ou Del Prado, parce que sinon … vous êtes fini et je ne peux plus rien pour vous. Mais vous n’êtes pas de ceux là bien entendu (vous continuez à lire). Pour en revenir à vos plaisir, oui, où sont-ils ? Réellement dans ceux proposés à la télé, ceux inventés par des gens qui en ont rien à foutre et qui ne voient en vous que des consommateurs stupides suivant toutes les dernières modes inventées par des gens comme les premiers qui ne voient en vous que de stupides consommateurs. Ils crées vos besoins car ils savent que vous êtes fainéants, crédules, et que votre foi en la nouveauté, la technologie, le « e », les extra-terrestres, l’argent, les gros nichons et les beaux pectoraux est grande et aveugle. Ils sont content vous ne dites rien. La consommation est une drogue car non perçue de la sorte, elle est dangereuse car glorifiée. Le sujet drogué par la consommation ne s’en rend pas compte car naît dedans, de plus l’une des actions de cette drogue sur le corps est qu’elle produit une maladie comparable à une bonne lobotomie frontale, dit maladie de la mollesse, il en résulte par la suite une forte accoutumance indétectable par le sujet drogué. Il est très difficile de guérir. L’expansion de cette drogue est soutenue par tout ceux à qui cela profite : les télévisions, les faiseurs de produits, les distributeurs de produits, les personnes qui gagnent des sous en taxant ces produits, les consommateurs de ces produits. Et qui est-ce qu’il reste dans tout ça, il reste nous, les fous.