Au jour de la sphère.

 

 

Au jour de la sphère, en ce jour, Manson raisonne, d’un phrasé électronique il répand son message et explose, enragé, fou, vrai.

 

(Les mouches tournent, ça sent la charogne) Je viens juste de rentrer et déjà l’envie de repartir me prends. Repartir pour où… je ne sais même plus. Il fait gris dans la pièce et l’odeur me lève le cœur, mais d’où vient cette odeur ? La source me semble être sous l’évier mais je ne vois rien qui pourrait ressembler à cette beurk odeur. Je soulève un des sacs géants…ou plutôt Géant… et m’apprête à vomir. La tête dans l’évier je respire fort, la main droite obstruant mon conduit nasal comme buccal. Maintenant je regrette d’avoir cherché, pourquoi ne me suis-je pas endormi sur le canapé, le sourire aux lèvres, riant aux anges…

 

 

1

 

Je me réveil sur le canapé, l’artélé allumée. Je ne peux plus regarder la télé, elle me gave ! J’ai dormi deux heures, je me crame une bonne vieille Django … et me remet à entourer, à entourer des tâches. Jamais elles sont identiques, c’est cool les tâches ! Pourquoi j’entoure les tâches ? Pour les faire disparaître. Ca fait mal au dos d’entourer, (je viens d’entendre la souris) à quatre pattes, les fesses en l’air, j’entoure. Je me ré endort.

 

2

 

Des fourmis par millier, partout, elles grouillent, quel choc ! Où suis-je !? A chaque fois c’est pareil, je ne sais jamais où je me réveil… et ère dans l’insoupçonnable… j’attrape rapidement la bombe et asperge délicatement les malheureuses, elles souffrent (je l’espère).

 

3

 

Je suis un sadique et je le sais, quel plaisir de faire souffrir. Vous en savez quelque chose, je le vois dans vos yeux.

Souffrons

 

4

 

Je gravissais la dune comme je pouvais, mes jambes lourdes s’enfonçaient, mon corps suait, ma tête implosait. La nuit avait été dure ! Je l’avais passé ailleurs, dans une foret de pins ou dans un autre monde, qu’en sais-je que dalle ! La nuit avait été dure, les dunes me le disaient. Arrivé en haut, j’ai lentement regardé autour de moi, puis j’ai pris mon élan et me suis envolé…

 

5

 

Je suis atterri dans les sables mouvant. Merde ! Je n’aurais peut être pas du sauter, ou j’aurais peut être du mieux regarder. Tant pis, je m’enfonce…

 

6

 

Je me suis coupé ce matin. Qui étaient toutes ces personnes ? Je suce mon doigt, j’avale mon sang. Je me sang bien, le vin rouge coule, cool ! La fille qui danse sur la musique de ce débile est plutôt bonne, elle danse comme une poupée, elle danse comme un pantin. Je vous pris de bien vouloir m’excuser mais Mme Peel m’appelle.

 

7

 

Ce matin j’ai fait un effort, je me suis levé avant midi, à 10 H 55 environ. A peine me suis-je levé que je suis allé pisser dans ces immondes chiottes privées. Il restait encore toute la pisse d’hier soir, ça puait et pour en rajouter j’ai versé tout ce que j’avais. Ensuite je suis allé dans le salon, mouches et fourmis avaient disparues ! J’ai pris les deux teillbou qui traînaient, dans l’une, en plus du fond de vin piqué, il y avait un bon demi litre de bonne pisse. Je retourne au VC et vide le tout, ce fût au dessus de mes forces, la première bouteille passa plutôt bien mais arrivé à la moitié de la seconde mon estomac se révolta et je me vomis dessus tout le vin piqué et toute ma pisse mélangée. La journée allait être dure. Je le sentait ! Une fois « lavé »( je suis juste sorti dehors en caleçon sous la pluie et me suis mis du déo) je repris ma route. Partir vers l’ouest me suis-je dis, pourquoi pas ! Pied nu je suis parti par delà les petits et grands chemins urbains… pour finalement me retrouver ici, là où tout avait commencé. L’envie de m’alléger me prend, je vais aux « toilettes » et dépose une grosse merde au fond, on se sent bien après. J’y retourne. Je n’ai rien à faire. J’avale un truc et m’endors.

 

8

 

Je suis mort. Je suis mort. Je suis mort. Je suis mort.

