Au jour du i, la conspiration est le violon qui bourdonne constamment à nos oreilles. La peur de l’autre, de soi, de son ombre, de l’Etat, de l’information, de ses désirs, de dieu.

Air de rien, l’air de rien, d’un paumé, assis sur le canapé. Regardant chaque jour le jour tomber. Ne plus se rendre compte du temps que l’on tue, même le temps, n’en disposant pas instinctivement, peut être trafiqué, à travers le quartz de nos machines. Tension, musique, porte qui s’ouvre, et moi éprouvant toutes ces choses, assis sur le canapé, à écrire ces phrases débiles. A regarder Mathieu plongé dans son dico d’anglais.

Eprouver la vie comme si chaque événement était la scène d’un film. Désirant voir de l’ambiguïté dans le scénario. Comme un acteur qui n’aurait pas lu le script, et qui serait quand même obligé de jouer. Tout ceci n’est pas la réalité, quel est l’enjeu du film ?(Comprendre cela comme de la dérision fictionnelle).

Bouche pâteuse. Diverses intuitions m’égard, elles sont toutes contradictoires.

Papier Rizla, tout l’art de rouler.

Des montées, à ce moment Mathieu me dit que la musique est excellente. Je dis : hum hum. Ce qui veut dire oui très beaucoup.

Je doute de leur séparation.

Arrêter de rire comme un gros con.

Fumer provoque le cancer.

Je repense à une discussion qui tournait autour de l’euthanasie.

Si j’étais médecin et si j’avais un malade qui me demanderai de l’euthanasier, que ferais-je ? Je sursaute, est-ce à cause de la question, ou est-ce le claquement de la porte, ferme, qui a retenti dans la rue ?

Parce que jamais ce choix ne me sera donné, suis-je en droit de répondre. Puis-je seulement me mettre dans l’état d’esprit de cet hypothétique médecin ? Des questions à n’en plus finir, et inutile. L’utile et le non-utile se définissent d’une part dans l’immédiateté et dans la durée. On pourrait dire qu’une chose est utile à partir du moment où elle n’est pas inutile. C’est très drôle. Dire ça, c’est comme ne rien dire. Nous disons ce que nous sommes

Ca sent le vomi, le rance, l’aigre.

Est-ce qu’en temps normal les bruits de la rue me gêneraient. Me sentirais-je pressé par les choses.

Perte du contrôle, le maître à bord, le seul, perd son cap. Logique, ses cartes étaient vierges de pointillés, aucune route prévu, aucun tracé. Se sortir de la logique de mutilation.

Recevoir les choses, bruits, odeurs, et les refléter, par mon vide, ou par mon trop plein. Pour chacun de mes mouvements, silence comprit, bien entendu.