Ces mots raisonnent, peut être cela manifeste t-il mon désir de quitter ce monde matérialiste et puérile pour m’élever dans ma conscience. Connaître pour l’éternité ce qu’un petit carré m’a déjà furtivement montré. N’être qu’un pur esprit, penser à son grès, observer, théoriser… tout ça dans le silence, sans jamais être dérangé : le pied ou le paradis, qu’en sais-je ! D’un geste déraisonné mais rapide et fortement bien exécuté je me suicide. Etrange sensation, je m’étouffe, convulse, crie en silence, et regarde le cinéma de ma vie… je n’étais pas encore mort, maintenant je le suis. Pour la première fois je me sens propre, débarrassé de ce corps je ne peux que l’être ! Par quoi commencer… je réfléchi d’abord sur mon acte. Pas de famille, pas d’enfants, pareil pour les amis ou pseudo-connaissances, en plus il pleuvait tout le temps et la bouffe était dégueulasse. Pour la première fois je me sens bien, j’ai du faire le bon choix, de plus nous parlons de ma personne, qui d’autre que moi aurait pu décider. Le regret est mauvais et ne mène à rien, ce n’est pas dans le passé que nous vivons, ni dans le futur d’ailleurs, mais ici dans le présent. Malheureusement peu d’âmes le savent et c’est bien dommage ! Quand à moi, il ne me reste plus qu’à vivre !

 

9

 

Putain, je dois vraiment être taré pour rêver des choses comme ça. Cela manifeste t-il peut être mon désir de … voilà que je me répète, mais qui suis-je ou que suis-je… qu’en sais-je…

Je ne peux me concentrer dans cet atmosphère, je vole jusqu’aux carrières et m’enfonce en sa plus profonde salle, la salle chaude. Cette salle est un mystère pour tout ceux qui l’ont connu, il y a une différence de température impressionnante entre cette salle et les autres, il n’ y a qu’un mur qui la sépare de toutes les autres pourtant, un mur avec une grande ouverture. Ici je me sens bien, ici je suis seul, ici je suis moi. Et là, dans cette atmosphère étouffante ou la craie se mêle à l’air, je pense, je prends mon temps, j’oubli le temps, j’oubli que je suis, je suis bien. Venez me rejoindre dans votre endroit, celui-ci est le mien, il n’y a de la place que pour moi en ces profondeurs immenses.

 

10

 

Yeeepa !! Cet après-midi j’ai attrapé un souris avec mon nouveau piège à souris. C cool non ? je lui ai fabriqué une belle cage avec du grillage fin et mon pistolet à colle. Je l’ai observé toute la journée et toute la soirée, au début elle était toute apeurée et je crois que je vais en faire une œuvre d’art. Elle est mignonne et toute petite, tout poilu aussi.

 

11

 

jdshjhnoiKLK OI¨ JPU         249329°I EZF JSJHU9PFRJ     K LOJE JDNJNH nkojn OJHOIj Jppejf hfuohsdldspdjvkjv ojg dnkj nhdoigjonvkdnvjdfhg jkdfgfuoe zjfpj zejfiuehuçpgthzeréç »’çài hujuhjk,t »,ùopikçàfu vze’t é »iç)za ig  gjgajkr)péi= »ç’&i jfjn ejopfkj opegik zegjeaofhàt f jfojhg ioeajezajrfàçé »(u(-àçi esjdnvjngn lkj fugsçàg u(‘é u-oigjioju _çàtu(‘à joiejjajaij vite faite bien fait !!!!!!!!!!!!

 

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Putain de merde !!!

Maon souris est mort cette nuit. Il n’a pas du supporter les injections, 15 mics de solution volubilique l’ont tué, il a du triper à mort au début puis ensuite à du réfléchir sur sa condition, qui hier était celle d’un prisonnier. Mais je pense qu’il n’a surtout pas supporté ce taux de réflexion qui est né en lui, il a prit conscience d’être conscient, choc émotionnel puis crise cardiaque ou délire le menèrent au suicide. Malheureusement pour nous la caméra à eue un problème, coïncidence ou non la caméra s’est arrêtée en parallèle avec la montée du produit, ma conclusion serait une action télépathique menée par le souris, vengeance ? humilité ? Il a emporté le secret avec lui et en même temps une partie de ma bonne humeur, je prends 700 mics de la solution par voie oral.

 

13

 

Des souris, des souris partout… Non, pas des souris mais LE souris, celui mort cette nuit. Il est partout, il me regarde, me nargue, me fait peur. Ca sent le “bad trip”. Son fantôme est là pour me faire culpabiliser, peut être est-il venu me chercher ! Je n’irais pas avec lui ! Je vais lui ériger un temple pour qu’il se calme… Que fait-il ? Il se dirige vers la table de jeu interstellaire, je devine avec horreur ce qu’il se prépare à faire. La table se compose d’un plateau de jeu, d’un casque lumineux et de flacons de sommeil profond. Dans l’un de ses flacons se trouve un jeune souriceau attrapé par le tout aussi jeune mais valeureux Atropine, mon fidèle compagnon noir. Le fantôme devenu géant libère le petit dormeur. L’ouverture de la capsule provoque l’échappement d’un gaz, gaz qui en m’atteignant me fit connaître la sulfureuse odeur de la mort. Je me retenais de vomir…je…je me sens mal…je tourne…

 

14

 

Woo !! ça pue ici, quelle putain d’odeur dégueulasse !! et quel bordel ! Qu’a t-il donc bien pu pouvoir arriver dans cette fraction de temps, pendant ce not-remémorable instant gros point d’interrogation. Merde ma souris ? Elle est plus là !! Ma souris, qu’est-ce qu’elle fout la dedans ? Ma souris est prisonnière d’une petite prison de chaos de choux jaunâtre et odorante, cette dernière est collée sur l’envers d’une boite de Mon Chéri, sur laquelle sont écrit des signes quasi-hiéroglyphiques qui, d’ailleurs, me semblent être connues de moi…

 

15

 

Pfff !!! Encore dans un bel état ! C’est pas possible ! qu’elle disait la voisine. J’inhale les vapeurs et rêve à ce que j’aurais pu faire hier. Comme ça je pourrais le faire demain… et puis merde. A quoi ça sert tout ça !!

 

16

 

Je n’écris pas pour vous.

 

17

 

Aujourd’hui, jour de rangement.

 

18

 

Ecrire, même des conneries, juste pour le plaisir d’écrire, de laisser quelque chose, sans se soucier du contenu ou de l’éventuel lecteur. Ecrire pour le plaisir. J’aime écrire… mais je n’ai pas la patience ? J’aime glander, ne rien faire, penser… Mais pourquoi écrire tout ça, pour le plaisir.

 

19

 

Emploi du temps pour ce soir :

_ faire l’inventaire des fléchettes.

_ ranger le salon (bcp de taf)

_continuer les tâches du lézard

Jusqu’où irez vous ? me demande mon PC. No idea. Ma douche est prise . Je peut maintenant m’y mettre. Pour commencer je vais rouler et … glander un peu sur le sofa.

 

20 (blanc)

 

Boire, boire, et encore boire. Partir, partir loin, comme pour écrire, juste pour le plaisir, le côté virtuel à la maison. Mais je suis coincé là. Je rêve, je rêve d’être ailleurs, n’importe où mais ailleurs me conviendrait très bien. Le bonheur est dans le passé, il est vrai ; mais il des fois dans l’inconnue, le grand inconnu, le futur. Il l’est à condition de le rester, de rester inconnu.

 

21

 

L’inconnue est bien le problème.

A l’intérieur comme à l’extérieur, ni dedans ni dehors, avec tout le respect que je lui porte. Ceci aussi bien par la haine qu’elle inspire, deux ou trois fois par jour, dans son délire de richesse culturelle et par de petits orifices semblables à des trous de mémoire informatique. La robotisation est la maladie et son remède de part et d’autre d’une ligne ou tout le monde dors (réflexion non dirigée).

Quelle faiblesse ! quelle ironie ! quel désordre mystique embourbe mon cerveau noyé par des vapeurs d’une immonde prise de conscience aux alentours de trois heures du matin. La réflexion est déconnectée de l’être et assume son autonomie comme si je l’avais maltraité ou insulté, pire, violé !

Non, vraisemblablement, il n’y a pas d’erreur à commettre en sa présence (sur un air de lunch box).

Révérend maynard soyez loué !

Halo

 

22

 

Fatigué ! Fatigué de couper ! 8 heures à couper !! Je commence déjà à avoir le tic. Clac, clac…clac… couper,…couper. Clac,… Clac…clac… ma main droite s’agite nerveusement, clac … clac. Mes doigts vibre avec frénésie, clac, clac,…, j’ai peur de faire une bêtise, …,demain, j’ai peur de tuer !

 

23

 

Oh que putain de oui que je suis fatigué ! Enculé (prononcé avec l’accent du sud-ouest), 2 jours seulement de clac clac et je suis fatigué ! Impressionnant ! Qui l’aurait deviné ? La voisine ? En tout cas une chose se confirme, effectivement, l’aliénation nous guette ! clac, clac, je coupe ton esprit ! Fond toi dans la masse ! Ne pense qu’a faire clac-clac ! clac-clac /dodo. Clac-clac/dodo…clac-clac/dodo… clac-clac/…dodo …clac…clac…

Et même dans nos rêves !!!! Et oui, dans nos rêves aussi…, clac-clac… !!!

 

21

 

(Les mouches tournent, ça sent la charogne) Je viens juste de rentrer et déjà l’envie de repartir me prends.

Repartir pour où… je n’ai jamais su.